Sa tête mise à prix: Les piques de Guikahué qui font mal au régime Ouattara-Rhdp

Sa tête mise à prix: Les piques de Guikahué qui font mal au régime Ouattara-Rhdp

C’est ce dimanche 26 juillet que les militants du Parti démocratique de Côte d’ivoire (Pdci-Rda) vont aux urnes pour voter et choisir leur candidat à la prochaine élection présidentielle. Une campagne interne a été ouverte du 10 au 24 juillet.
Le vendredi 24 juillet dernier, a eu lieu à la maison du parti, le PDCI-RDA, à Cocody, une rencontre de clôture de campagne pour la convention d’investiture du candidat du PDCI-RDA à l’élection présidentielle du mois d’octobre prochain. Le chef du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA, Pr Maurice Kakou Guikahué, s’est adressé aux jeunes. Et quelque heures après ce discours, sa tête aurait été mise à prix. Et ce n’est pas la premi6fois. On annonce qu’on veut attenter à sa vie. Les piques d’un professionnel de la politique ivoirienne face aux apprentis politiciens.

“Merci. Je voudrais saluer les dames. Parce qu’en politique quand vous faites quelque chose et qu’il n’y a pas de dame, ça ne marche pas. Parce que ce que femme veut Dieu veut. Alors, vous êtes venues prendre la candidature du président Bédié, nous sommes heureux.
(…) C’est la clôture de la campagne à partir de la maison du parti. Il y a eu 14 jours de campagne. Et je le disais, ous voyez, ce que Henri Konan Bédié vient de réaliser. C’est pour la jeunesse. C’est comme ça qu’on passe le flambeau à la nouvelle génération. Ce n’est pas par des mots, ce sont par des actes.
(…) Le président Bédié est candidat unique. Il aurait pu convoquer une Bureau Politique et dire Guikahué il faut leur faire le compte-rendu. Et dire qu’on a un candidat unique, on fait quoi? Le Bureau Politique va dire, au lieu d’aller se fatiguer pour encore aller dépenser, Bédié est déjà candidat, allons l’investir. Mais le président Bédié a refusé cette option. Il n’a même pas pensé à ça. Il dit allons jusqu’au bout. Donc le président Bédié, c’est à vous les jeunes qu’il donne une leçon. Vous les jeunes qui allez être au Pdci quand le président Bédié va prendre le pouvoir. Après, il y aura 2025. Mais au Pdci, même secrétaire de de section, même president du comité de base, il y aura élections. Tout doit être fait avec élections. Donc c’est le parti d’émulation pour que les militants émergent. Donc, vous les jeunes, allez-y dire à tous les jeunes cadres de Côte d’Ivoire qui veulent rentrer en politique, le seul parti politique démocratique du 21e siècle et qui fait une projection sur le 22e siècle s’appelle le Pdci-Rda. Voici le premier message que le président vous envoie. On n’a pas fait de tapage. Mais on a battu campagne dans les règles de l’art pour dire de mobiliser parce que le taux de participation et le score du président à la convention, c’est un tremplin. C’est comme à l’athlétisme, c’est le starting-block. Donc la convention doit propulser Henri Konan Bédié. C’est ça. Si la convention est claire et les gens mobilisés, le monde entier dira que le président Bédié, c’est vraiment le choix de la base. Il y a des pays qui nous ont envoyé des représentants et nous leur avons donné l’autorisation de superviser et observer notre convention de dimanche. Il y aura donc des observateurs. On leur dit de venir superviser. Il veulent voir. Parce que dans le monde entier on dit il y a quelque chose d’extraordinaire qui se passe en Côte d’Ivoire. Donc le président Bédié est en train de créer des problèmes aux autres partis politiques. Parce que la prochaine 6celui qui ne va pas faire de primaires, il va avoir chaud. Aller dans une salle et puis choisir quelqu’un (Ndlr, comme au Rhdp) et dire que c’est lui qui est candidat, c’est terminé. Bédié est en train de finir ça.
(…) Nous sommes partis en campagne, mais les gens étaient heureux de nous voir. Voyez la méthode du président. Le président Bédié n’a obligé personne. Les gens qui avaient 10 ans de bureau politique à jour de leurs cotisations et intellectuels, il yna des paquets au PDCI-RDA. Au PDCI-RDA, on te prend jeune, on dit tu es ministre et tu es malade, le lendemain il y a un autre. Ce n’est pas parce qu’on ne s’occupe pas de toi, mais tu es malade et le travail doit se faire. Il y a coin-là, quand y’a un qui n’est plus là, pour trouver l’autre même c’est palabre, c’est difficile. Ça fait 8 jours, on a enterré le premier ministre vendredi, les drapeaux qui étaient en berne sont remontés samedi. Donc samedi, dimanche, lundi, mardi, mercredi, jeudi, aujourd’hui vendredi, 7 jours, y’a même pas premier ministre en Côte d’Ivoire. Et qu’est-ce que nous avons fait? C’est nous-mêmes qui avont dit, après une analyse sérieuse de la situation, que oû la Côte d’Ivoire se trouve aujourd’hui, le cafouillage, des difficultés. C’est les enfants, quand vous êtes avec votre papa, quand vous avez besoin de vélo, y’a l’argent, y’a pas l’argent, ce n’est pas votre problème. Parce que pour l’enfant, le papa doit avoir toujours l’argent. Donc vous êtes encore enfants donc vous ne voyez pas au fond de la Côte d’Ivoire. Mais nous qui avons grandi un peu-là, quand on voit au fond de la Côte d’Ivoire, la seule personne qui peut être président pour qu’on arrage-là, s’appelle Henri Konan Bédié. Les gens qui disent dans les quartiers populaires, on n’a qu’à donner pays-là au vieux et puis on va être en paix et on va manger tranquillement. Il va mettre la paix comme Houphouët-Boigny et nos enfants vont aller à l’école et travailler. Donc la campagne même, elle est déjà battue.
(…) Pendant ce temps, au moment oû je vous parle, il y a des gens qui sont en train de payer des chefs de village à coût de millions, les obliger pour faire déclaration pour dire on n’a qu’à être candidat. Est-ce que nous, on est passé là-bas ? Nous, on n’a pas de problème. Le vieux que tu as obligé de dire que tu doit être candidat et tu es candidat, il ne va même pas aller te voter. Parce que tu lui as donné le million pour qu’il dise que tu es candidat, dès qu’il finit de dire que tu es candidat, il a fini son travail, donc il ne te doit plus. Il a fait son travail pour lequel tu l’as payé.
(…) On dit le président Bédié qui est votre candidat, faites attention, les gens disent qu’ils ont quelque chose sur lui. Est-ce que dans Côte d’Ivoire oû on est là, Rdr a quelque chose sur toi et puis il va cacher? Il ont fini de parler, leur directeur executif-là, il parle, il parle, il parle… si y’avait vraie chose sur Bédié-là, y’a longtemps ils ont dit. Il ne faut pas que ça vous effraie, y’a rien.

