Côte d’Ivoire : Comprendre la crise actuelle du cacao et les défis inhérents

«Le Cacao profite-t-il encore à la Côte d’Ivoire ? », ce livre du banquier ivoirien Jean-Baptiste PANY sur le cacao a été sélectionné pour les phases finales des prix «World cook books Awards 2021» organisés par GOURMAND INTERNATIONAL à Paris le 05 juin 2021. Sur plusieurs livres en provenance de 175 pays, il a été sélectionné parmi les 4 finalistes du prix.

Ce livre est disponible actuellement en librairie (Librairie Harmattan, Librairies de France, FNAC, Librairie Carrefour, etc.)

RESUME DU LIVRE

« La récolte de cacao de la saison 2016-2017 a révélé une surproduction de plus 500 tonnes en Côte d’Ivoire, occasionnant une baisse des prix en 2017 de plus de 30 % et autant pour les revenus des producteurs de cacao en Côte d’ivoire. Depuis cette date, le cacao ivoirien traverse une crise majeure et fait découvrir plusieurs défis auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée depuis de longues années. Il s’agit notamment de la surproduction de cacao, de la pauvreté endémique des cacaoculteurs, de divers risques de réputation observés dans le sciage du cacao dont le travail des enfants et la déforestation. Il s’agit également de l’orpaillage clandestin et du risque d’empoisonnement des récoltes et des terres où se cultive le cacao en Côte d’Ivoire. D’autres défis comme la gestion efficiente de l’immigration ou la maîtrise de l’exportation des emplois nobles et de la valeur ajoutée du cacao ivoirien vers les pays riches sont des préoccupations analysées dans le livre écrit par Jean-Baptiste PANY, cadre de banque et Sénateur ivoirien.

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Pour comprendre la crise actuelle du cacao et les défis auxquels le cacao cultivé dans les forêts ivoiriennes est confronté, le livre de Jean-Baptiste PANY a interrogé les archives des périodes précoloniale et coloniale, avant de poser un regard très critique sur les objectifs macroéconomiques assignés à cette culture depuis l’indépendance du pays et devenue stratégique pour l’économie ivoirienne depuis la saison 1977-1978 où la Côte d’Ivoire est devenu le leader mondial de la fève brune devant respectivement le Ghana (20%) , le Nigeria (6%) et le Cameroun (6%).  

L’auteur du livre de la semaine intitulé « le cacao profite-t-il encore à la Côte d’Ivoire ? », après avoir fait un constat pessimiste sur les profits effectifs obtenus par la Côte d’Ivoire avec son cacao, invite à un changement du modèle économique actuel du cacao afin de lutter efficacement contre la pauvreté endémique des fermiers du cacao. Il invite aussi à définir des objectifs macroéconomiques plus vertueux à assigner au cacao ivoirien.

L’auteur démontre dans son livre la détresse de la filière cacao à laquelle il prédit un sort similaire à celui du café en Côte d’Ivoire, si des mesures idoines ne sont pas prises. Véritable sermon en faveur de l’environnement et des paysans planteurs de cacao, le livre de Jean-Baptiste PANY plaide surtout pour un regard différent sur le cacao ainsi que pour la défense des fermiers, les seuls à ne pas profiter réellement du fruit de leur travail. »

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PARCOURS PROFESSIONNEL DE L’AUTEUR

Un ancien du lycée de San-Pedro et de l’université d’Abidjan. Un fils authentique du territoire. Sénateur, élu de la région du Gboklè et politiquement engagé depuis 2018 pour la lutte contre la pauvreté en Côte d’Ivoire.

Le parcours professionnel de Jean-Baptiste Pany est essentiellement marqué par une carrière bancaire riche de 23 années d’expérience et de financement de l’agriculture en Côte d’Ivoire.

Il a été, durant 8 ans, Président de la Commission matières premières agricoles de l’APBEF CI et occupé dans plusieurs banques locales ou filiales de banques multinationales, la direction de l’exploitation et/ou du financement de l’agriculture.

Il est aussi, depuis 2012, à la tête de deux structures spécialisées dans la promotion de la très petite entreprise d’une part, et de la valorisation du pouvoir d’achat des populations les plus vulnérables, d’autre part.

Présentement, il est  Chef d’entreprise d’une société de la place.

Gilles Richard OMAEL

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