FPI : De la guerre des trois à la troïka ? (Opinion)

Le président légal du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’guessan, avait dit, au moment de sa rencontre à Bruxelles avec le fondateur principal de son parti, Laurent Gbagbo, qu’il était prêt à céder son fauteuil à son mentor.

Laurent Gbagbo est rentré en Côte d’Ivoire depuis le 17 juin 2021. Il n’a pas encore parlé du FPI. Sa collaboration avec la branche dissidente qui considère qu’il est le président du parti, on peut aisément imaginer qu’il est dans la posture des “Gbagbo Ou Rien” (GOR).Reniant du coup Affi.

A Mama, il n’y avait ni Affi N’guessan, ni un de ses représentants. Il ne traite qu’avec Assoa Adou qu’il considère comme le Secrétaire général du FPI et Georges Armand Ouégnin, le président de “Ensemble pour la démocratie et la souveraineté” (EDS) dont il est l’inspirateur. Il y a donc une certaine guerre Gbagbo-Affi. Un FPI à deux têtes. Car Affi refuse qu’on appelle Laurent Gbagbo, le président du FPI.

La troisième personnalité du FPI qui risque d’entrer aussi en conflit avec Laurent Gbagbo, c’est sans doute son épouse Simone Ehivet Gbagbo. Qui s’est sentie humiliée dès le retour de son époux avec une demande de divorce publique et qui a une “petite femme” à ses côtés.

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Pour éviter une guerre des trois personnalités, il faut arriver à une troïka. S’entendre pour sauver le FPI de l’implosion et le diriger à trois. Avec chacun son rôle bien défini.

Il y va de la survie d’une opposition forte avec l’alliance projetée entre le PDCI-RDA de Henri Konan Bédié et le FPI de Laurent Gbagbo réunifié. On veut la réconciliation nationale ? Il faut d’abord la réconciliation interne.

Gilles Richard OMAEL

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