Convention-BP extraordinaire et éclaté du PDCI-RDA: «Je veux qu’il y ait beaucoup de candidats…», Guikahué (SE) explique et répond aux détracteurs de Bédié dont Adjoumani (RHDP)

Convention-BP extraordinaire et éclaté du PDCI-RDA: «Je veux qu’il y ait beaucoup de candidats…», Guikahué (SE) explique et répond aux détracteurs de Bédié dont Adjoumani (RHDP)

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) organise une réunion du Bureau politique éclatée en 4 rencontres, ces 4 et 5 juin 2020, au siège dudit parti à Cocody. Pr Maurice Kakou Guikahué, Secrétaire exécutif du PDCI-RDA, explique dans cette interview les enjeux et les objectifs de ces 4 rencontres.

Monsieur le secrétaire Exécutif  demain (ce jeudi 4 juin)  le Pdci organise un bureau politique extraordinaire. Quelles sont les raisons qui donnent un caractère extraordinaire à ce bureau politique?

C’est  un bureau politique extraordinaire parce qu’il se fera sur plusieurs jours et en plusieurs sous sections. Et ce bureau politique intervient également dans un contexte particulier  avec la pandémie de la Covid-19 et il y  aura  un point unique à son ordre du jour.

Ce bureau politique extraordinaire a nécessité le choix de 400 membres  de cette instance du Pdci   sur plus de 2000 membre que compte ce bureau politique. Pourquoi ce choix de 400 personnalités?

La taille  de ce bureau politique a été faite par rapport à la situation sanitaire que nous vivons. Et toutes les organisations utilisent aujourd’hui cette même méthode. L’Assemblée Nationale où je suis député, nous sommes 251 députés. En séance plénière les 251 députés doivent être présents pour voter la loi. Nous avons des commissions qui sont composées d’au moins 40 députés. Quand vous finissez les travaux en commission et que la loi va en plénière, ce sont tous les députés qui doivent voter pour que  cette loi soit une loi de l’Etat.

A cause de la Covid-19, on ne prend que 40 députés en plénière. Donc chaque  fois qu’il y a une plénière, l’on ne prend que 40 députés qui votent la loi à la place des 251 députés. Et ces lois sont valables. C’est donc une adaptation que nous faisons parce qu’il y a la distanciation sociale qu’il faut respecter.  Donc le Pdci ne pouvait pas échapper à cela car nous sommes dans le pays et nous devons respecter  toutes les mesures éditées par le  conseil national de sécurité.

Le constat que nous faisons, c’est que le président de la République organise des conseils présidentiels. Quand nous voyons les photos,  les ministres respectent la distanciation et ce n’est d’ailleurs pas tous les ministres qui participent à ces rencontres du président de la République, mais ces réunions sont valables. Le président du parti a calqué  sur ce même modèle en réduisant le nombre des membres du bureau politique. Il aurait pu réduire  moins que cela, mais dans les textes du Pdci, en son article 54, il est  dit que ‘’le bureau politique comporte 400 membres. Mais le 12ème congrès avait donné la latitude au président du parti de nommer les membres du bureau politique. Donc  en fonction de la situation, il y a nommé certains membres du bureau politique. Et là, il fallait prendre un échantillon du bureau politique, et il a appliqué  les textes en nommant  400 membres du bureau politique pour la période. Et l’intitulé de la décision est clair. Il est dit, le bureau politique nommé pour la période de confinement dû à la pandémie du Covid-19. Donc c’est une mesure spéciale de nomination de 400 membres du bureau politique. Donc cela est statutaire.

Mais comment ces 400 membres ont donc été choisis ?

