Droits de l’homme: Aimée Zébéyoux veut des élections apaisées et parle du cas Pulchérie Gbalet en détention… deux poids deux mesures

Droits de l’homme: Aimée Zébéyoux veut des élections apaisées et parle du cas Pulchérie Gbalet en détention… deux poids deux mesures

Les élections présidentielles du 31 octobre 2020 approchent à grand pas avec son corolaire de manifestations à travers le pays contre le 3e mandat du président Alassane Ouattara.

“La société civile peut appeler à manifester mais pacifiquement. Les manifestations ne doivent pas empêcher les citoyens de vaquer à leurs occupations et c’est ce que nous constatons depuis un moment dans le pays. Les manifestations entraînent des casses, des destructions, des dégâts collatéraux…” a dénoncé Aimée Zebeyoux, premier responsable du Secrétariat d’état chargé des Droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Elle s’est exprimé ainsi, le mercredi 17 septembre 2020 lors de sa rencontre avec les Organisations de la société civile (Osc) autour du thème “sensibilisation et informations sur les déclarations des organisations de la société civile et appels pour des élections apaisées”.

Poursuivant, Madame la Secrétaire d’Etat a indiqué que  l’Etat est obligé à un moment donné de tout bloquer afin d’éviter le désordre. “Cependant, les manifestations pacifiques sont toujours autorisées”, a-t-elle rappelé.

Le cas Pulchérie Gbalet et des personnes des Osc en détention

Madame Zébéyoux a donné des explications concernant les membres de la société civile arrêtés. Pour le cas de Pulchérie Gbalet, présidente de l’Alternative citoyenne ivoirienne (Aci), les négociations se poursuivent. “Les enquêtes sont en cours. Quand il y a arrestation, c’est qu’il a eu une enquête au préalable. La procédure doit suivre… Nous menons des actions mais pas publiques dans ce sens. Pulchérie avait plusieurs fois été interpellée…”, a-t-elle confié aux Osc qui ont posé ce problème. La ministre est revenue sur le fait que les déclarations ne doivent pas se faire sur les réseaux sociaux. “Le rôle de la société civile, c’est d’accompagner l’Etat. Nous devons être des arbitres, des médiateurs… Nous ne devons pas jouer le rôle des partis politiques. Sinon, nous tournons le dos à notre mission”, a-t-elle estimé.

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Deux poids deux mesures

Il y a interdiction de manifester sur les voies publiques. Pourtant, lors de l’investiture du président Alassane Ouattara candidat pour son 3e mandant, ses partisans ont occupés les voies principales en marchant d’Adjamé jusqu’au stade Houphouët-Boigny au Plateau. “Ils peuvent bénéficier d’une circonstance atténuante puisqu’ils convergeaient vers un endroit clos qui est le stade”, a répondu la Secrétaire d’Etat chargée des Droits de l’Homme.

La récente  décision de la Cadhp

Selon la Secrétaire d’Etat, “les  décisions de la Cours africaine des droits de l’homme et des peuple (Cadhp) porte atteinte à la souveraineté de l’Etat… L’arrêt après la décision du Conseil Constitutionnel est juridiquement sans objet. Si cela était intervenait quelques jours avant, cela pouvait avoir une portée”.

MOSK

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