A Messieurs les Présidents de la FIJ et de la FAJ

Objet : Réaction suite à votre déclaration sur la crise à l’UNJCI

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Messieurs,

Dans une déclaration partagée largement sur les réseaux sociaux, qui vous est attribuée, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et la Fédération africaine des Journalistes (FAJ), les deux instances internationales des faîtières des journalistes, affichent une position dans la crise qui secoue l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire dans l’organisation de son 12e Congrès ordinaire devant aboutir au renouvellement de ses instances.

La FIJ et la FAJ, saisies par le désormais ex-Président de l’UNJCI, dont le mandat a échu ce jeudi 26 février 2026, à 00h00, ont conjointement produit cette déclaration dans laquelle elles dénoncent une intrusion politique du gouvernement ivoirien dans les affaires intérieures de l’Union et menacent de poursuivre l’Etat de Côte d’Ivoire devant des instances internationales, notamment l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour des « abus constatés ».

Une analyse approfondie de ladite déclaration établit qu’il y a eu des insuffisances dans la prise de position des dirigeants de la FIJ et de la FAJ trompés par un seul interlocuteur, l’ex-président de l’UNJCI.

En effet, les positions de la FIJ et de la FAJ sont basées sur la version de Monsieur Jean Claude Coulibaly dont les manœuvres flagrantes tendent à imposer un successeur inéligible à la tête de l’UNJCI.

Monsieur Jean Claude Coulibaly, dans sa version des faits transmis à ces instances internationales, reconnait, lui-même, avoir saisi la justice pour valider le Congrès extraordinaire illégal qu’il a organisé afin de donner force exécutoire à la prorogation du mandat des instances  de l’UNJCI qu’il a tenté d’obtenir au forceps.

S’il a pu recourir lui-même à la justice en vue de trancher ce différend qui l’oppose à une partie des membres de l’UNJCI, ceci est la preuve que la saisine des tribunaux où ont dû ester d’autres membres de l’Union, ne saurait être assimilable à une intrusion gouvernementale.

Au demeurant, Monsieur Jean Claude Coulibaly aurait dû rendre compte fidèlement de la rencontre initiée par le ministre de tutelle dont le seul but est de concilier les parties et les amener à trouver des mesures consensuelles pour aller à un Congrès équitable et apaisée.

En portant des accusations aussi graves à l'encontre du Gouvernement, Monsieur Jean Claude Coulibaly jette délibérément le discrédit sur les Institutions de la République de Côte d’Ivoire et porte atteinte à l'honorabilité des autorités du pays.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION s’insurge contre de telles manœuvres visant à salir les Institutions de l’Etat qui se tiennent, jusque-là loin, de nos contradictions internes, en dehors de l’initiative du Ministre de la Communication, Ministre de Tutelle visant à mettre de l’ordre dans son département, sans prendre parti pour aucun des camps protagonistes.  

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION informe les dirigeants de la FIJ et de la FAJ qu’ils ont été induits en erreur par un seul individu aux abois à défaut d’avoir eu d’autres interlocuteurs pour avoir une version plus proche de la réalité et de la vérité des faits.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION interpelle Monsieur Jean Claude Coulibaly, débouté par la justice sur sa tentative de passage en force, à se ressaisir, à prendre acte de la forclusion des instances depuis la fin de leur mandat, et d’arrêter toutes les manœuvres attentatoires à l’image de l’Union ainsi que de celle des autorités du pays.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION note que la FIJ et la FAJ concluent leur déclaration par un appel à la tenue du Congrès ordinaire dans des conditions libres, transparentes et apaisées. Telle est la volonté également des protagonistes de cette crise opposés aux Instances sorties de l’UNJCI que sont l’ex-Conseil d’Administration, l’ex-Conseil Exécutif et l’ex-Conseil des Sages.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION rappelle qu’elle reste attachée au respect strict des textes de l’Union comme seule alternative de sortie de crise pour un Congrès équitable et apaisé.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION informe la FIJ et la FAJ, qu’au stade actuel des débats, à l’expiration du mandat des instances de l’Union dûment constatée ce jeudi 26 février 2026, depuis 00h00, après qu’elles aient été incapables de dérouler un processus équitable pour tenir le Congrès sur les 90 jours de délais à elles imparties, seul un organe ad-hoc est susceptible de prendre le relai pour conduire les opérations et permettre à l’UNJCI de sortir du bourbier.