Ces  400 membres ont été choisis parmi tous ceux qui étaient à jour de leurs cotisations car ceux qui sont à jour de leurs cotisations sont au-dessus de 400. D’abord  Il y a un certain nombre de personnes qui ont payé leur cotisation en 2020, eux nous les avons tous pris. Et nous  avons complété avec ceux qui ont payé leur cotisation en 2019. Mais nous avons une répartition géographique de telle sorte que toutes les régions  de la  Côte d’Ivoire se retrouvent dans les 400 membres. Le Président du parti, le Chef du secrétariat Exécutif, les vice-présidents, les membres  du secrétariat exécutif, les délégués départementaux et communaux, tous les élus, c’est-à-dire, tous les députés, tous les sénateurs, tous les maires et tous les président de conseils régionaux ont été pris. Lors des rencontres que nous avons eues avec les délégués, il y a un délégué qui a pris la parole pour dire que nous aurions pu nous limiter aux élus qui sont l’émanation du peuple. Et il a indiqué que si nous avons 150 personnes nous pouvons faire un bureau politique.

Nous lui avons dit qu’il avait raison, mais nous avions voulu aller jusqu’à 400 personnes et  au-delà. Nous avons ajouté tous les présidents de la Jpdci et de l’Ufpdci  qui sont membres du bureau politique. C’est pourquoi dans cette liste vous  retrouverez les présidents de Jpdci et de l’Ufpdci. Et puis les présidents des principaux mouvements de soutien qui sont membres du bureau politique mais à jour de leur cotisation. Donc dans les 400 membres, il n’y a pas quelqu’un qui n’est pas à jour de ses cotisations. Nous avons par exemple 350 délégués mais il y a 118 chefs lieux  de département. Nous  avons 105 départements plus 13 communes d’Abidjan. Les communes d’Abidjan sont considérées pour nous comme des départements. Donc nous avons pris d’abord 118 délégués, pour que nous ayons un délégué dans chaque département. Nous aurions pu publier ces listes depuis le samedi 30 mai. Mais par respect pour les militants, le président à demandé qu’il y ait une large consultation. J’ai rencontré le collège des anciens composés des membres du comité des sages, des vice-présidents, du conseil de discipline et de l’inspection du parti. Je les ai rencontrés pour leur expliqué comment nous  devront procéder. Et ils nous ont encouragés.

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Toute la journée du mardi dernier, nous avons rencontré tous les délégués départementaux de la zone sud  et Est, matin, ensuite   de l’Ouest et l’Ouest montagneux  et enfin la zone centre et nord. Nous  leur avons expliqué ce nous sommes en tain de dire, à charge pour eux d’aller expliquer à leurs militants. Pour me résumer, je dirai que nous avons fait le choix de 400 membres à cause de la situation sanitaire que nous traversons. Nous avions la possibilité de faire 200 personnes par réunion du bureau politique. Mais le président du parti est allé plus  loin en disant qu’il préfère quatre réunions  parce que le bureau politique est élargi au comité des sages. Donc il a choisi 103 membres du comité des sages  qu’il a reparti dans les différentes sessions. 

Donc chaque session fait 125 personnes. Il faut ajouter donc les journalistes et la sécurité pour faire les 200 personnes. Ensuite, il faut que les uns et les autres sachent que la maison du parti est assez grande. Nous aurions pu prendre la salle plus quatre chapiteaux pour prendre au moins 1000 personnes. Mais il faut dire que c’est un seul lieu. Donc nous devons respecter les 200 personnes.

Je voudrais demander aux personnalités qui viendront de se conformer aux mesures. Une fois que leur véhicule les dépose dans la cour de la maison du parti, ces véhicules ressortent. A la fin de la rencontre, ces personnalités peuvent appeler leurs chauffeurs pour qu’ils viennent les chercher. Car si les personnalités viennent avec leurs chauffeurs et leurs gardes du corps nous seront plus de 200 personnes au sein la maison du Pdci. A la fin de la cérémonie, on désinfecte la salle et le deuxième groupe s’installe pour sa rencontre. Je leur demande de respecter la discipline car nous nous protégeons et nous devons respecter à la lettre les mesures  au cours de ce  bureau politique comme avons l’habitude de le faire. Certaines personnes vont certainement se fâcher, mais je préfère être rigoureux et après demander pardon, car après tout je suis médecin. Donc  il y a le secrétaire exécutif doublé du médecin qui  va recevoir les gens. Donc nous serons stricts. Avant cette rencontre  ce soir (hier mercredi 3 juin)  la salle sera désinfectée. Demain (Aujourd’hui) après la première réunion, la salle sera désinfectée avant la deuxième rencontre. C’est un gros boulot, c’est pourquoi je demande aux uns et aux autres d’être à l’heure. Pour ceux que ne seront pas à l’heure, ils ne pourront pas avoir accès à la salle si la rencontre commence. Il faut que les uns et les autres respectent les mesures barrières, c’est-à-dire se laver les mains, porter des masques.

