Côte d’Ivoire : Affaire « Probo Koala » : Qui veut ‘‘manger’’ l’argent « toxique » ?

Côte d’Ivoire : Affaire « Probo Koala » : Qui veut ‘‘manger’’ l’argent « toxique » ?

 

Est-ce que les Ivoiriens se souviennent encore qu’en 2006, un navire se nommant « Probo Koala »  avait déversé une certaine quantité énorme de déchets toxiques, environ 500 m3 dit-on, dans la périphérie abidjanaise ? Dans les after work, les foyers familiaux et lors des conversations et échanges entre amis et parents, cette affaire avait surtout nourri les débats..

Récemment, c’est un écrit publié par le confrère André Silver Konan sous le titre « Affaire des déchets toxiques en Côte d’Ivoire : Adama Bictogo visé par une plainte des victimes du Probo Koala », à la date précise du 1er mars 2019, que nous avons appris ce qui suit.

« Adama Bictogo, proche du président d’Alassane Ouattara, serait la cible d’une plainte des victimes du Probo Koala, le navire qui avait illégalement déversé des produits toxiques dans la périphérie d’Abidjan en 2006. L’ex-ministre avait joué les bons offices pour le compte des victimes, dont certaines l’accusent de détournement de fonds. Après plusieurs années de tractations, des victimes réunies au sein du Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (RENADVIDET-CI) ont porté plainte contre l’ex-ministre Adama Bictogo, qu’ils accusent de détournement de fonds.  Les proches de ce cadre du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, mouvance présidentielle) dénoncent une « action à visée politique », alors qu’un nouveau gouvernement était attendu dans les prochains jours. Jeudi 21 février, le RENADVIDET-CI, qui revendique parler au nom de plus de 842 victimes, a introduit une « action en restitution d’indu et en dommages et intérêts » à l’ encontre d’Adama Bictogo. Une audience devrait se tenir le 4 avril, au tribunal de première instance du Plateau ». Ce papier a permis au Quadrupède de savoir que ce dossier est encore d’actualité.

 

Une 2ème phase d’indemnisation de 224.000 victimes 

Cette fois, c’est de « koaci.com » du  samedi 30 mars 2019 que nous avons pu lire. Le Président de la Coordination nationale des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (CNVDT-CI), Claude Gohourou a annoncé, au cours d’une rencontre avec la presse qu’il est prévu une seconde phase d’indemnisation des victimes des déchets.

Et  c’est Claude Gohourou qui explique : «Il y avait une opposition par rapport au nombre de personnes prises en compte par Trafigura lors de la 1ère phase d’indemnisation. Là où l’Etat de Côte d’Ivoire a déclaré 100 mille malades, 25 personnes hospitalisées, 17 morts, Trafigura ne peut pas dire qu’elle a indemnisé 29 mille individus et l’indemnisation est terminée en Côte d’Ivoire. Voici l’origine de la procédure de la deuxième vague. C’est cette remise en cause de la déclaration de Trafigura qui nous a poussé à engager la procédure de cette 2ème vague ».

Il a annoncé que 224 mille victimes sont concernées par la deuxième vague et promet révéler le montant des fonds destinés à cette opération au cours d’un giga meeting. Il fait cette précision : «Une partie des fonds de cette indemnisation est déjà à Abidjan. Demain au stade de Vridi Cité, nous allons dévoiler l’exclusivité du montant aux victimes ».

 Claude Gohourou soutient que cette partie de l’argent destinée à l’indemnisation des victimes est logée dans une banque de la place dont nous tairons le nom.

  1. Gohourou prétendant que des gens s’enrichissent au détriment des victimes pendant qu’il est traité de tous les noms, il a fustigé le comportement de ses détracteurs qui annoncent déjà, l’échec de cette nouvelle procédure. «On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Nous nous trouvons au point de départ, s’il y a eu une première indemnisation, pourquoi on ne parlerait pas d’une seconde. Alors, quand Charles Hanon Koffi dit que la deuxième phase est illusoire, vous comprenez qu’il n’a aucun intérêt pour les victimes. Et il ne se bat pas pour les victimes. Tout ivoirien avec la catastrophe qui a eu lieu en Côte d’Ivoire ne peut pas s’enorgueillir ou se satisfaire de ce que, 29 mille personnes soient indemnisées et que le dossier soit clôturé. Nous disons aussi que la première indemnisation est inachevée et malsaine ». Parole de Claude Gohourou.

