Présidentielle/Marcel Amon-Tanoh, ‘’droit dans les yeux’’, annonce les couleurs à Alassane Ouattara: «L’émergence selon la BM et le FMI, ce n’est pas ça l’Emergence»

Présidentielle/Marcel Amon-Tanoh, ‘’droit dans les yeux’’, annonce les couleurs à Alassane Ouattara: «L’émergence selon la BM et le FMI, ce n’est pas ça l’Emergence»

Marcel Amon-Tanoh, compagnon de lutte, ancien Directeur de Cabinet et ancien ministre des Affaires étrangères d’Alassane Ouattara, n’est plus sur la même longueur d’onde que ce dernier.

Cet inconnu politique bien connu, fils de l’ancien ministre de l’Education nationale de Félix Houphouët-Boigny, Amon Tanoh Lambert (de 1963 à 1970), pour ses nombreuses hautes fonctions dans l’Administration publique de la Côte d’Ivoire, désormais libéré de ses contraintes de fidèle parmi les fidèles d’Alassane Ouattara, a décidé de parler et de s’afficher librement, depuis sa démission du poste de ministre des Affaire étrangères.

Il a donc choisi sa  méthode, une série de courtes vidéos, intitulée ‘’Les Yeux dans les Yeux’’, présentant plusieurs aspects de sa vie politique, économique et sociale.

Dans la série de vidéos de ce mardi 2 juin 2020, Marcel Amon-Tanoh s’attaque au programme de gouvernance de son ex-compagnon de lutte et actuel chef de l’Etat basé sur l’émergence, terme qui a désormais disparu des discours de ce dernier et des dirigeants du RHDP unifié.

De façon frontale, il donne sa position sur la gouvernance d’Alassane Ouattara: «Pour moi, l’émergence, ce n’est pas l’émergence en fonction des critères macroéconomiques, des critères de la banque mondiale et du Fonds monétaire qui décident que tel pays est émergeant quand le taux de croissance est de tant, quand le ratio est de tel Pib, non. Pour moi ce n’est pas ça l’émergence», a-t-il lancé avant de s’expliquer: «Pour moi l’émergence c’est le progrès social inclusif partagé. En ce moment là, l’émergence a du sens. La justice social, c’est quelque chose qui a marqué ma vie et qui continue à rythmé mon action politique. Moi, mon grand combat, c’est la justice, l’équité. J’estime qu’une justice sociale, c’est quelque chose d’important».

Lire aussi:  Côte d’Ivoire: Viré pour la 2e fois du gouvernement, le dilemme de Mabri Toikeusse, entre UDPCI et RHDP…le dossier du chantage

Voilà qui annonce les couleurs de sa campagne puisqu’on lui prête l’intention de vouloir se présenter contre le candidat de son parti (RHDP unifié), Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre, à la présidentielle d’octobre 2020.

GRO

Laisser un commentaire