Livre de la semaine (N°2): «Si je te disais»… des histoires pour aider à restaurer la face de l’amour, du foyer conjugal

Livre de la semaine (N°2) : «Si je te disais»… des histoires pour aider à restaurer la face de l’amour, du foyer conjugal

Titre de l’œuvre : Si je te disais…

Auteur :Stella Sanogoh

C’est en  2016 que sortait chez les  «Voyelles Editions », d’Abidjan, « Si je te disais… » dont l’auteur est Stella Sanogoh. Un  Recueil de nouvelles de 166 pages. « Plus de coups, les cheveux qu’on tire et la tête qui cogne le sol encore et encore. Les bras que l’on plie, les gifles violentes qui pleuvent. Le nez qu’on frappe, pas trop fort, pour ne pas qu’il enfle et saigne. Les gambes ! Les meilleurs parties du corps car faciles à camoufler. On les chute quand la merde de femme est à terre. Des coups accompagnés d’injures. Surtout, on ne s’excuse pas. On ne regrette plus. C’est une correction bien méritée… ».

Stella Sanogoh donne ainsi un aperçu de la douleur que l’amour peut engendrer chez les femmes dans le monde, les femmes qui se ressemblent toutes : des femmes battues, moralement et physiquement.

Des épouses qui se font marcher dessus, écrasées par l’égoïsme de leurs époux respectifs qui se ressemblent tous également. Elles –les femmes-encaissent les coups, les humiliations, les frustrations pour l’amour des enfants ; pour ne pas qu’ils subissent un jour l’injustice d’une marâtre, pour ne pas qu’ils se retrouvent isolés, ou quoi encore… Une sorte de résignation dans le foyer ; résignation à laquelle de nombreuses femmes doivent faire face, qu’elles soient blanches, noires ou jaunes. C’est une situation non confortable. Y arrivent-elles ? Un bien triste sort qui est réservé souvent à la femme ; un sort que Stella Sanogoh voudrait certainement voir disparaitre sur la surface de la terre des hommes, en aidant, par sa plume, à prendre conscience. Dans le recueil, des sujet pertinents comme la douleur de la perte d’ un bébé, le silence assourdissant de la femme battue, la souffrance douloureuse d’une enfant rejetée, les frustrations d’une femme mariée qui a le sentiment de ne pas être entendue, la maltraitance qui pousse à l’ irréparable, le viol…

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Ce sont tant de sujets forts, mais aussi des histoires plus légères comme celle de Zeinab-du même nom que ma maitresse Libanaise- en proie à la tentation et qui imagine toute seule, mille et un scénarii, comme celle d’Oumou la traîtresse à qui la vie jouera un bien sale tour. Des femmes à la fois fatales et inévitables à cause de leur beauté légendaire. Des manipulatrices, des matérialistes pour lesquelles la fin justifie toujours les moyens. Oumou a fini par devenir l’épouse d’un mari cossu de sa meilleure amie, sans sourciller. ” Rattrapée par son orgueil, son estime de soi, sa beauté, son insolence, par le temps qui passe, surtout par son infidélité, Oumou va cesser de briller et devenir soumise, recluse et surtout une femme qui « n’aboie » plus “. Le point commun de toutes ces femmes ? Elles sont fortes. Malgré les turpitudes de la vie, elles continuent de chercher une issue. Elles avancent, elles rient, elles pleurent …Dès lors, Stella Sanogoh peut présenter son Recueil en disant : « Des mots de femmes, des maux de femmes. Des femmes folles, des femmes rationnelles. Secrets malicieux, confession dramatiques. Elles pleurent, elles rient, ces héroïnesqui nous glissent au creux de l’oreille, un pan de leur histoire ». Histoires qui pourraient aider à restaurer la face de l’amour, du foyer conjugal; bien plus, des pans de vie humaine voire sociétale. Stella Sanogo est une écrivaine ivoirienne de langue francophone. Elle est née en 1988, à Abidjan. Elle a travaillé dans la finance, en Côte d’ Ivoire avant de se lancer à plein temps dans le domaine littéraire, organisant des ateliers d’écriture, des événements culturels, à travers la ville d’Abidjan. Une belle femme aussi…

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Antoine EDO                                                                                                       

edoantoine@yahoo.fr

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