Le livre de la semaine N°9 : ‘’Le défi ivoirien’’, un livre intelligent… sur fond de romance

Le livre de la semaine N°9 : ‘’Le défi ivoirien’’, un livre intelligent…

Auteur : FOFANA MOURAMANE

Titre : Le défi ivoirien

Une actualité sur fond de romance

Le défi ivoirien (la loi de Putnam-Houphouët-Boigny), est un essai de 234 pages ; essai axé sur la Côte d’Ivoire, essaimené en quatre parties, assorti d’une bibliographie très fournie, produit par l’Ingénieur Mouramane Fofana. Il est Diplômé de l’école centrale de Paris, il fait partie de la première promotion du Lycée scientifique de Yamoussoukro. L’homme a commencé sa carrière dans l’aéronautique en France avant de retourner en Côte d’Ivoire pour piloter le projet climatisation de la Basilique Notre Dame de la Paix àYamoussoukro…

Les technologies génériques font partie de ses passions, notamment leur mise en œuvre dansle secteur agro-industriel où il mène des activités. Il a déjà publié un livre intitulé «Rêverle progrès ». Celui que nous proposons aujourd’hui est « Le défi ivoirien », édité, en 2011 par les éditions «Nei/Ceda» (Abidjan).

Suivons la préface d’Edem Kodjo, ancien Secrétaire général de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) en rapport avec l’œuvre : « Je ne connais pas M. Mouramane Fofana, « ni d’Adam ni d’Eve » comme il l’écrit lui-même dans ses remerciements. Cependant, j’ai eu du plaisir à écrire cette préface, ayant éprouvé un grand intérêt à lire son ouvrage. Cette exhortation à la réconciliation et au pardon dans son pays-la Côte d’Ivoire- dont il souhaite l’émergence, une nouvelle émergence, après tant d’années de souffrance voire de chaos, est une œuvre de fort grande utilité et de réconfort. La réflexion profonde, cohérente, systémique qu’il livre sur la donne ivoirienne, projette un éclairage particulier sur les questions actuelles que ce beau pays doit aujourd’hui résoudre. L’ouvrage est d’un ingénieur, un ‘’Centralien’’ (excusez du peu !), nanti d’un solide bagage économique, non dépourvu de réelle qualité politique au sens noble du terme. Comment faire pour éviter que « la régression de la Côte d’Ivoire ne s’accélère », (je le cite), commentréconcilierle pays avec lui-même, avec un passé brillamment tissé par le Président Félix Houphouët-Boigny, comment renouer avec le ‘’miracle ivoirien ‘’ ? N’est-il pas nécessaire de retrouver le chemin des idéaux du ‘’sage’’ de Yamoussoukro, le père du miracle ? D’aller à une refondation par une réappropriation de la devise nationale : l’Union ou le vivre ensemble, la Discipline pour avancer ensemble, le Travail pour prospérer ensemble, loin desrivages empoisonnés des particularismes ethniques ? Le diagnostic que pose l’auteur est remarquable de clairvoyance et de lucidité. Lessolutions ne sont pas d’un rêveur, encore que « c’est en rêvant que l’on construit le futur ». On peutreprocher à cessolutions, une certaine linéarité. J’entends parlà que les conditions qui ontfavorisé l’émergence du ‘’miracle ivoirien’’ ne sont pas les mêmes aujourd’hui. La donne a évolué, elle a changé. Les disciples de Félix Houphouët-Boigny qui ont repris le pouvoir ont un redoutable obstacle à franchir avant de retrouver des circonstances aussi favorables que celles qui ont prévalu en 1960. Il s’agit de la réconciliation : préalable avéré à un redémarrage économique durable et soutenu. Nul doute qu’ils y parviennent. Il faudra un peu de temps pour cela… « Pour tracer son sillon droit, il faut attacher son char à une étoile », a dit Emerson. Les autoritésivoiriennes, le peuple ivoirien, doivent se départir des recettes habituellement servies aux pays du tiersmonde, définir leurs objectifs eux-mêmes, affiner les ambitions et se mettre hardiment au travail, les yeux rivéssurl’intérêtsupérieur de la nation.

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Un livre intelligent qui se lit comme un roman, parsemé de traits d’humour, de cet humour ivoirien, si pétillant et enthousiasmant. » La quatrième de couverture est tout aussi éloquente : «Au commencement de ce débat de société, était un concept à forte charge polémique dans le pays. C’est au fil des réflexionsimpulsées par celui-cisurles conditions d’évolution d’un peuple vers la prospérité (ou la faillite) que l’auteur est tombé, Eurêka ! Sur une loi : la loi de Putnam-Houphouët-Boigny. L’examen des facettes de cette loi, au cœur de la problématique du développement, constitue la substance de la présente œuvre où l’on scrute le passé,s’interroge sur le présent et esquisse un futur du domaine du possible. Cinquantenaire est la Côte d’Ivoire à présent avec le lourd bilan que voici : le pays n’a pu tenir sa promesse « d’être un modèle de l’espérance promise à l’humanité ». Mais le futur-notre sera ce qu’on en fera. Al’heure de la reconstruction du pays, « en vérité je vous le dis », les Solutions, nous en avons, désormais, pour relever le défi ivoirien qui se confond avec le défi africain : prendre, demain, notre revanche sur l’histoire ! Mais comment ? Et a-t-on encore droit à l’échec ? Le débat est ouvert ! Comment abîmer un pays, comment créer un miracle économique : modes d’emploi. Tout est dans la loi de Putnam-Houphouët-Boigny, une mine d’or riche que révèle « le défi ivoirien ». Une vraie odyssée intellectuelle est ce livre, où l’on est tangué par des vagues de réflexions déferlantes ! » Surtout avec cette actualité de la Côte d’Ivoire que le monde entier regarde…

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Tonio Edo, [email protected]

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