Vie chère: il est devenu im-pos-sible de manger à Abidjan!

Il faut le dire net. Quel que soit  le parti politique d’où vous venez ou que vous supportez, il est nécessaire de se nourrie pour militer. Mais aujourd’hui, il est devenu im-pos-sible de manger à Abidjan.

On se souvient qu’en 2011, les femmes Malinké d’Abobo disaient « Gbagbo est mieux » pour témoigner de la cherté du marché. Mais c’est surtout ce dimanche 14 février marquant la fameuse Saint Valentin qui nous a marqué le plus car nous étions au marché d’Aboboté.

La plupart des hommes galants sont allés au marché pour tenter d’aller faire plaisir à leurs épouses respectives à la maison. Certaines femmes également sont allées faire leurs emplettes habituelles. C’est dire que tous étaient au marché. 

Demandons les prix…

En rentrant dans le marché, monsieur Siabou se dirige directement vers les vendeurs de viande de bœuf. Il est  intéressé par les tripes qu’il adore. En demandant le prix, le vendeur lui répond que le kilogramme se vend à 2500 francs. Il est étonné que ce ne soit pas 2000 francs : « C’est de la viande ou ce n’est pas de la viande. Il est dit que le kilo de viande est vendu à 2000 francs. Pourquoi vous vendez la tripe qui est  aussi de la viande à 2500 F. Moi je veux un kilo à 2000 F ». Avant de s’entendre dire par le vendeur que c’est comme ça que c’est vendu. Finalement, il achète un demi-kilogramme à 1700 F.

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Un peu plus loin, un autre homme qui aime bien la viande de porc fumé a failli s’évanouir quand la vendeuse lui dit les prix en indiquant les morceaux. Les prix varient entre 700 F et 1500 F. Tout de suite, il est à se demander s’il ne ferait pas mieux d’aller acheter du poisson. Car la viande est vraiment trop chère à Abidjan.

Et les poissons alors ?

En général ce sont les femmes qui vendent le poisson au marché. Aujourd’hui elles vont avoir pour maximum de clients, les hommes. Elles –les vendeuses- font un petit commentaire en voyant les hommes venir vers elles : « Aujourd’hui ils vont se rendre compte que le marché est vraiment devenu difficile. C’est un jour spécial pour qu’ils viennent nous rendre visite. Messieurs, venez ici… »

Au marché Cocovico d’Angré, un homme a pensé qu’il y aurait de bas prix parce que la vendeuse a une belle voix.

« Oui madame, dites-moi les prix de poisson Arrêh que j’aime bien ! »

Et elle répond avec sa voix mélodieuse :

« Ceux-ci sont à 2500 F. Devant vous, c’est 2800 F et les gros gros sont à 3000 F 4000 F. Je peux découper lequel ? »

L’homme lui répond en lui faisant signe d’attendre un peu. Le temps de revoir son calcul en fonction de sa poche.

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Pour conclure il faut dire honnêtement que les prix au niveau du marché sont de plus en plus élevés et que les Ivoiriens mangent mal car les salaires non plus n’augmentent  pas.

Il serait bon qu’au niveau de la politique gouvernementale, quelque chose soit fait pour soulager les paniers des femmes qui se sont transformés en sachets.

Tonio EDO

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