Gare Gbêba d’Adjamé: Plusieurs acquis mais parent pauvre…Une structure oubliée

Gare Gbêba d’Adjamé: Plusieurs acquis mais parent pauvre…Une structure oubliée

Située derrière l’ancienne gare de la Société de transport Inza et frères (STIF), la gare Gbêba jouxte le Marché Gouro et s’étend sur un large espace. Depuis sa création en 2005 sous le nom de Coordination nationale des gares routières de Côte d’Ivoire (CNGR-CI), elle héberge nombre d’entreprises de transport terrestres aussi nationales et qu’internationales. Quels sont au juste les objectifs et missions de cette structure? Bénéficie-t-elle régulièrement de l’attention des autorités tutélaires?
Dans l’intention de défendre les acteurs du transport, notamment les chauffeurs régulièrement cibles des violences et barbaries des forces de l’ordre, Touré Adama a pris le taureau par les cornes en 2005 suite à une bavure policière sur un conducteur, pour créer la Coordination nationale des gares routières de Côte d’Ivoire (CNGR-CI).
Ce courage va désormais lui valoir l’admiration de toute la corporation. Le monde des chauffeurs et conducteurs venait d’avoir ‘’un messie’’. Très vite, il met à nu les priorités de sa structure: ‘’Non aux rackets, non à l’alcool au volant, non à l’excès de vitesse’’.
A cette période déjà, comme s’il était en avance sur son temps, il a dit non à la surcharge routière, car convaincu de ses effets néfastes sur les routes, sur l’économie, sur la santé des conducteurs, sur la durée de vie des infrastructures routières, et bien évidemment sur la durée de vie des engins. Il a aussi dit niet à la violence entre syndicats de transporteurs et syndicats de chauffeurs, estimant que ce sont ces deux groupements associatifs qui forment la corporation. La lutte contre la suppression des véhicules banalisés dans le transport figure sur la feuille de route de la CNGR-CI. L’on aussi le bannissement des gares routières sales comme des taudis avec ses soupentes branlantes, immondices dont raffolent les mouches. Touré Adama rêvait déjà d’un secteur moderne, attractif et attrayant, confirmant sa noble place aux premières loges dans l’économie ivoirienne.

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Les acquis de la CNGR-CI
Conscient que le secteur est en grande partie peuplé d’analphabètes, il crée un Centre d’alphabétisation en vue de dispenser le minimum de connaissances aux acteurs. Il met également sur pied, une Cellule focale de lutte et d’éradication du VIH/ SIDA et autres pandémies dans le secteur. L’on note aussi un Centre de formation des acteurs. Avec un accord du ministère de la Santé, une infirmerie est ouverte. En vue d’assurer la sécurité des biens et des personnes, surtout des usagers, un groupe de Sécurité de la gare est mis en place. En somme, la CNGR-CI délocalisée quelques années plus tard est devenue la gare Gbêba. Elle se veut un instrument moderne au service de la corporation.

Une structure oubliée
Du ministre des Transports Gaoussou Touré à Amadou Koné, il est rare de voir Adama Touré invité dans les cérémonies organisées par la tutelle ou structures sous tutelle. C’est le cas des missions de sensibilisation contre les surcharges routières. La CNGR-CI est en effet, absente à ces campagnes alors que son président Touré Adama en fait son cheval de bataille depuis les années 2005. Idem pour le projet de professionnalisation du secteur. Selon des sources concordantes, la CNGR-CI n’y figure pas non plus, alors qu’elle dispose d’un grand centre de formation. Selon toujours ces sources bien introduite auprès de certains membres de la structure, aucun d’entre eux n’a encore bénéficié d’un véhicule dans le cadre du renouvellement du parc-auto. Le constat est triste, mais n’ébranle point Touré Adama qui est croyance en Dieu. «(…) Quand Dieu voudra, les autorités m’appelleront », répond-t-il à notre préoccupation.
Nathanaël Yao

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