Quel  est l’ordre du jour de ce bureau politique ?

Nous parlerons de la prochaine convention du Pdci-Rda. Vendredi aux termes des rencontres, vous aurez ce qui a été décidé. C’est le même ordre du jour avec les 4 réunions qui vont regrouper 400 personnes.

Le président Bédié va-t-il présider les 4 réunions du Bureau politique ?

Il sera là. Ça dépendra, parce qu’il y a l’article 81 du règlement intérieur qui donne la latitude au président du parti de déléguer le chef du secrétariat exécutif, quand il est absent. On l’a déjà fait en 2015 lors de la réunion sur les finances où j’ai présidé la réunion du Bureau politique. Donc, ça dépendra. Le président pourrait être au moins, à l’ouverture et à la clôture. Ça dépendra de lui. Il est venu de Daoukro pour présider le Bureau politique.

Sur les réseaux sociaux, un internaute dit que l’article 123 dit que le règlement intérieur est fait pour 5 ans. Est-ce que ce Bureau politique va renouveler le règlement intérieur ?

Non, le Bureau politique, ce n’est pas pour changer le règlement intérieur. C’est pour parler de la convention. Le règlement intérieur n’est pas à l’ordre du jour.

Il y a un document qui a circulé ces derniers temps, parlant des conditions pour être candidat à la candidature de la convention. Est-ce que ce document est fiable ?

Même dans les grands pays, quand il y a des réflexions, il y a des fuites. C’est ce que le Bureau politique va décider qui sera les conditions.

Le document est-il fiable ?

Il n’est pas fiable parce qu’il n’émane pas du Bureau politique.

Quand vous parlez de 75 millions à payer pour la caution, est-ce que vous ne pensez pas que c’est un peu trop ?

Lisez d’abord le texte. On dit que dans la communication qu’on va présenter et ce n’est même pas un secret. On a décidé depuis le 5 mars. On a fait la réunion de la coordination dans la salle du secrétariat avec 150 personnes. Tous les vice-présidents, tous les membres du secrétariat, de l’inspection, du conseil de discipline. Si vous voyez notre organisation, il y a le président, les vice-coordonnateurs et les coordinations. Mais chaque coordination se réunit et on a présenté les choses. On a dit que pour être candidat du Pdci, il faut d’abord remplir les critères nationaux. Si tu ne remplis pas les critères nationaux, on va t’éliminer. Si nous choisissons quelqu’un qui ne remplit pas les critères nationaux, il est éliminé.

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Donc, on a rappelé les critères nationaux. C’est le code électoral qui dit qu’il faut être exclusivement ivoirien, ce n’est pas le Pdci qui l’a dit. Le code dit qu’il faut avoir au moins 35 ans. Le code dit qu’il faut jouir de ses droits civiques et politiques. Le code dit qu’il faut être parrainé par 1% de l’électorat collecté dans au moins 50% des régions et districts autonomes. Le code électoral dit qu’il faut s’acquitter d’une caution de 50 millions. Ça, c’est le code électoral, ce n’est pas le Pdci. Il ne faut pas que les gens racontent des choses. Ces décisions du code électoral, il faut d’abord les respecter.

