Dans la ville de Hiré, l’inquiétude grandit au sein de la population face à un phénomène qui prend de l’ampleur : la vente et la consommation de drogue, notamment de comprimés, qui se déroulent désormais au grand jour.

Selon plusieurs habitants, ce trafic se fait aujourd’hui sans dissimulation, dans certains quartiers et lieux fréquentés de la ville. Des vendeurs proposeraient ouvertement ces substances, une situation que de nombreux riverains jugent alarmante. Pour eux, ce fléau menace directement la jeunesse et risque d’entraîner une détérioration durable du climat social.

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Plusieurs témoignages font état d’une hausse des actes de délinquance et d’un sentiment d’insécurité croissant. Aux alentours de l’ancien marché de la ville, des habitants évoquent des agressions et des tensions récurrentes, notamment à certaines heures de la journée et de la nuit. Cette situation alimente un climat d’inquiétude dans une localité autrefois réputée pour sa tranquillité.

Face à cette évolution, des voix s’élèvent pour interpeller les autorités publiques. Les populations appellent notamment le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité et le Ministère de la Défense à renforcer la présence sécuritaire et à engager des actions concrètes pour lutter contre la vente de stupéfiants dans la ville.

Au-delà des institutions nationales, certains habitants invitent également les responsables politiques et les élus locaux à se saisir de la question. Pour eux, la lutte contre ce phénomène nécessite des mesures visibles et coordonnées impliquant l’ensemble des acteurs : autorités administratives, forces de sécurité, leaders communautaires et société civile.

Plusieurs citoyens espèrent notamment des opérations de contrôle renforcées, des campagnes de sensibilisation auprès des jeunes et des actions fermes contre les réseaux de distribution. L’objectif, disent-ils, est d’éviter que la situation ne dégénère davantage et de préserver l’avenir de la jeunesse locale.

Dans cette ville du centre-ouest ivoirien, beaucoup redoutent que l’inaction ne transforme progressivement certains espaces en zones de non-droit. Pour les populations, l’enjeu dépasse la simple question de sécurité : il s’agit de protéger l’avenir des enfants et de garantir un cadre de vie sain pour les générations futures.

Gooré Bochard Emmanuel