Urgent/Affi et Bédié donnent le mot d’ordre clair: «Nous invitons nos militants à empêcher la tenue de toute opération liée au scrutin…»

Ce jeudi 15 octobre 2020, les candidats retenus pour la présidentielle de 2020, Henri Konan Bédié du PDCI-RDA et Pascal Affi N’guessan du FPI, ont animé conjointement un point presse à la résidence du président du PDCI-RDA à Cocody. Déclaration conjointe prononcée par Pascal Affi N’guessan.

Chers amis journalistes, je voudrais vous remercier de votre présence massive à la résidence de son excellence Monsieur Henri Konan Bédié, ancien Président de la République, président du PDCI-RDA et de la CDRP et président actuel de la plateforme de l’ensemble des forces politiques et sociale de l’opposition.

Comme vous le savez, le 14 septembre dernier, à l’issue de l’appel à la candidature des élections présidentielles de fin 2020, le Conseil constitutionnel a proclamé une liste de candidature dont celle du président Henri Konan Bédié et la mienne, comme candidatures retenues pour l’élection présidentielle.

Vous le savez aussi, que cette liste et le contexte de cette élection ont entraîné de nombreuses revendications, de nombreux désaccords notamment parce que certains candidats qui avaient le droit de participer à ce scrutin, ont été arbitrairement éliminés. Et cela, parce que monsieur Alassane Ouattara qui est inéligible en vertu de la Constitution de 2016, a été retenu sans aucuns  arguments juridiques valables.

La Commission électoral indépendante (CEI) est à l’heure actuelle monocolore, puisque l’opposition n’y siège pas ; elle est caduque parce que la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples,par différents arrêts, a indiqué clairement que cette commission électorale ne répond pas aux critères internationaux et qu’elle doit être reformée avant toute élection.C’est un acte de justice qui s’impose à la Côte d’Ivoire, parce que la Côte d’Ivoire est signataire de la charte africaine des droits de l’homme et des peules, et tenue d’exécuter toutes les décisions, tous les arrêts rendus par cette institution.

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Ensuite, parce que le Conseil constitutionnel à travers la décision portant déclaration des candidatures a montré qu’il était sous l’influence du pouvoir politique, et qu’il ne méritait pas de bénéficier de la confiance des candidats. Pour toutes ces raisons, nous avons exigé que ces conditions soient réunies avant toute  élection. A l’heure actuelle, au moment où je vous parle, au moment où le candidat Alassane Ouattara s’apprête à rentrer en campagne, aucunes de ces conditions ne sont réunies.

En conséquence, j’ai donc consulté le président Henri Konan Bédié et ensemble en tant que candidats retenus, nous avons décidé de porter solennellement à la connaissance de tous nos électeurs, de tous nos militants et du peuple de Côte d’Ivoire, à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que nous ne sommes pas du tout concernés par le processus électoral en cours ; que ce processus électoral est illégal parce qu’il ne répond nullement à aucun critère  international et quenos militants comme les électeurs ivoiriens doivent s’abstenir de participer tant en ce qui concerne la distribution des cartes électorales qu’en ce qui concerne la campagne électorale. Nous invitons en conséquence, nos militants sur l’ensemble du territoire à faire barrage à ce coup d’Etat électorale que le président Alassane Ouattara s’apprête à commettre, empêcher la tenue de toute opération liée au scrutin et à mettre en application le mot d’ordre de boycott actif par tous les moyens légaux à leur disposition afin que le pouvoir actuel consente à convoquer l’ensemble des forces politiques nationales afin de trouver des solutions acceptables à toutes les revendications.

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Voilà donc chers amis, notre présence ce matin chez le président Henri Konan Bédié et les raisons donc des invitations qui nous ont été adressés. Demain matin (Aujourd’hui : Ndlr), nous organiserons une conférence de presse au siège du PDCI-RDA, afin de donner davantage d’informations, de clarifications sur cette déclaration que nous venons de faire.

Propos retranscrits par Gilles Richard OMAEL

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