Manifestations contre le 3e mandat: Alassane Ouattara, le dictateur, attend-il encore des morts avant de renoncer à son projet anticonstitutionnel?

Manifestations contre le 3e mandat: Alassane Ouattara, le dictateur, attend-il encore des morts avant de renoncer à son projet anticonstitutionnel?

Arrivé au Palais présidentiel de Côte d’Ivoire en enjambant plus de 3000 corps d’Ivoiriens, Alassane Dramane Ouattara veut-il quitter le pouvoir en marchant encore sur des cadavres? On pourrait répondre à cette question par l’affirmative. Vu l’attitude du chef de l’Etat et les répressions des manifestations en cours depuis vendredi 7 août, après son annonce de 3e mandat.

Des villes de l’intérieur du pays à Abidjan, la capitale économique, des manifestations des populations, pour réclamer le respect de la volonté du peuple exprimée dans la Constitution, sont réprimées par la police et la gendarmerie. Et la population ne lâche pas. Les appels à manifestations contre le 3e mandat du président sortant se multiplient. Pendant ce temps, Adama Bictogo, le directeur exécutif du RHDP, parti au pouvoir que président également le chef de l’Etat, annonce des contre manifestions.

GAGNOA, FILM D’ACTION, CE MATIN

A Gagnoa, chef lieu de la région du Gôh, très tôt ce lundi 10 août, matin, plusieurs rassemblements (Garahio, Babré, Barouhio) de partisans de l’opposition essentiellement composés de jeunes se sont faits remarquer dans la ville.

Selon notre informateur, «sortis massivement pour dire ” NON” à la candidature du Président Alassane Ouattara pour son 3e mandat, ces manifestants feront long feu, car, informée et déjà aux différents lieux de rassemblement, la police mène depuis ce matin une vraie chasse à l’homme digne d’un film d’action».

Il ajoute que «nous pouvons encore ressentir les effets des gaz lacrymogènes sur les habitants à proximité des lieux de manifestation. Alors, plus d’éléments de la brigade de gendarmerie nationale ont été déployés précisément à Garahio pour empêcher sévèrement toute tentative de manifestations même une simple marche pacifique n’est pas autorisée».

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DAOUKRO, VILLE MORTE CE LUNDI

Ce lundi matin, jusqu’à ce que nous publions cet article, la ville de Daoukro avait toutes ses voies, magasins et commerces fermés. Des centaines de jeunes ont érigé des barricades pour empêcher les entrées et sorties de la ville. «La police et la gendarmerie sont en négociation avec les jeunes pour libérer les voies. Mais ils sont déterminés et cela se fera jusqu’à ce que le chef de l’Etat renonce à son projet de 3e mandat», nous a confié au téléphone un habitant de la ville.

A Yopougon, des manifestants ont barré l’autoroute du Nord, pour ‘’exiger le retrait pure et simple’’ du projet de 3e mandat d’Alassane Ouattara.

Déjà, vendredi, samedi et dimanche derniers, des manifestations contre la candidature pour un 3e mandat d’Alassane Ouattara ont eu lieu à Soubré (région de la Nawa), et dans plusieurs autres villes de l’intérieur du pays.

Si ces mouvements se poursuivent et s’amplifient, le risque d’affrontement entre populations et force de l’ordre est imminent. Et là, par la faute d’un dictateur nommé Alassane Dramane Ouattara, on aura des morts. On espère que la Cour pénale internationale (CPI) suit ce qui se passe actuellement en Côte d’Ivoire.

Gilles Richard OMAEL

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