"Pour garantir la fluidité du trafic, l'Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT) a recensé 33 barrages routiers officiels en Côte d'Ivoire. Tout poste de contrôle situé en dehors de cette liste est considéré comme illégal et s'apparente à du racket." C'est ce qui est dit officiellement par les autorités administratives ivoiriennes. Mais sur le terrain, c'est tout autre chose.


Le week-end dernier j'étais à des obsèques dans la region du Gontougo. En tout cas, pas moins de 10 barrages sur l'axe Abidjan-Tanda. A partir d'Adzopé il y a des points de contrôle (policiers ou gendarmes) à certains endroits. C'est connu de tous: ce sont les apprentis ou convoyeurs des bus de tranports ou les camions transportant diverses marchandises qui descendent pour présenter les "papiers!" aux agents généralement assis dans une voiture. Alors, questions: Est-ce que l'identité du chauffeur est contrôlée? Pourquoi ce sont seulement une catégorie de véhicules qu'ils contrôlent? Il faut que cela soit expliqué à tous…
A l'entrée et à la sortie d'Agnibilékro et d'Abengourou il y a des corridors tenus par la police, la gendarmerie, les douanes, etc… Ces deux villes comptent, à elles seules, 4 barrages. Par exemple, la ville de Gagnoa, dans la région du Gôh, où j'étais récemment, a, elle seule, 4 corridors (à toutes les entrées et sorties).
Il est plus que nécessaire que les autorités en charge du transport et des corridors expliquent cette histoire de 33 barrages si entre Adzopé et Tanda l'on en dénombre une quinzaine…
Ici, on n'a pas pris en compte les barrages entre certaines villes et les villages. Vraiment dommage pour les voyageurs et transporteurs!
DE KRA ÉTIENNE





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