Les ministres Sanogo, Nialé et Coulibaly obtiennent un vote unanime au Sénat. Les ministres Moussa Sanogo, du Patrimoine, du Portefeuille de de l’Etat et des Entreprises publiques, Kaba Nialé, de l’Economie, du Plan et du Développement et Adama Coulibaly, des Finances et du Budget, ont défendu, mercredi 10 décembre, leurs budgets-programmes devant la Commission des affaires économiques et financières du Sénat. Membres du pôle Administration générale et développement économique, ils ont tous obtenu un vote unanime, signe d’un soutien clair de la Chambre haute à leurs orientations pour 2026.

ADAMA COULIBALY DETAILLE LA MECANIQUE BUDGETAIRE

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En ouvrant les échanges, le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a présenté l’architecture du projet de budget 2026 de son ministère. Celui-ci regroupe les programmes du ministère, les comptes spéciaux du Trésor ainsi que les dépenses communes et diverses dotations. « Les comptes spéciaux du Trésor atteignent 171,8 milliards de francs CFA, répartis entre : le contrôle des marchandises à l’importation (56,5 milliards) ; les prélèvements communautaires UEMOA et CEDEAO (91,3 milliards) ; les prélèvements de l’Union africaine (13,4 milliards) ; le Fonds d’investissement en milieu rural (10,6 milliards). Les dépenses communes, elles, culminent à 1 147 milliards de francs CFA, dont 245,8 milliards inscrits dans les programmes et 901 milliards en dotations. À cela s’ajoutent des enveloppes majeures pour la dette : 4 278,8 milliards pour la dette intérieure et 2 395,3 milliards pour la dette extérieure, ainsi que 453,3 milliards de provisions diverses. »

2026: UNE ANNEE DE REFORMES ET DE MODERNISATION

Adama Coulibaly a ensuite déroulé les priorités de son département pour 2026. Parmi les chantiers annoncés : la poursuite du contrôle interne budgétaire dans les ministères ; l’amélioration du système qualité à la DGBF ; l’élargissement de l’assiette fiscale et la rationalisation des exonérations ; la modernisation des outils du Trésor public et la sécurisation du système comptable ; la mobilisation accrue de l’épargne privée ; la réforme du portefeuille bancaire public ; l’acquisition de scanners douaniers et la création d’une base navale ; la dématérialisation renforcée des marchés publics ; le suivi coordonné des programmes économiques avec les partenaires techniques et financiers.

KABA NIALE : “NOUS ENTRONS DANS LE PND 2026-2030”

Au nom de ses collègues, la ministre de l’Économie, du Plan et du Développement, Kaba Nialé, face aux médias, a salué le vote unanime des sénateurs. Elle a rappelé que « cet exercice budgétaire marque le point de départ du Plan national de développement 2026-2030, dont les grandes orientations sont déjà tracées : efficacité économique ; meilleure allocation des ressources ; mobilisation renforcée des recettes intérieures. »

Elle a insisté sur le rôle transversal de leurs ministères, chargés d’accompagner l’ensemble des départements sectoriels dans l’exécution de leurs missions.

PORTEFEUILLE ET PATRIMOINE DE L’ÉTAT : UN LEVIER STRATEGIQUE

Kaba Nialé a également souligné l’importance du Portefeuille de l’État dans la dynamique économique nationale. Le PND 2026-2030 prévoit une gestion plus rigoureuse et un contrôle renforcé des entreprises publiques pour améliorer leur rentabilité.

Elle a rappelé que la maîtrise du patrimoine de l’État constitue un enjeu central, notamment pour offrir aux fonctionnaires des infrastructures administratives modernes et appartenant à l’État.

Pour 2026, la ministre a annoncé deux actions majeures en ce qui concerne son département ministériel : le lancement opérationnel du PND et la mobilisation d’un groupe consultatif pour son financement et la mise en œuvre du grand programme statistique national.

Les crédits ouverts pour la mise en œuvre des programmes desdits ministères : le ministère des Finances et du Budget, 671.3 milliards de FCFA ; le ministère de l’Economie, du Plan et Développement 44.1 milliards et le ministère du Patrimoine, du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises publiques 49.2 milliards de FCFA.

AN LYRANE