Deuxièmement,  les critères internes. Tu es Pdci, le Pdci a décidé ses critères. Le 12ème congrès dit qu’il faut être militant actif. Donc, on propose un certain nombre de critères. Je vois sur les réseaux sociaux, pourquoi 10 ans ? Mais je vais dire aux uns et aux autres que si vous prenez le règlement intérieur du Pdci, pour être nommé secrétaire exécutif, chef du secrétariat exécutif, il faut avoir fait 5 ans au Bureau politique. Ça, c’est dans nos textes. Donc, quelqu’un ne peut pas venir comme ça pour être le chef du secrétariat exécutif. On dit aussi que pour être nommé à ce poste, il faut être ivoirien, jouir de ses droits, être de bonne moralité, être disponible, avoir passé au moins 5 ans au Bureau politique. Ce sont des règles qui ont été dites depuis 2013 au 12ème congrès. Ce n’est pas hier que nous avons inventé ça. Ça fait 7 ans. Et pour être candidat à la présidence du Pdci-Rda, il faut avoir fait au moins 10 ans au Bureau politique et être à jour des cotisations. C’est un parti politique, c’est une association. Donc celui qui dit qu’il est fatigué de se promener et que maintenant, il veut être candidat à la présidence de la République, il s’en va au Pdci en 1 an, il a joué bidé. Il ne va pas être candidat. Un parti politique a des règles et c’est une association privée. Ça a des idéaux. Celui qui veut être notre candidat, il doit connaitre le parti, il doit nous connaitre, il doit connaitre l’histoire, il doit savoir qui est Biaka Boda. Ça c’est le minimum. Mais on dit que tu es président du Pdci-Rda et tu ne connais même pas les pionniers.

Ceux qui parlent donc de condition d’exclusion font tout faux ?

Il n’y a pas d’exclusion. D’abord, il y a eu exclusion au niveau de l’Etat. Et tous ceux qui ont moins de 35 ans, ne sont-ils pas exclus ?

Est-ce à dire que le ministre Rhdp, Kobenan Kouassi Adjoumani ignore complètement le code électoral ?

Non, là, Kouassi Adjoumani est en train de pleurer. Ce sont des pleures de quelqu’un qui est perdu. Parce qu’il veut enlever la honte. Eux, ils sont partis à une réunion. Ce n’était même pas à l’ordre du jour et Ouattara a déclaré pourquoi il a décidé de ne plus être candidat et à la fin, il a présenté Amadou Gon. Adjoumani vient et il parle. Lui, il est mal placé pour parler de nos critères. Nous, on a des critères, c’est démocratique. Il y a un terme psychologique. C’est une projection. Il est en train de pleurer. Comme il aurait voulu que le Rhdp soit et ce n’est pas comme il avait souhaité, ce sont donc des pleurs.

Ne craignez-vous pas des candidats indépendants par la suite ?

Oui, dans les critères… Au Pdci, ce n’est pas la première fois. Moi, je ne sais, peut-être que c’est parce que la présidentielle cristallise des passions. En ce qui concerne la députation et les municipales, on met en place une Commission électorale au niveau du Pdci. Et puis, il y a les critères. Il y a des gens qui déposent leur dossier au Pdci ici et on refuse parce qu’ils ne remplissent pas les critères. Il y a une fiche qu’on donne, tu remplis et puis le délégué de la zone avise. Je suis de Gagnoa, je veux être candidat à la députation, il y a une fiche que j’envoie à mon délégué qui témoigne en réunion de bureau de la délégation si je participe aux réunions et que j’agis en fonction des intérêts du parti à Gagnoa etc. Et la fiche parvient au siège du parti. Donc, il y a longtemps que nous pratiquons cela. Il y a au moins 20 ans. C’est maintenant que des gens se réveillent parce qu’ils nous jalousent.

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Il y a aussi certains détracteurs du Pdci qui disent que ces critères ont été taillés à la mesure du président du parti ?

Vous dites vous-mêmes que ce sont des détracteurs. Donc, vous les avez déjà disqualifiés. Les détracteurs ne peuvent pas être objectifs et tous ceux qui parlent sont des Rhdp déguisés, ce ne sont pas de vrais militants Pdci.

Il se dit aussi que le candidat va payer 25 millions et après il devra payer 50 millions. Pouvez-vous nous expliquer cela ?

