Côte d’Ivoire-3e mandat de Ouattara: En attendant la décision des vrais chefs traditionnels, la désillusion commence…

Côte d’Ivoire-3e mandat de Ouattara: En attendant la décision des vrais chefs traditionnels, la désillusion commence…

Alassane Ouattara, après deux mandats, projette de violer encore la Constitution, mère de toutes les lois ivoiriennes avec un 3e mandat. On manipule l’opinion avec des appels au chef de l’Etat pour briguer un autre mandat contre la volonté du peuple exprimée dans la Constitution. Des chefs traditionnels sont manipulés, des Ivoiriens avec. Mais l’échec et la désillusion viennent de l’ouest, à Man. Et risque de se propager comme une onde de choc à travers tout le pays.

En effet, quelques centaines de chefs Dan réunis à Man, la capitale du Tonkpi ce weekend, se sont désolidarisés de l’ancien député Gué Pascal, qui avait selon eux osé parler aux noms de tous les chefs de la région aux obsèques d’Amadou Gon à Korhogo.

On se rappelle que Gué Pascal, à la tête d’une délégation, «montée de toute pièce» par les ministres Konaté Sidiki et Vagondo Diomandé, «à coup de dizaines de millions de francs cfa», avait supplié le chef de l’État Alassane Ouattara, de rempiler pour un troisième mandat.

Cette sortie avait suscité une levée de boucliers chez de nombreux DAN qui ne se reconnaissaient pas dans les propos tenus devant le président de la république. Ces derniers par la voix des chefs réunis ce weekend appellent une stricte neutralité des chefferies traditionnelles, comme l’impose la constitution.

Nous avons joint certains chefs traditionnels de plusieurs régions qui disent presque la même chose. «Le président Ouattara nous a donné une Institution, la Chambre des Rois et chefs traditionnels. Nous l’en remercions. Mais en même temps, il nous a interdit, à travers de notre statut et règlement de la Chambre, de nous afficher politiquement. Nous devons être à distance des partis politiques. Le président ne peut pas nous interdire cela et susciter des gens parmi nous pour violer nos propres règles», nous ont-ils confié. Puis d’ajouter : «Si nous qui sommes les gardiens des us et coutumes, des règles de base de nos villages, tribus, cantons et royaumes, ne respectons pas la Constitution qui est au-dessus de nous, qu’adviendra-t-il de nous quand les jeunes, déjà irrespectueux, vont nous regarder bafouer la constitution? Nous devons rester dignes et faire respecter la loi en ne nous impliquant pas dans les choix politiques des partis politiques».

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Gilles R. Omael et Adiko E.

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