Livre de la semaine N°6/«@mour sur Internet»: Une satire sociale qui fait l’écho de préceptes divins…

Livre de la semaine N°6/«@mour sur Internet»: Une satire sociale qui fait l’écho de préceptes divins…

Titre : « @mour sur Internet » suivi de  « Le prix de l’amour » et « L’amour piégé »

Auteur : Désiré Atsain

«@mour sur Internet » suivi de « Le prix de l’amour » et « L’amour piégé » est l’autre  volume de bandes dessinées, trois autres histoires de Désiré Atsain ; volume sorti chez « Frat Mat Editions ».

Désiré Atsain, le dessinateur-écrivain, ou le caricaturiste, auteur de bandes dessinées, le scénariste et  le metteur en scène de roman-photo – il a obtenu à deux reprises la deuxième place du Prix de la caricature organisé par L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI).

L’homme permet ici encore au lecteur de voyager au gré de la fécondité de son imagination, mais une imagination qui tire sa source du quotidien, des faits réels.  Des scènes de la vie quotidienne retranscrites sur exactement 158 pages répondant à l’appel du divertissement et de l’évasion. Cependant ces traits ne doivent surtout pas faire perdre de vue l’essentiel c’est-à-dire le but poursuivi par l’œuvre ; but  que laissent échapper certains acteurs issus de milieux sociaux différents dont le jeu indépendant de la conscience achève de convaincre. Notre œuvre peut alors s’afficher dans le registre du réalisme, ce mouvement artistique et littéraire né du besoin de réagir contre le sentimentalisme romantique et qui se caractérise par une attitude de l’artiste face au réel et visant  à représenter le plus fidèlement possible, la réalité telle qu’elle est. La société ne sera donc point étonnée face à ces différents tableauxpeints.  

L’œuvre de Désiré Atsain vit donc ; elle est dotée d’un souffle, elle influence et enrichit la vie. Elle nous vaut des heures de suspenses, d’émerveillement, de saisissement et de descente dans des profondeurs abyssales de l’être, partant, de la société.  L’ouvrage qui présente la réalité telle qu’elle est  doit être envisagé, regardé comme une contribution à la réfutation de la société perverse, matérialiste, avide, insatiable, inhumaine, etc. Au sortir de ce livre, le lecteur ne sera plus dupe, ingénu sur certains  chemins de la vie. Et toujours fidèle à ce thème inépuisable qu’est l’amour, amour  contrarié et amour triomphant, suivons Désiré Atsain dans la première histoire, «@mour sur Internet », à travers les bouts de conversations suivantes :

« Marie, où as-tu déniché ce beau mec blanc ? »

« Ha ! Ha ! Ha ! Sur Internet. On s’écrivait, puis tout est allé très vite. On s’est mariés. On s’aime très fort… »

« Marie vit le grand amour. Marie voyage à travers le monde…Ma vie est un échec. Avec mon homme, Léon, tout est calculé. Pourquoi continuer dans cet enfer ? Malgré mes deux enfants, je suis encore jeune et belle. »

« Je ne te dis pas, il fallait la voir embrasser son mari dans la rue ; ça fait rêver »

« Quand on connait tous les dangers qu’il y a sur Internet ».

« Léon est endormi. Peut-être qu’un homme blanc a répondu à mon annonce »

« Dieu merci j’ai une réponse. En plus il est jeune et très beau ».  

« Ce n’est pas possible ! Echouer si près du but ! Je dois rejoindre mon correspondant par tous les moyens hum… »

« Léon m’attend à la mairie. A l’aéroport taximan (à l’aéroport d’Abidjan ndlr) »( A l’aéroport Roissy Charles De Gaulle) :

« Tatiana ! Par ici ! »

« Nicolas ! »

« Je suis comme dans un rêve. Une grosse maison. C’est donc ici que je vais habiter »

«  Han !? C’est la cuisine ? Une cuisine dans une chambre, c’est tout de même curieux. C’est quoi cette maison ? Où suis-je ? Je…Je ne peux y croire ! Je suis tombée sur un réseau de prostitution. Non n ! »

« Ho ! La porte est verrouillée. Je suis prisonnière ».

« Remets-moi mon passeport ! Je fiche le camp ! »

« Tu t’en iras lorsque tu auras remboursé tous les sous que je t’ai envoyés, 75 000 Euros…Demain tu recevras des clients qui ont déjà payé ».

« Tu es malade ! »

« Ne me pousse pas à bout. Je n’aime pas abimer la marchandise ».

«Tant de sacrifices pour rien. Je n’ai pas eu la chance de Marie. Elle vit le grand amour grâce à Internet… ».

Sans commentaire ! La suite, vous pourrez la lire en vous procurant l’ouvrage d’où résonne cette voix provenant de l’école de la vie.  

La deuxième histoire intitulée « Le prix de l’amour » met tout aussi bien en lumière un pan de la société. Cette mise en scène fait penser aux romans policiers où un rapport de détective et/ou une enquête policière font basculer toute une vie. Elle dénude à son tour un type de personnes, dans l’intention de les revêtir honorablement.

« L’amour piégé » la dernière histoire, ne déroge pas à la règle.

En gros, ce livre, satire sociale, peut se vanter d’être l’écho de préceptes divins qui exhortent à la sanctification et à la droiture. Au lecteur d’en saisir le bien-fondé ; de rompre ses liens. Espérons que l’écrivain ne s’arrêtera pas en si bon chemin et qu’il ira encore plus loin avec sa loupe, tout le long de la société, car le combat entamé peut s’avérer une œuvre de longue haleine, certaines mentalités ayant des dents très longues et une peau dure à cuire.

Tonio EDO                                                                                                                                   [email protected]

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