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En 2010, Bédié était candidat, c’est la même constitution. Sauf que les gens l’ont arrangé. Il avait plus de 75 ans, eux-mêmes, ils ont suppriméça. C’est Dieu qui fait, est-ce qu’il a demandé aux gens de supprimer? Il était assis chez lui, on dit ceux qui on plus de 75 ans ne peuvent plus être candidat. Et puis eux-mêmes, ils se lèvent et il suppriment. On dit même si tu as 200 ans tu vas être candidat parce que, quand y’a pas de limitation d’âge, même à plus 180 ans tu peux être candidat. Donc Bédié étaitassis chez lui, on est parti supprimer pour lui envoyer. C’est ça, c’est Dieu qui agit. Il a été candidat, il n’a pas changé. Il n’a pas fait un travail de gestion. Il n’a rien géré. Il est dans ses plantations, tous les matins, les soirs, il gère ses cigares. Est-ce que gérer ses cigares-là, c’est un délit? Donc quelqu’un qui était candidat en 2010, il n’a rien fait, il revient, et on va trouver des choses, ce sont des histoires. Donc n’écoutez même pas ça, allons-y choisir le president Bédié massivement et on va battre la campagne, et puis il va être élu, et puis les Ivoiriens seront ensemble.
(…) j’ai écouté un discours, il y a une ministre-là qui s’appelle Kandia Camara. Elle dit, il faut que Ouattara vienne parce que si on quitte le pouvoir-là, les gens vont se venger. Mais tu as fait quoi et puis tu as peur de quoi? Ah donc toi-même tu reconnais que tu as mal fait? Mais c’est parce que tu as mal fait qu’on va t’enlever. Sinon nous, on est Houphouët-Boigny. On ne vient pas par vengeance. Vengeance, on ne connait pas. Donc les gens n’ont qu’à être tranquille. Si tu as bien fait ton travail, y’a pas de problème. Maintenant si on t’a dit de construire 10 écoles et construit une seule, mais tu vas faire le compte-rendu des 9 autres écoles. C’est tout. Est-ce que ça là c’est vengeance? C’est pas vengeance.
(…) Vous voyez, un moment, Bictogo était pressé de ramasser les tabourets. Maintenant, on lui envoie tous les tabourets, il ne sait même pas qui va s’assoir dessus. Donc dans la vie, il faut faire attention. Envyez tabouret, envoyez tabouret, ça fait 7 jours un tabouret est vide, y’a personne pour s’assoir dessus. Alors que nous, on rentre en campagne, notre gouvernement est déjà prêt. Il y a ges gens moins âgés, il y a des jeunes. Vous qui êtes dans la cour là, je vois déjà des gens qui vont devenir ministres. Quand Bédié va gagner, vous allez dire que Guikahué avait raison. Il y a au moins deux ministres qui sont assis ici.

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Donc on veut donner le pouvoir au président Bédié. Il prend le pouvoir, il met les jeunes autour de lui et puis leur enseigne comment ça fonctionne. Vous voulez rentrer dans une forêt sacrée. Mais pour rentrer dans la forêt sacrée, il y a des façons de se s’assoir. Peut-être qu’on s’assoit sur la tête. Mais si tu es jeune et tu rentres, tu ne sais pas comment on s’assoit, il faut un ancien pour te faire assoir. Et quand l’ancien s’en va, quand ton plus jeune arrive, tu le fais assoir. Il n’y a pas de forêt sacrée qui n’a pas xe gardien. Or tous les gardiens de forêts sacrées, ils sont âgés. C’est la nature. Il n’y a pas de jeune gardien de forêt sacrée. Tu ne sais rien et puis tu vas garder quoi?
Donc, aujourd’hui, l’âge de Bédié est un gros avantage. C’est un atout. (…) Dieu n’a pas donné ses commandements à un jeune, il l’a donné à un vieux. Et le vieux a transmis les commandements. Donc la campagne de Bédié, c’est pas Bédié qui est candidat, c’est la jeunesse qui est candidate. Allez donc chercher les autres jeunes pour prendre ensemble le pouvoir.”
Propos retranscrits par Gilles Richard OMAEL.

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