Est-ce que vous vous souvenez de ce qui s’est passé en 2013 au 12ème congrès ? Il faut être cultivé. Au 12ème congrès, on a demandé une contribution de 18 millions pour organiser le congrès. C’est la même chose. Qui va payer les urnes de la convention, qui va payer le repas des présidents de bureaux de vote ? Vous voulez être président et c’est à moi de payer ?  Non, il faut participer. Il y a un journaliste que je considérais un peu mais qui commence à déconner. Ces derniers temps, il peut être visité par le Rhdp unifié ou bien, il a un problème et il veut plaire aux gens. On n’a jamais dit de payer 75 millions. Ce qu’on paye selon nos critères, c’est 25 millions de contribution à l’organisation de la convention. Une fois que tu es élu, le 1% des parrains, c’est le Pdci qui va le chercher pour toi parce que tu es son candidat. Les 50 millions de caution à donner à l’Etat, c’est le Pdci qui paye pour toi. C’est dire qu’une fois qu’on finit la convention et que tu es notre candidat, tu croises les bras et nous, on s’occupe de toi. Donc, nous on a demandé 25 millions pour organiser la convention. Moi-même, je veux qu’il y ait beaucoup de candidats pour que j’aie beaucoup d’argent pour faire une bonne convention.

On dit qu’il faut 1% de l’électorat. S’il y a 8 millions de personnes, 1%, ça fait 80 000 parrains. C’est le Pdci qui va les chercher pour toi en prenant ses bases pour te parrainer. Le candidat, une fois choisi, on fait son dossier, on signe son parrainage, on paye sa quittance, moi-même, je prends le dossier, je vais le déposer à la Cei.

Le président Bédié est-il candidat à sa propre succession ?

Vous allez le savoir… Ce qu’on va faire une fois qu’on aura fini le Bureau politique et si le Bureau politique accepte les propositions qu’on fait, il y aura une période d’appel à candidatures. Et puis, on met en place un comité de candidature qui est différent de la direction du parti. C’est comme le Conseil constitutionnel. Nous on reçoit les candidatures, on leur donne, c’est eux qui analysent, c’est eux qui valident, qui affichent la liste provisoire, la liste définitive. D’abord, vous saurez les périodes et si la période de dépôt est connue, vous saurez si le président Bédié est candidat. C’est comme une grossesse. L’accouchement arrivera, ne soyez pas pressé.

Avez-vous des dernières consignes avant le début des assises du Bureau politique ?

Que les gens viennent à l’heure. On va parler de la convention. Le Bureau politique qui devait se tenir le 25 mars 2020, qui n’a pas pu avoir lieu à cause du Coronavirus, qu’on tient. Parce que, normalement, le 6 juin, il faut aller à la convention locale. Or si vous avez vu le communiqué du président, il y a une petite erreur. Il y a un 1  qui a glissé. C’est l’article 82. Il dit en application de l’article 82 du règlement intérieur, il convoque. Parce que l’article 82 dit que les dates et les lieux de la tenue des assises de la convention sont fixés par le président du parti après avis du Bureau politique. Donc, avant le 6, il faut qu’on tienne un Bureau politique pour décider : est-ce qu’on annule, est-ce qu’on reporte ? C’est donc pour parler de tout ça qu’on a convoqué cette réunion du Bureau politique qui devait se tenir avant le 6 juin. Or le gouvernement le 28 mai, a fait un communiqué. Nous avions pensé qu’à partir du moment où ils ont permis le retour des enseignants dans toutes les zones et qu’il y a désormais le brassage des populations dans les cours de récréation, tout serait fini et nous pourrions mener nos activités comme avant. Mais le gouvernement a maintenu le quota de 200 personnes à regrouper et il proroge ça jusqu’au 14 juin qui curieusement est le jour où nous tenons notre convention.  Alors, fallait-il croiser les bras ou fallait-il faire quelque chose ? Quitte à être forclos et les gens allaient tomber sur nous sur le plan juridique. Donc, on a adapté la situation. Heureusement que dans nos statuts, le Bureau politique, c’est 400 membres. Donc, le président a fait les 400 membres et comme il a latitude de nommer le Bureau politique, à un moment donné quand la situation va s’arranger, il va nommer un nouveau Bureau politique.

Propos recueillis par Guy TRESSIA, DS, EA et JN

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