Décapitation de Koffi Toussaint (enfant unique) à Daoukro: André Silver Konan et des Ivoiriens s’indignent de l’attitude des autorités policières

Décapitation de Koffi Toussaint (enfant unique) à Daoukro: André Silver Konan et des Ivoiriens s’indignent de l’attitude des autorités policières

N’guessan Koffi Toussain a été assassiné atrocement par décapitation et sa tête prise pour un ballon de football à Daoukro, lundi 9 novembre 2020. Scène insoutenable. Samedi 14 novembre, la gendarmerie de Daoukro aurait laissé entendre au père du décapité qu’il pouvait enterrer son fils.

FORTES PRESSIONS SUR LA POLICE APRES UNE VIDEO DE DECAPITATION D’UN JEUNE A DAOUKRO-La police ivoirienne est placée devant ses responsabilités face un crime horrible qui s’est déroulé à Daoukro, le 9 novembre 2020, en marge des manifestations de l’opposition à un troisième mandat du président Alassane Ouattara.

Dans une vidéo d’abord attribuée à M’batto avant que des témoins affirment que la scène s’est déroulée à Daoukro, on voit des jeunes tenant des machettes, jouer avec la tête d’un jeune dont le corps baigne dans une marre de sang. La scène, à en croire France 24, dans sa rubrique des observateurs, s’est bel et bien déroulée à Daoukro. “À Daoukro, fief de l’opposant, ancien président et candidat à la présidentielle de 2020, Henri Konan Bédié, des manifestants se sont réunis lundi 9 novembre pour protester contre le résultat de l’élection”, souligne France 24.

Qui précise “Une vidéo du corps d’un homme décapité, sur laquelle on voit certains frapper la tête à coups de pied, circule beaucoup sur les réseaux sociaux ivoiriens. Nous n’en publions qu’une capture d’écran dans le seul but de certifier qu’elle a bien été prise à Daoukro”. Selon le site Afrikipresse, il s’agit d’un jeune mécanicien du nom de N’Guessan (Ndlr, N’guessan Koffi Toussaint, né le 1er novembre 1986, enfant unique de son père Kouassi N’guessan et de sa mère feue Ya Akissi Christine, voir extrait de naissance), qui ne faisait pas partie des manifestants mais qui a été victime de son patronyme. “Le jeune décapité à Daoukro est un mécanicien innocent et étranger aux manifestations selon plusieurs témoignages”, révèle le site. Précisant que “dans la vidéo on voit des gens sans remords, heureux de jouer avec la tête coupée d’un innocent. Ceux qui ont commis le crime méritent d’être identifiés et confrontés à la loi pénale (et non aux exigences des accords et arrangements politiques”.

Extrait d’acte de naissance de Koffi Toussaint

“Je me trompe où jusque-là, la police ivoirienne, prompte à lancer des appels à témoins, pour des brûleurs présumés de bus, n’a pas encore jugé utile, depuis le 9 novembre, date de la scène filmée ; de lancer un appel à témoins, pour retrouver les jeunes dont les visages sont nettement visibles, dans la scène de décapitation du jeune de Daoukro ?”, s’est indigné André Silver Konan. “On va continuer à faire ça dans ce pays ? La valeur d’un bus est-elle plus importante que celle d’une vie ?”, s’est-il interrogé.

Sur les réseaux sociaux, il n’est pas le seul à s’indigner et à mettre la police ivoirienne face à ses responsabilités. “Jusqu’à présent, la Police dite nationale n’a lancé aucun appel à témoins pour arrêter les microbes qui ont décapité notre frère à Daoukro. Mais pour avoir simplement brûlé un bus à Yopougon, ils ont publié des captures d’écran de vidéo pour rechercher les auteurs”, a dénoncé un autre Internaute.

GRO avec Afriksoir.net

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