Exclusif/Refus de passer par le pavillon présidentiel? «Gbagbo n’a pas eu le choix, voici ce qui s’est réellement passé» (Franck A. Kouassi, SGA du FPI)

Des bruits courent, et ça fait débat sur les réseaux sociaux. Laurent Gbagbo aurait refusé de passer par le pavillon présidentiel offert par Alassane Ouattara, président de la République et président du RHDP. Pour avoir la vérité des faits, africanewsquick.net a interrogé, par téléphone, Franck Anderson Kouassi, Secrétaire général adjoint en charge de la Communication du Front Populaire Ivoirien (FPI, tendance Gbagbo). Il était au cœur de l’organisation. Il explique ce qui s’est réellement passé à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Nous vous proposons ses propos recueillis.

«Il n’a pas refusé le pavillon présidentiel. Ce n’est pas vrai. Le pavillon était ouvert, les personnalités qui devraient l’accueillir étaient dedans, installées dans le pavillon. Mais le débordement, le monde qu’il y avait, il ne pouvait plus passer par le pavillon, parce qu’on n’était pas sûr de maîtriser la sécurité. Donc le protocole et la sécurité ont décidé qu’il reste dans la voiture et qu’il vienne saluer à partir de la vitre baissée de sa voiture les autorités et autres chefs traditionnels, les militants. C’est ce qui s’est passé. Ce n’est même pas Gbagbo qui l’a décidé, c’est le protocole en accord avec la sécurité. C’est parce qu’on ne contrôlait plus la situation sécuritaire. Les policiers sur qui on avait compté pour maintenir l’ordre étaient également débordés. Les militants étaient devenus euphoriques. Sinon, il n’a pas refusé, et personne n’a refusé. Bien au contraire, le directeur du protocole d’Etat est venu le matin, on a travaillé ensemble, ils ont ouvert le pavillon et on fait tout ce qu’il y avait à faire pour que le président Gbagbo passe par le pavillon.

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Guikahué du PDCI, Affi N’guessan, Danièle Boni-Claverie et toutes les autorités politiques et administratives, c’est là-bas qu’on les a installés. Mais comme la situation devenait ingérable, on a dû leur dire de sortir et que le président n’allait plus passer par là et qu’il allait rester dans sa voiture. Au moins dans la voiture, vous allez venir le saluer et il va partir. Guikahué est venu lui serrer la main dans la voiture, tout comme Boni Claverie et les chefs traditionnels. Et on a démarré, c’est tout. Il n’y a pas eu de boycott du pavillon présidentiel.

Si on ne voulait pas, on n’allait jamais accepter le pavillon et on n’allait même pas remercier Ouattara pour ça. En plus, on n’allait même pas chercher à ouvrir le pavillon.»

Propos recueillis par Guy TRESSIA

Photos : Victorine SOKO

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