Divo: Baoulé et Dida, un traité de non-agression scellé, le ministre Amedé Kouakou devient ‘’Tégbo Aliko Amedé’’

Les Dida et les Baoulé de Divo viennent de sceller un pacte de non agression. Ils sont désormais ‘’Toukpê’’. A l’initiative des chefs de canton Baoulé, chefs de villages et cadres du grand Centre, le peuple Baoulé s’est déplacé avec un échantillon représentatif des cadres et têtes couronnées Baoulé, pour dire merci au peuple frère, Dida, pour avoir adopté leur frère, Dr Amedé Koffi Kouakou. La cérémonie a eu lieu, le samedi 15 mai 2021, dans le village de Gly, terre natale du chef des chefs Dida.

Cette célébration avait toute sa symbolique. Si elle avait pu se tenir à Divo, le choix du village de Gly n’est point fortuit.

En effet, Gly est le village du dépositaire des us et coutumes du département de Divo, le chef, Tégbo Aliko. S’y rendre était l’honorer doublement dans la mesure où, la fine fleur des cadres et chefs du peuple Baoulé y était présente d’une part, et d’autre part, le peuple Baoulé, venait traduire au peuple Dida, sa reconnaissance.

Il y a des mois en arrière, des malentendus avaient opposé le ministre Amedé Kouakou, certains de ses frères et des jeunes Baoulé de Tiébissou. Ce différend a pu trouver une issue heureuse grâce à la médiation des chefs Baoulé et Dida. La paix étant revenue, reconnaissants, les chefs du Centre ont à nouveau effectué le déplacement de Divo, pour sceller la fraternité et le vivre-ensemble avec leurs frères Dida.

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Ce, d’autant plus qu’ils vivent en parfaite symbiose avec le ministre Amedé Kouakou, mais avant lui, avec son défunt père, Gnanga Kouakou.

Pour le peuple Baoulé, cette complicité n’a d’autre explication que le fait qu’il soit élu maire de Divo depuis 2013 et aujourd’hui, député de Divo sous-préfecture. Toute chose qui a fait dire au ministre Amedé Kouakou que la région du Loh-Djiboua est une terre d’accueil.

« La terre du Loh-Djiboua est une terre accueillante. En plus des autochtones Dida, vous avez tous les autres peuples qui vivent ici en grande intelligence. Aujourd’hui, nous sommes venus rencontrer le chef des chefs avec l’ensemble des chefs Dida, les cadres Baoulé et les chefs canton sont venus saluer leurs parents Dida, pour toute l’hospitalité et la fraternité. Mais, ils sont aussi venus leur dire merci pour moi-même qui suis issu de la communauté Baoulé, mais très intégré au sein de cette communauté Dida », a-t-il insisté.

C’est fort de tout cela qu’il a poursuivi pour dire qu’il ne cessera jamais de dire merci. « On ne cesse jamais de dire merci », a indiqué le maire de la commune de Divo. Qui a exhorté ces deux peuples, mais au-delà d’eux, le peuple ivoirien, à continuer à rechercher inlassablement la paix, gage de tout développement. « Car la chose essentielle c’est la paix dans notre pays. Vous savez que le président de la République, sa volonté est de développer notre pays. Et pour le faire, il faudrait qu’il y ait la paix», a martelé le ministre de l’équipement et de l’entretien routier.

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 « Merci hier, merci aujourd’hui, merci demain »

Prenant la parole au nom de cette forte délégation venue du Grand centre, Nanan N’guessan Bangui chef canton Gban de Didiévi, par ailleurs membre du Directoire de la chambre des Rois, a salué la légendaire gentillesse du peuple hôte. Aux siens, il a demandé de savoir se souvenir. « Le peuple Dida nous a rendu un grand service. Recevoir d’abord le père Kouakou ensuite le fils Amedé, ce, en rapport avec l’harmonie avec laquelle ils vivent ici, nous avons tenu à venir dire merci. Merci pour le vivre-ensemble qu’ils ont su créer. Nous prions Dieu pour que cela continue. Il n’y a pas qu’Amedé qui vit à Divo. Même dans les forêts, il y a des Baoulé qui y sont. Et c’est de pour tous ceux-là que nous disons merci », a-t-il dit.

Par la suite, il a lancé un appel à ses ressortissants. « On dit qu’on ne se déplace pas avec sa coutume. On adopte la coutume qu’on trouve sur place. Je demande à mes frères Baoulé d’adopter la coutume de leurs frères Dida, leur façon de faire, leur façon de vivre. Je pense que c’est parce que nos frères Baoulé ont adopté leur tradition, qu’ils vivent ensemble et que l’harmonie règne entre eux », a-t-il reconnu.

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Pour sa part, le chef des chefs, Dida, Tégbo Aliko, a salué la démarche. Puis, il a remercié tous les chefs canton et rois qui ont effectué nombreux le déplacement. « Ici à Divo, nous sommes soudés. Toutes les communautés vivent en symbiose », a dit le chef Aliko. Il a ensuite salué les actions de développement du chef de l’Etat, qui œuvre au vivre-semble. Les deux peuples ont donc prié pour la cohésion entre eux, mais pour que Dieu continue d’élever leur fils et frère, Amedé Kouakou, pour qu’il puisse toujours soutenir les peuples Baoulé et Dida.

Dans la pure tradition ivoirienne, les deux groupes ethniques ont scellé un traité de non-agression et de respect mutuel. Enfin, en sa qualité de fils adoptif, le ministre Amedé Kouakou fut baptisé Tégbo Aliko Amedé. Signe qu’il est le pont entre les deux peuples.

Ont pris part à cette cérémonie, la sénatrice Tamini, le maire de Djèkanou Ibrahim Diallo, le DG de Fraternité Matin, Venance Konan, le sénateur Louis Habonouan et de nombreux maires du Grand Centre.

GRO avec Sercom MEER

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