Côte d’Ivoire-désobéissance civile: «Ouattara doit se rendre à l’évidence pour prendre une décision sage avant le 31 octobre» (Affi N’guessan)

Côte d’Ivoire-désobéissance civile: «Ouattara doit se rendre à l’évidence pour prendre une décision sage avant le 31 octobre» (Affi N’guessan)

La coalition de l’opposition ivoirienne ne démord pas, dans la poursuite de son mot d’ordre de désobéissance civile qui gagne du terrain sur le territoire national.

Ce mercredi 21 octobre 2020, au siège du Pdci, faisant un point de l’opération de désobéissance civile lancée depuis le 20 septembre 2020, Pascal Affi N’guessan a informé l’opinion que les ivoiriens répondent favorablement à l’appel de l’opposition. L’opération, dit-il, va s’intensifier au cours des prochains jours. «La désobéissance civile a discrédité le processus électoral. Il n’y a pas de campagne et il n’y aura pas d’élection le 31 octobre 2020 », s’est-il réjoui face à la presse fortement mobilisée pour l’occasion. Pour le candidat du Fpi, désormais porte-parole de la plateforme de l’opposition, Ouattara doit se rendre à l’évidence pour prendre une décision sage avant le 31 octobre en reportant le scrutin. Sinon martèle-t-il, «si d’aventure il ose, ce ne sera pas seulement des huées mais toute la force de réprobation générale » qu’il devrait s’apprêter à affronter. Et Affi N’guessan de déclarer avec force : «Si rien ne change, l’après 31 octobre sera de la même tonalité que l’avant 31 octobre. Après ce 31 octobre, les ivoiriens devront se donner un gouvernement de transition. Il faut un gouvernement de transition pour gérer le pays transitoirement».

Ragaillardi par l’union sacrée de l’opposition dont il est devenu de fait le porte-parole, Affi N’guessan répond au gouvernement qu’il n’a plus aucune légitimité à mener une quelconque discussion. Pour la coalition de l’opposition, il faut une facilitation internationale adossée soit à la Cedeao soit à l’ONU pour des résultats probants.

Le candidat du FPI en profite pour rappeler la Cedeao à sa responsabilité dans cette nouvelle crise préélectorale ivoirienne. «La Cedeao a bien compris la légitimité de nos revendications. Mais il ne suffit pas de bien comprendre. Il faut un minimum de courage pour amener celui qui doit faire des concessions à le faire. (…) La Cedeao ne peut pas ignorer l’arrêt de la Cadhp. Nous demandons à la Cedeao du courage. Elle a une responsabilité et nous voulons qu’elle assume cette responsabilité de façon définitive », a-t-il répliqué au communiqué de la dernière mission de la Cedeao qu’il a accusée de ne pas avoir été à la hauteur des attentes placées en elle.

A Alassane Ouattara qui tient des propos moqueurs aux opposants au cours de sa campagne, Affi a rappelé la responsabilité qui doit être la sienne d’être digne de la première personnalité du pays dans ses prises de parole en public.

Avec SD et connectionivoirienne.net

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