Covid-19 en Côte d’Ivoire: La maladie avance, le taux de positivité en hausse de 6%, les populations relâchent dans les mesures barrières… impuissantes, le cri du cœur des autorités sanitaires et policières

Covid-19 en Côte d’Ivoire: La maladie avance, le taux de positivité en hausse de 6%, les populations relâchent dans les mesures barrières… impuissantes, le cri du cœur des autorités sanitaires et policières

 

Après l’allègement des mesures barrières, des Ivoiriens ont cru à la fin de la pandémie. Et pourtant, le Coronavirus (Covid-19) continue de sévir en Côte d’Ivoire, avec plus de 2300 cas de contamination. Dès lors, «il est donné de constater un relâchement au niveau des mesures sanitaires et sécuritaires, notamment l’application des mesures barrières. Le ministre de la Santé sollicite l’engagement de tous pour faire ensemble barrage à la progression de la Covid-19 dans notre pays », a déclaré Dr Édith Clarisse Kouassy, visiblement inquiète face à la progression fulgurante de la pandémie malgré les conseils des spécialistes de la santé. Selon cette conseillère technique du ministre de la Santé, depuis quelques semaines, le bilan de la pandémie continue de s’alourdir malgré « la qualité de la prise en charge».

Le taux de positivité en hausse de 6% à la date du 19 mai 2020 contre 3,01% la veille. Dr Édith Clarisse Kouassy a exhorté, dans un véritable cri du cœur, les populations à rester toujours en alerte pour faire barrière à la propagation de la pandémie. «Cela est extrêmement important si nous envisageons un retour dans les meilleurs délais à une vie normale», a-t-elle conseillé.

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Avec le retour des maquis et autres lieux d’affluence, il va sans dire que dame Covid-19 n’est pas prête à quitter le pays surtout que les simples mesures barrières ne sont pas observées. Pire, à la faveur de cette rentrée des classes à l’intérieur du pays qui laisse plus d’un perplexe, le virus se déporte facilement avec des convois clandestins de voyageurs clandestins qui n’ont rien à voir avec la tenue scolaire. Le porte-parole de la Police nationale, le commissaire principal, Charlemagne Bleu, ne dénonce-t-il pas « l’organisation de convois et voyages clandestins à la faveur de la reprise des classes à l’intérieur du pays » ?

Alors, impuissant, le commissaire qui se voulait strict au départ, invite aujourd’hui les candidats au retour à l’intérieur du pays à se conformer « au strict respect des formalités en vigueur ». Malgré ces appels incessants à suivre et à appliquer les gestes barrières, Abidjan vit à 100 à l’heure dans les maquis et boites de nuit sans se soucier de la maladie qui fait ravage.

G.R.O. avec F.K.O.

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