Il a par ailleurs dénoncé les pratiques de l’entreprise Trafigura qui fait croire qu’elle a signé un accord confidentiel avec les victimes. «Aujourd’hui, vous commencez par le chef de l’Etat, le Premier ministre, les membres du Gouvernement ainsi que l’ancien régime, je veux qu’on me présente, cet accord confidentiel signé entre Trafigura et les victimes qui parle de fin d’indemnisation. C’est un accord confidentiel opaque caché, lugubre qui est détenu par Trafigura dont les représentants sont des personnes comme Charles Hanon Koffi qui pour elles, le dossier d’indemnisation des victimes doit être clôturé définitivement et rester sans suite en Côte d’Ivoire », a déploré M. Gohourou.

 

Programme de contrôle et de validation des listes

A partir d’une date proche, le programme de contrôle et de validation des listes sera communiqué aux victimes.

C’est le Président de la Coordination qui prévient que cette opération sera gratuite dans le District d’Abidjan et les victimes auront les informations précises sur les différentes périodes de l’arrivée des avocats et de l’indemnisation.

 

La rumeur des vérités cachées

Dans les bases ou sièges des structures d’enrôlements des victimes des déchets toxiques, il y a beaucoup d’informations qui circulent sous forme de rumeurs. Il est aussi bon de savoir que dans notre pays la Côte d’Ivoire, ces rumeurs sont des vérités cachées …

Il se raconte que les structures ont effectivement reçu sur leurs comptes bancaires beaucoup d’argent, des milliards, qu’elles doivent distribuer aux victimes. « Beaucoup d’argent », dit-on ; au point que selon les calculs, chaque victimes doit s’attendre à recevoir en moyenne cinq millions CFA. Et quand le quadrupède s’est intéressé à ce dossier, il s’est rendu compte que la phase des mises à jour a été effective et terminée. Les payements sont prévus pour les mois de d’Août à Novembre 2020.

L’argent va donc circuler dans les mains et poches des victimes.

Par ici la monnaie !

Thierry LEES  

In L’ELEPHANT DECHAINE N°673

4 thoughts on “Côte d’Ivoire : Affaire « Probo Koala » : Qui veut ‘‘manger’’ l’argent « toxique » ?

  1. C’est bien beau tout ça, mais tout est entré les mains de Dieu, que la distribution d’indemnisation se fasse dans la bonne foi.

  2. Bonsoir,
    Ma belle-mère s’était fait arnaquer de 58 000 euros sur la Côte d’Ivoire depuis le 06 août 2017 par envois successifs avec W-Union et Money Gram et a gardé les récépissés.
    Elle a vendu son appartement pour un homme et vider ses économies. Elle était à la rue avec toutes sortes de dettes et facture. Quand je l’ai appris, ça m’a tellement choqué que j’ai tout de suite cherché des contacts pour l’aider, on a commencé d’abord par porter plainte à la gendarmerie, puis à la police, et ça n’a rien donné. Mais heureusement, par chance, j’ai pu avoir l’adresse de la présidente de la police Interpole contre la cybercriminalité et grâce a elle ma belle-mère a été rembourser de l’équivalent de 62.000,00 € par le gouvernement y compris un dédommagements de 250 00 €. Dieu merci tout c’est bien passé, je ne souhaiterais pas même à mon pire ennemi de subir ce que ma belle-mère à vécue, car elle était vraiment désespérée, elle avait tout perdu, ça à été un coup de chance de pouvoir contacter Mme Ballestrazzi, En tout cas elle a eu son compte et ne vas plus sur l’internet, et ça m’a donné beaucoup de conseils, car je ne savais pas que ce genre d’arnaque était possible, mais je vois que rien n’est impossible sur l’internet surtout quand je vois ces centaines de commentaires sur les forums d’arnaque de tout genre. Depuis ce moment, je n’entreprends rien de professionnel sur l’internet a part suivre les actualités et discuter avec mes connaissances. Si vous n’avez pas vraiment confiance à mon témoignage, vous pouvez belle et bien vous renseigner sur Mme Mireille Ballestrazzi sur Google pour voir qu’elle existe et quelle est aussi la présidente de la police Interpole. Je vous donne l’adresse de la présidente d’interpole pour tous ceux qui ont besoin d’aide.

    ADRESSE : Mireille.Ballestrazzi.fr@gmail.com  

  3. Pour remédier aux préjudices financiers subits sur internet, l’Organisme International de Répression Contre la Cybercriminalité (OIRCC) et la Brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information (BEFTI) créés par les pouvoirs publics et en collaboration par Interpol mondial sont à la disposition de toute personne victime de toutes formes d’escroquerie sur internet. Contactez-nous directement à l’adresse suivante:

    VICTIME.ARNAQUE.INTERPOL@GMAIL.COM / VICTIME.ARNAQUE.INTERPOL@GMAIL.COM

    Votre plainte sera immédiatement prise en compte par nos experts et une procédure sera mise en œuvre de l’arrestation jusqu’au remboursement de la somme arnaquée y compris le dédommagement dans certains cas.

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