Orpaillage clandestin : L’Etat ivoirien va intensifier la répression, une unité armée créée

L’orpaillage clandestin, donc illégal, est devenu un véritable fléau contre la sécurité nationale et individuelle. Dénoncé en 2018 par l’ancien président de la République, Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), des voix s’étaient élevées contre le chef de file de l’opposition. Aujourd’hui, l’Etat ivoirien lui donne raison en créant le Groupement Spécial de Répression de l’Orpaillage Illégal. L’orpaillage clandestin s’est davantage développé ces deux dernières décennies, favorisé par la crise politico-militaire de 2002 et celle postélectorale de 2011. Le Conseil national de sécurité veut prendre ses responsabilités en luttant efficacement contre cet autre fléau.

Selon l’Agence ivoirienne de presse (AIP) qui rapporte les faits, le Conseil national de la sécurité (CNS) a autorisé la création d’un Groupement Spécial de Répression de l’Orpaillage Illégal, lors de sa réunion, jeudi 01er juillet 2021, en présence du Président de la République, Alassane Ouattara. L’AIP s’est appuyé sur un communiqué du CNS.

La dépêche révèle la composition et le mode opératoire de la nouvelle unité. Ce groupement sera composé de 560 éléments dont 460 gendarmes et 100 agents des Eaux et Forêts, spécialement équipés pour intervenir sur l’ensemble du territoire et viendra intensifier la répression des infractions au code minier précise le communiqué lu par le ministre, Fidèle Sarassoro, secrétaire du CNS.

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On estime à environ 500 000 le nombre de personnes qui dépendent de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire. Ce fléau qui a pris de l’ampleur menace également la sécurité alimentaire par la destruction de plusieurs plantations au profit de la recherche de l’or.

GRO

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