Koné Kobali (libre penseur) parles à KKB : «Remets-toi de la bonne côte de l’histoire! Sinon tu risques de danser sans connaitre les joies de l’initiation»

Ce conseil aux allures très syndicales n’est pas de moi, il est de Blé Goudé à son Frère KKB. Il a été, ce dimanche 20 Septembre 2020, formulé comme suit : « mets-toi du bon côté de l’histoire ». Normalement, c’est un débat qui se déroule entre deux personnes qui se connaissent très bien et qui s’apprécient du mieux qu’elles le peuvent. Pour avoir fait et fréquenté les mêmes écoles de la vie. Avec des fortunes diverses. Depuis, chacun d’eux appartient à une famille politique différente. Sur ce point, on peut dire, sans se tromper, que sur le terrain politique, Charles serait en avance sur KKB.

En effet, celui-ci dispose, depuis peu, d’une machine en tant que parti politique. Ce qui n’est pas encore le cas de KKB qui, comme un papillon aux larges ailes, vole de ripaille en ripaille pour ne pas dire de parti en parti ! L’objet de cet article n’est pas de vous dire précisément pourquoi après son retour fugace au sein de sa formation politique qu’il avait quittée en 2015, KKB est revenu pour repartir avec le voisin d’à côté. Mais plutôt de mettre en exergue l’inanité des va-et-vient auxquels il se livre frénétiquement. A l’époque de son dernier retour, je m’étranglais à haute voix avec cette question, l’enfant prodigue est-il le bon ?

L’histoire semble me donner raison. Je vous le dis tout de suite, le fait d’être l’invité spécial d’ADO dans le quatuor pré-calibré par le Conseil Constitutionnel de M. Mamadou Koné n’est pas en soi un fait social qui retient mon attention. Ce qui retient, par contre, mon attention, c’est l’avenir du pays et celui de KKB. Il me semble que dans l’exploitation de la maxime selon laquelle : « La politique est la saine appréciation des réalités du moment », KKB ait « tapé poteau » en allant, contre toute attente, se blottir entre les mains (protectrices ?) de M. Ouattara. Toutefois, une chose peut être sûre dans cette embardée spectaculaire de KKB. On ne quitte pas son Père qu’on était revenu servir pour la reconquête du pouvoir, pour l’ombre supposée du voisin d’à côté.

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Heureusement que le temps que dure l’usage de cette saine appréciation est laissé à la discrétion de celui qui apprécie.  Du coup, cette flexibilité rend la maxime dynamique et fréquentable ! KKB peut donc en user à volonté selon que le contexte et l’environnement le commandent ! Le fait est que le temps court et semble ne plus avoir de freins pour les escales intempestives. Notamment pour les passagers de la dernière minute et de la dernière navette ! Mais KKB n’est pas n’importe qui, on pourra toujours, dans l’urgence, lui dépêcher un « gbaka » de ramassage de la dernière heure ! Mais nous voulons lui éviter les incertitudes de la dernière heure. Nous y tenons ! Etant donné que la tournure des choses ne lui est pas favorable et s’il n’y prend garde, la situation risque de le marginaliser davantage et l’affaiblir politiquement au point où avec ou sans lui, dans la configuration actuelle de l’opposition nationale, l’histoire va se laisser écrire par ces plus belles lettres. 

De ce point de vue, KKB me donne l’impression de cet étudiant qui se gargarise d’être titulaire d’un doctorat dont il ne pourra pas se servir dans la vie active. Pour la simple raison qu’il a été mal obtenu. Qu’il a été acquis dans des conditions « douteuses » et pratiquement risibles. L’autre jour, j’évoquais avec vous ce problème sénoufo : « Quand on n’a pas l’acte de validation de la dernière phase initiatique délivrée par les gardiens du bois sacré, on dose ses efforts de fête ! Sinon on risque de danser sans connaitre les joies de l’initiation » ! Je prie qu’il n’en soit pas ainsi pour lui ! A celui de ton Frère Charles, j’en rajoute un autre : KKB retombe sur le tapis vert et blanc sur lequel tu es né et sur lequel tu as passé toute ton enfance jusqu’à ton âge de maturité politique. Tu le sais, en politique, on ne fréquente pas les cases désespéramment vides, sauf pour s’enquérir du moral des derniers mohicans qui s’y trouvent encore. Parfois pour leur grand âge et pour d’autres facteurs  essentiellement ! Frère, je laisse la maxime entre tes mains, fais-en bon usage ! Charles sait de quoi il parle et je sais que tu sais de quoi il parle ! A bientôt ! Ce serait bien pour l’accueil, que tu arrives en plein jour !

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Par KONE KOBALI

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