Cherté de la vie: JB Koffi (COC-CI) désavoue le gouvernement et lance un appel fort aux consommateurs

Suite à la grogne des Ivoiriens relativement à la hausse des prix des denrées alimentaires de première nécessité, le ministre Souleymane Diarrassouba, ministre du Commerce et de l’Industrie, a animé une conférence de presse, le dimanche 18 juillet 2021. Dans cette sortie du ministre, il a presque nié, sinon minimisé, la hausse des prix, selon lui négligeable. Ce qui n’est pas du goût de Jean-Baptiste Koffi, président de la Confédération des Organisations de Consommateurs de Côte d’Ivoire (COC-CI) que nous avons interrogé, via whatsapp. Il revient sur cette conférence de Souleymane Diarrassouba et lance un appel à l’union des consommateurs ivoiriens pour dire NON à ces hausses des prix et s’organiser en fonction pour mener des actions communes concertées.

Revenant sur la conférence du ministre, JB Koffi a rappelé que «le dimanche 18 juillet dernier, nous avons pris part à une conférence de presse animée par M. Souleymane Diarrassouba, Ministre du Commerce et de l’industrie sur la cherté de la vie dans notre pays et surtout des dernières hausses de prix dénoncées à profusion sur les réseaux sociaux. Citant des exemples de hausses de prix de la viande de bœuf, de l’huile et de riz,  publiées sur la toile, le Ministre du commerce a dénoncé le caractère exagéré de ces informations qui étaient selon lui en déphasage avec les réalités du marché.»

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Ainsi, selon JB Koffi, «la Confédération des Organisations de Consommateurs de Côte d’Ivoire (COC-CI) a pris bonne note de l’argumentation de monsieur le ministre du commerce et de l’industrie.»

S’adressant aux consommateurs, le président de la COC-CI désavouera le ministre du Commerce quant à la minimisation des prix sur le marché. «Cependant la COC-CI note que sur les mêmes réseaux sociaux circulent des informations relatant diverses hausses de prix conformes au vécu des populations. Toutes choses que  ne nie pas le ministre Souleymane Diarrassouba qui reconnaît qu’il y des hausses çà et là sur divers produits d’un point de vente à un autre», nous a-t-il confié.

Ajoutant qu’«à analyser de près la sortie du ministre sur  le débat se situerait au niveau de l’ampleur des hausses de prix qui auraient pu être pire selon lui si le gouvernement n’avait pas pris certaines dispositions.»

Pour le président de la Confédération des Organisations de Consommateurs de Côte d’Ivoire (COC-CI), «c’est à ce niveau que se situe tout le débat, car les hausses notées çà et là, aussi minimes soient elles, finissent par peser lourd dans le panier du ménage quand on les additionne toutes. Voilà d’où vient la grogne des consommateurs que la COC-CI comprend bien et ne peut que soutenir.»

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C’est pourquoi, poursuit-il en lançant un appel pressant, «la COC-CI demande aux consommateurs de se  retrousser les manches et de prendre leur destin en main. Les consommateurs doivent comprendre que dans le combat contre la cherté de la vie que nous menons, nous n’aurons pas toujours le gouvernement de notre côté. Pire nous serons même parfois opposés.  Les consommateurs doivent donc apprendre à compter sur eux-mêmes. Prendre conscience de la force qu’ils représentent, s’ils font preuve de solidarité entre eux-mêmes dans leurs différents quartiers. C’est l’appel que lancent toutes les organisations de consommateurs aux populations. Apprendre à dire non ensemble avec les associations de consommateurs telle est la voie de notre salut».

Avant lui, le député Olivier Akoto, élu de la nation s’était élevé contre son homologue élu député de Yamoussoukro pour crier sa colère et son indignation.

“Cherté de la vie, nier cela, s’analyse en un mépris pour les populations”, a-t-il écrit avec africanewsquick.net en copie.

L’élu PDCI a poursuivi pour crier sa colère en disant qu’”un élu qui a été bien élu, qui vit le quotidien de sa population ne peut nier la cherté de la vie en ce moment en Côte d’Ivoire”.

 “Nous constatons une véritable hausse des prix des denrées alimentaires et produits  dans nos commerces”, ajoute-t-il.

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Puis de conclure : “Pensons à nos populations qui souffrent. Ça ne va pas dans nos ménages. La vie est chère et le constat est clair.”

Gilles Richard OMAEL

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