La Liste UNJCI NOUVELLE VISION invite la FIJ et la FAJ, comme le recommande notre métier, à se rapprocher des parties pour ne plus se laisser manipuler par un seul individu dont les pratiques dilatoires ont dévoyé la démocratie interne et plongé l’UNJCI dans une crise.

Fait à Abidjan, le 26 février 2026

Pour la Liste UNJCI NOUVELLE VISION

Le Directeur de Campagne et Porte-parole

Félix D. BONY

Déclaration de la FIJ et la FAJ

Côte d’Ivoire : la FIJ et la FAJ dénoncent une ingérence politique visant l’UNJCI

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) et la Fédération africaine des journalistes (FAJ) expriment leur profonde préoccupation après la suspension judiciaire du 12ᵉ Congrès ordinaire de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), suivie d’une tentative manifeste de création d’un vide statutaire.

Le 20 février, à la suite d’une assignation en référé introduite par un collectif se réclamant du respect des textes, le juge des référés a ordonné la suspension du Congrès ordinaire qui devait procéder au renouvellement des instances. L’UNJCI a décidé de faire appel de cette décision.

Face à l’impossibilité de tenir le Congrès dans les délais statutaires et alors que le mandat des instances arrivait à échéance le 26 février à minuit, un Congrès extraordinaire a été convoqué le 25 février afin d’éviter toute rupture institutionnelle. Conformément aux textes de l’organisation, les congressistes ont voté, à la majorité requise, la prorogation des mandats jusqu’à la tenue effective du Congrès ordinaire.

Des incidents violents sont survenus après le vote, traduisant un climat de forte tension.

Jean Claude Coulibaly, président de l’UNJCI, a déclaré : « Nous avons pris acte de la décision de justice suspendant notre 12ᵉ Congrès ordinaire, tout en faisant appel. Mais il était hors de question de laisser s’installer un vide statutaire qui aurait fragilisé notre organisation. La prorogation votée en Congrès extraordinaire est une mesure de responsabilité et de continuité institutionnelle. L’UNJCI est la maison commune des journalistes ivoiriens. Elle ne peut être ni affaiblie ni placée sous administration provisoire. »

Omar Faruk Osman, président de la FAJ, a déclaré : « Empêcher un syndicat de se réunir pour renouveler ses instances, puis tenter d’exploiter la situation pour créer un vide institutionnel, constitue une atteinte grave à la liberté syndicale. C’est contraire aux engagements africains et internationaux de la Côte d’Ivoire. Aucune autorité politique ne peut choisir ou influencer la direction d’une organisation de journalistes. »

Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ, a déclaré : « Il s’agit d’une violation grave de la liberté d’association et d’une ingérence flagrante dans les affaires internes d’un syndicat. Avec la FAJ, nous engagerons des démarches auprès des instances internationales et africaines compétentes, notamment l’Organisation internationale du travail, afin de déposer une plainte officielle contre le gouvernement de Côte d’Ivoire pour les abus constatés. L’autonomie syndicale est protégée par le droit international.

Elle n’est pas négociable. »

La FIJ et la FAJ appellent les autorités ivoiriennes à respecter strictement l’indépendance de l’UNJCI, à garantir la sécurité de ses membres et à permettre la tenue du Congrès ordinaire dans des conditions libres, transparentes et apaisées.

Fédération Internationale des Journalistes

International Press Centre

Omar Faruk Osman, président de la FAJ

Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