Réplique à Kobenan Kouassi Adjoumani: «Du petit professeur de CEG de Dabou… L’ingratitude, le mépris et la défiance conduisent à la déchéance» (le Comité de veille du PDCI)

Réplique à Kobenan Kouassi Adjoumani: «Du petit professeur de CEG de Dabou… L’ingratitude, le mépris et la défiance conduisent à la déchéance» (le Comité de veille du PDCI)

Après l’interview de bon sens sur France 24, du candidat BÉDIÉ du PDCI, KOUASSI Adjoumani, au mépris de nos us et coutumes, a tenu dans une interview des propos désobligeants à l’égard de celui qui fut auparavant son mentor.

 Il convient de souligner ici, que le Président HKB, candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, ancien Président de la république, juriste de son Etat, pour éviter d’être confronté à un problème juridique qui va cristalliser le peuple , comme c’est le cas en cette période dans les pays frères voisins, s’est appuyé sur notre loi fondamentale pour répondre aux questions du journaliste.

Aucune de ses réponses n’a été inventée.

C’est à partir d’une analyse juridique, en s’appuyant sur les différentes constitutions, qu’il a prévenu et interpellé l’opinion nationale et internationale des dangers et autres crises potentielles qui découleront de toute tentative du Président Alassane Ouattara de vouloir violer les critères d’éligibilité desdites constitutions, en briguant un 3e mandat à l’élection présidentielle d’octobre prochain.

La Constitution de notre chère Côte d’Ivoire est très claire sur les critères d’éligibilité.

En son article 35, la Constitution de 2000 écrit que « le Président de la république est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans rééligible une seule fois ». Cet ancien article 35 a été repris à l’article 55 de la Constitution du 8 novembre 2016, dans les mêmes termes.

Ainsi l’article 55 de la constitution du 08 novembre 2016 confirme la continuité des effets de l’article 35 de la constitution de 2000. Cette confirmation est donnée par l’article 183 de la constitution du 08 novembre 2016.  Cet article stipule que : «la législation actuellement en vigueur en Côte d’Ivoire reste applicable, sauf l’intervention de nouveaux textes, en ce qu’elle n’a rien de contraire à la présente constitution »

En français facile pour l’information de Monsieur Adjoumàni, cela signifie que quiconque ayant été élu deux fois Président de la République, depuis la promulgation de la constitution de 2000 et celle du 08 novembre 2016, n’est plus rééligible à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire.

Voilà l’explication claire et inattaquable donnée par le Président Henri Konan BEDIE, candidat du PDCIRDA sur l’inéligibilité pour la troisième fois de Monsieur Alassane Ouattara à l’élection présidentielle d’octobre prochain.

C’est clair et c’est net, l’article 55 nouveau dit que « le Président de la république est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois ».

En conclusion, le RHDP unifié gagnerait à dispenser à Monsieur Adjoumàni une séance d’interprétation des dispositions constitutionnelles relatives à l’éligibilité à la Présidence de la République. C’est cet exercice simple et indispensable à tous les ivoiriens qu’a fait le Président Henri Konan BEDIE, candidat à la présidentielle d’octobre.

Par méconnaissance de ces dispositions constitutionnelles, Adjoumàni et consorts, qui sont en conflit permanent avec la loi, pensent que le simple fait de parler de la 3e constitution de la 3e République annule les deux mandats précédents de Monsieur Dramane Ouattara et que celui-ci peut encore refaire un 3e mandat, voire même un quatrième.

C’est NON, si nous sommes respectueux de nos lois

Fiers Ivoiriens, Adjoumani KOUASSI pêche par ignorance sans connaître la loi et l’interprète comme il l’aurait souhaitée, mais hélas pour lui, la loi est la loi. La loi fondamentale ne doit souffrir d’aucune autre interprétation, sauf celle que lui confère son esprit.

Pour nous éviter des interprétations fallacieuses à la Adjoumani, qui risquent de nous précipiter dans l’abîme, referons nous à l’avis émis, sur le même sujet, par le professeur Martin Bléou, un constitutionnaliste patenté.

C’est le moment idéal et propice pour que les grands juristes et autres spécialistes du droit constitutionnel, comme Le Président du comité des experts de la rédaction, le Professeur Ouraga Obou, le Président Wodié et autres sachants, se prononcent définitivement pour éclairer l’opinion nationale et internationale, avant toute crise, avant, pendant et après les élections. Plusieurs soubresauts dans nos pays d’Afrique de l’Ouest sont nés du non-respect de nos lois fondamentales.

