Crises ivoiriennes: «La France n’est plus digne d’être appelée la patrie de la liberté, de l’égalité et de la fraternité» (Ange DAGARET-DASSAUD)

Crises ivoiriennes: «La France n’est plus digne d’être appelée la patrie de la liberté, de l’égalité et de la fraternité» (Ange DAGARET-DASSAUD)

Si j’avais un choix à faire, je ne serai jamais né dans un pays francophone. Non plus, je n’aurais pas été français par la langue nationale parlée. Ni hier, ni aujourd’hui, ni demain. Je m’en serai éloigné. Mais je n’avais pas le choix. Comme je n’ai pas eu le choix de choisir mes parents. Je n’ai pas choisi mon père ainsi que ma mère. Je n’ai pas non plus choisi de naître à Gagnoa, au pays Bhété, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.

Mais cette France dont je n’ai jamais fait le choix d’être liée historiquement et qui m’a imposé sa langue (le français) me frappe d’une grande affliction à cause de ce que mon pays vit actuellement.

Cette France qui a colonisé ma terre d’Eburnie vient de me convaincre qu’elle n’est plus digne d’être appelée la patrie de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. 

Elle n’est plus pour moi la patrie de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Elle n’est plus la patrie de Gilbert Motier de La Fayette. Ce brave soldat français qui est allé au secours des peuples américains pour leur Indépendance contre les Britanniques.

Cette France m’a enlevé le goût du français sur ma langue avec laquelle j’écris ce texte. Devrais-je couper ma langue par ce que je suis dégoûté par la France politique? Or, sans ma langue, en tant qu’un organe de mon corps, je ne suis plus vivant. Pourtant…

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Une France politique que je pensais avoir tiré des leçons de sa forte implication inimaginable dans la manifestation du génocide rwandais.  Sous la présidence de François Mitterrand. 

Cette France que je pensais pouvoir se racheter en proclamant la vérité en Côte d’Ivoire. Surtout après la bévue politique du président Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca dans son insupportable partialité dans la guerre postélectorale faite aux Ivoiriens au nom d’une amitié d’intérêts contre un peuple. Et son attitude belliqueuse contre les Ivoiriens a laissé un goût amer sur notre langue française.

Je ne savais pas la France politique si cruelle dans son indifférence à voir un peuple s’entre-déchirer, s’entretuer à cause de la violation de sa constitution et dans la défense de sa loi fondamentale.

Pourtant, la France a les moyens, dans ce cas d’espèce, de sauver des vies. En prenant partie pour la vérité constitutionnelle. Elle ne l’a pas fait. Elle, qui parle de l’ordre constitutionnel lorsque l’ordre est quand même dérangé. Et, qui le sait mieux!

La France, toujours, si prompte à distribuer de bons points au Niger lorsque le président Mamadou Youssouffou n’est pas candidat à un troisième mandat.  Et qui devient, brusquement, aphone et atone lorsque c’est le contraire, ailleurs, en Côte d’Ivoire et en Guinée. Qu’est-ce qu’elle a finalement cette France de Macron? N’est-elle plus capable d’un libre arbitrage? Pourquoi est elle si différente à la souffrance des Ivoiriens? Elle aurait pu opter comme Jacques Chirac pour  la vérité lorsque Bush fils voulait sa guerre contre l’Iraq.

Ange DAGARET-DASSAUD

Mais elle a opté pour la politique de l’autruche.  Elle a fermé exprès les yeux sur la vérité qui aurait pu sauver des vies humaines en Côte d’Ivoire. 

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Quelle est cette France ! Pas celle de Henri Grouès dit l’abbé Pierre. Qui vient au secours des faibles. Mais celle de Macron. Insensible et impassible. Celle-là, je m’en méfie dorénavant. Elle est plus dangereuse que celle de Jacques Foccart, de cette françafrique. Sournoise mais visible, connue et reconnue par tous.

Ivoiriens, nous devons en prendre conscience ! Tirons en des leçons et comptons sur nous-mêmes. Si la France de Macron n’en a pas conscience ; elle vient de nous conforter qu’elle n’est pas humanitaire.

La France vient de relancer la lutte contre son néo impérialisme sournois et hypocrite,  contre son ingérence dans nos affaires africaines. 

Prenons en conscience et organisons nous pour y arriver. La France de Macron vient de nous fortifier. Il faut en prendre conscience et s’en tenir à ça. Désormais ! 

Plus jamais, nous ne devons laisser la France mettre son nez dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire. 

Par quatre fois, elle nous a prouvé que les Ivoiriens ne doivent pas compter sur elle. Mais une seule personne fait son bonheur en Côte d’Ivoire et non le peuple ivoirien.

En 1999, 2002, 2011 et 2020. Ça ne fait pas trop ça? Un peuple doit être solidaire et uni pour sa survie, pour sa souveraineté. 

La France nous y invite tous !!!

Ange DAGARET-DASSAUD 

1 thought on “Crises ivoiriennes: «La France n’est plus digne d’être appelée la patrie de la liberté, de l’égalité et de la fraternité» (Ange DAGARET-DASSAUD)

  1. Bonsoir ,

    Comment pouvez-vous continuer à vous faire diriger par un pays comme la France qui vous a colonisé,( fait souffrir , voler vos richesses, etc..) Quant je vois des Noms de présidents Français sur les plus grandes avenues d’Abidjan, à Bassam des Noms comme rue du capitaine Marchand et bien d’autres ! Vous avez fêter les 60 Ans de votre indépendance cette année et vous avez au
    cœur d’Abidjan l’armée française ( Le BIMA ) que tous les Ivoiriens connaissent .De grâce coupez le cordon ombilical et devenez souverain de votre beau pays que j’habite depuis peu mais que j’aime sans pouvoir l’expliquer .Je suis français et j’ai honte pour tout cela .Reveillez-vous car l’Afrique est l’avenir du monde .

    Joël Masson ( Fraternellement )

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