Affaire Jacques Ehouo-Un parti politique hausse le ton: «Ce qui se passe au Plateau tend à Fragiliser le crédit déjà bien entamé de nos institutions»

Affaire Jacques Ehouo-Un parti politique hausse le ton: «Ce qui se passe au Plateau tend à Fragiliser le crédit déjà bien entamé de nos institutions»

Déclaration de Force Aux Peuples sur la mise sous tutelle de la commune du Plateau.
Nous avons suivi avec un grand intérêt les élections locales d’octobre et de décembre 2018 avec leurs lots de contestations. Toute chose qui dénote des efforts à faire pour offrir à notre Pays un cadre démocratique d’expression du suffrage des peuples.
Heureusement en quelques localités, la chambre administrative de la cour suprême à aider au respect de la volonté souveraine des peuples. Ce fut le cas du Plateau où après de graves contorsions à la transparence du jeu électorale, la vérité des urnes a fini par être dite. Seulement depuis, nous notons avec regret des manœuvres tendant à empêcher la tenue du conseil municipal en vue de la désignation du maire et de ses adjoints. Manœuvres, Parce que le porte-parole du Gouvernement estime que la tête de liste serait sur le coup d’une plainte.
Etant entendu que la culpabilité du Député Jacques Éhoué n’est pas encore prouvée et qu’il devrait donc bénéficier de la présomption d’innocence conformément aux dispositions constitutionnelles, nous nous étonnons que cela puisse enfreindre à une procédure administrative et démocratique d’installation d’un maire et de surcroît à la mise sous tutelle de cette commune. Encore que le conseil municipal élu ne saurait se résumer en la personne de sa tête de liste et que par conséquent cela ne saurait être un mobile pour empêcher l’installation de la liste légitimement adoubée par le Peuple du Plateau.
Le procédé employé par le gouvernement, même sous le couvert d’un habillage juridique, est une jurisprudence regrettable pour notre Pays, qui pourtant cherche ses marques démocratiques.
Il convient de faire deux précisions.
D’une part, il faut nécessairement mettre fin à l’impunité des crimes économiques dans nos administrations et collectivités, sans exclusive. Cela devrait être une quête permanente et s’intégrer dans une approche de droit et non de manœuvre politique qui lui enlèverait tout son caractère démocratique.
D’autre part, il convient de respecter les normes démocratiques que nous nous sommes librement données, notamment le respect du suffrage exprimé par les Peuples. Car en la matière il s’agit de bâtir pour notre Pays la crédibilité de nos institutions gage d’une stabilité et d’une prospérité partagée. Ce qui se passe au plateau tend à Fragiliser le crédit déjà bien entamé de nos institutions.

Force aux Peuples demande au gouvernement de revenir sur cette tutelle qui ne se justifie pas au risque d’exposer le Pays à un cercle vicieux de négation des valeurs républicaines et démocratiques.
Notre jeune démocratie n’en a aucunement besoin.
Fait à Abidjan le 11 Janvier 2019
Le Porte-parole
Vazoumana Fondio dit Tito
Secrétaire général

Please follow and like us:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *