Le pôle Environnement, Cadre de Vie et Protection de la Nature a inauguré, ce vendredi 12 décembre 2025, l’examen du budget 2026 de l’État devant la Commission des Affaires Économiques et Financières (CAEF) du Sénat. Trois ministres étaient à la tribune pour défendre leurs budgets-programmes : Tchagba Laurent (Eaux et Forêts), Assahoré Jacques (Environnement, Développement Durable et Transition Écologique) et Bouaké Fofana (Hydraulique, Assainissement et Salubrité).

DES INVESTISSEMENTS MASSIFS POUR LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE

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Le ministère des Eaux et Forêts a présenté un budget dominé par les investissements, qui représentent 59,59 % d’un montant global de 61,994 millions FCFA. Cette orientation traduit une volonté affirmée de moderniser les infrastructures, renforcer les outils de contrôle forestier et accélérer les programmes de conservation, de reboisement et de restauration du couvert forestier.

Inscrit dans le pilier 5 du Programme national de développement 2026 2030, dédié à la transition écologique, le budget permettra la mise en œuvre de neuf projets prioritaires et trois réformes majeures. Parmi les projets phares figurent « La phase 2 du Projet d’investissement forestier ; le projet de sauvegarde du bois de vêne dans les forêts classées de la Palé et Boundiali ; le programme de restauration durable des forêts ; l’extension du suivi GPS des éléphants en conflit avec les populations ; le projet de gestion intégrée des ressources en eau dans le bassin du Bandaman ; le programme d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger… », a-t-il fait connaître.

Quant aux réformes qu’il entend amorcer dès début 2026, Laurent Tchagba a indiqué qu’elles porteront notamment sur la vulgarisation du Code forestier, la mise en œuvre des textes d’application de la loi sur la faune et l’adoption de la politique nationale de l’eau.

 « La gestion durable de nos ressources naturelles est un enjeu national et international », a rappelé le ministre Tchagba Laurent, appelant les sénateurs à soutenir un budget qui contribuera à la création d’emplois verts et à l’amélioration de la sécurité alimentaire. Celui-ci d’un montant de 103 197 582 643 FCFA a été voté à l’unanimité des sénateurs présents.

Il est à noter que les crédits ouverts pour la mise en œuvre des programmes des Ministres, Assahoré Konan Jacques (36 680 067 250 FCFA), Tchagba Laurent (103 197 582 643 FCFA), ont été votés à l’unanimité des sénateurs à l’instar de celui du ministre Bouaké Fofana (502 893 150 963 FCFA).

ANL