COVID/Refus de Félix Tshisekedi de se faire vacciner: Des spécialistes donnent les probables raisons

Selon Radio France International, Félix Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo (RDC) ne compte pas se faire vacciner contre la COVID-19 avec la dose du vaccin Astrazeneca.

Car ‘’personnellement il a des doutes sur ce vaccin. Et sur le plan personnel, il attendrait que – et ça va se faire de manière imminente- l’arrivée en RDC d’autres lots de vaccins. À ce moment-là, quand il y aura une panoplie plus large, il se fera vacciner.’’

Cette position avait créé la polémique, dans le pays au moment où la population est très réticente vis-à-vis des vaccins.

Pour beaucoup de personnes, dont des autorités le président devrait prendre les devants.

 « J’ai personnellement pris mes responsabilités et je me suis fait vacciner le 10 juin dernier pour montrer l’exemple de sorte que les Congolais m’emboîtent le pas », a par exemple déclaré l’ancien candidat à la présidentielle Martin Fayulu.

Pour Yap Boum, épidémiologiste et représentant Afrique pour Epicentre, si Félix Tshisekedi n’avait pas eu de suspicion quant à la différence entre les vaccins Astrazeneca et Covishield, il ne se serait pas prononcé.

« Je pense que tout part de là. Il y a un problème en termes de communication de la part des laboratoires Astrazeneca, qui produit les deux vaccins, dans deux environnements différents (en Inde et en Europe). À mon sens, il est compréhensible et normal, d’un point de vue réglementaire, que des vaccins produits en Inde ne soient pas soumis au marché européen. Mais le problème se pose pour la population. Si les choses avaient été expliquées clairement dès le début du processus, les choses se seraient mieux passées. Ils auraient dû communiquer sur le fait que ce sont deux vaccins identiques, mais produits avec des procédures différentes. Là, les gens l’ont appris au moment où certains ont voulu voyager. Ils ne pouvaient pas car ils avaient “l’autre vaccin”.  C’est alors devenu un problème. Du coup, le public, même averti, ne va pas massivement se faire vacciner», a-t-il expliqué.

En dehors des explications données par M. Boum, le vaccin Astrazeneca a subi de nombreuses critiques et rebondissements à cause de la déclaration d’effets secondaires, après le début de son utilisation dans l’arsenal vaccinal européen, notamment quelques cas de caillots sanguins pouvant entraîner une thrombose et des décès chez des personnes vaccinées. Comme de nombreux pays, la France avait suspendu à partir du 15 Mars 2021, l’utilisation du vaccin Astrazeneca suite aux premiers signalements de thrombose. L’EMA a donc dû ré-évaluer le vaccin, mais confirme que ce ne sont que de “rares” cas. La balance bénéfice/risque reste avantageuse et le vaccin “sûr et efficace”, selon eux.

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Ayant suivi cet avis, ainsi que l’analyse de la HAS (autorité sanitaire française), la France a de nouveau autorisé l’utilisation du sérum, mais ce dernier recommandé uniquement pour les personnes âgées de plus de 55 ans, les risques de caillots ayant été principalement constatés chez les patients en dessous de cette tranche d’âge. 

Certains pays comme le Danemark ont pris la décision d’arrêter son utilisation. La Norvège était aussi entrain de réfléchir à suivre cet exemple. 

Toutes ces raisons sèment le doute dans l’esprit des populations à travers le monde entier.

Seuls l’OMS et les spécialistes peuvent rassurer ces populations dont beaucoup sont décimées par la pandémie.

Nathanael Yao

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