C’est ce que le Président BÉDIÉ tente de prévenir à temps

Le chef de l’état actuel a suffisamment de cadres dans son parti, même si malheureusement après son choix, Dieu en a décidé autrement. Adjoumani, le peuple AKAN n’est pas quémandeur de funérailles, et ça, tu le sais.  Le respect voulait qu’on annonce le décès au doyen. Cela n’a pas été le cas.

Malgré cela, il a fait un communiqué pour exprimer sa tristesse et adresser ses sincères condoléances à la famille du défunt et au chef de l’état.  Sans tenir compte de cela, vous l’avez écarté dans votre communiqué. Ton nom à toi y figurait, et non celui du Président HKB ni celui de votre ancien vice-président.  Vous avez fait du décès du Premier Ministre de la Côte-d’Ivoire une  affaire strictement privée en rattrapage ethnique.

Adjoumani, ta volonté ne peut pas contraindre les Ivoiriens à se rendre complices de la violation de leur loi fondamentale en cautionnant un troisième mandat frappé d’illégalité par la Constitution qui ne confère que deux mandats à tout citoyen ivoirien.

J’insiste, à nouveau, pour dire qu’il ne faut pas oublier que ton mentor actuel a été élu par deux fois sous la Constitution de la 2e République. Celle-ci ne confère que deux mandats. Ton actuel mentor tire sa légitimité et légalité de celle-ci.

Conformément à la continuité législative, ce texte qui reste en vigueur est repris par la 3e Constitution de la 3e République, balisée par l’article 183 de la constitution du 8 novembre 2016.

C’est cette continuité législative qui interdit à ton actuel mentor d’être candidat à l’élection présidentielle d’octobre prochain, pour la troisième (3ème) fois.

Adjoumani, tout ce qui vient d’être dit ne permet pas au chef d’état sortant, ton actuel mentor, de se présenter.  Ce n’est pas un problème de personne, mais un problème qui relève simplement du droit constitutionnel qui définit clairement les dispositions de dévolution du pouvoir d’état à tout citoyen qui remplit les critères d’éligibilité.Tu as dit net : « Nous, au RHDP, nous n’avons pas peur d’enrôler les étrangers pour constituer notre base électorale ».

Cet aveu cinglant constitue une preuve irréfutable dans votre volonté de braquer l’élection présidentielle d’octobre prochain. Mais ce qui est encore plus grave, c’est votre volonté de violer la Constitution que vous avez, vous-même, appelé à voter. Une de vos plus grandes erreurs, commise volontairement, c’est le manque de respect pour ce pays.

Nommer une personnalité qui est citée dans une affaire de narco-trafic, comme Premier ministre, dénote de votre volonté de continuer d’humilier ce pays. Alors que, vous avez affirmé que tout est bouclé et géré; vous vous rendez compte finalement que tout débouclé et non géré car le monde dans lequel nous vivons est «dynamique».

Vous n’avez été prévoyants et avez manqué d’anticipation et de respect vis à vis du peuple souverain, seul détenteur du pouvoir d’état. Dramane Ouattara ne peut, malheureusement, plus être candidat pour un 3e mandat à l’élection présidentielle d’octobre prochain.

Comme le pouvoir appartient au peuple souverain, si vous êtes dans l’impasse, évitez-nous une crise, remettez le pouvoir d’Etat au peuple souverain. Nous n’avons pas d’armes pour faire la guerre. Personne ne sera poursuivi au nom de la paix, si c’est votre crainte. Le Président BÉDIÉ n’appelle pas à une insurrection. La violence ne fait pas partie de sa riche culture de paix, lui qui est héritier et dépositaire des valeurs cardinales du Père fondateur FHB.

Comme c’est un juriste, il se réfère au peuple souverain, car lui seul n’a pas le droit de décider en lieu et place du peuple souverain, comme vous le faites dans le mépris et l’arrogance.

Adjoumani, même si tu ne sais pas où tu vas parce que tu veux à tout prix te maintenir à ton poste, tu sais au moins d’où tu viens.

Du petit professeur de CEG de Dabou à deux décennies à la tête de ministères… L’ingratitude, le mépris et la défiance conduisent à la déchéance, il ne faut pas perdre de vue cette réalité qui n’est que vérité.

Professeur Kouassi N’guessan innocent.

Membre du comité de veille du PDCI-RDA

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