Insécurité : Grogne populaire et zéro pitié, quand le peuple se rend justice…

By: Africa Newsquick

HamBak 2016Insécurité : Grogne populaire et zéro pitié, quand le peuple se rend justice…

La nature a horreur du vide, dit-t-on! L’Ivoirien 2016, également surnommé sur une inspiration émergente de l’empereur Ouattara II l’«Ivoirien nouveau», ne s’est nullement fait prier pour illustrer cette vérité! En effet, quand il s’agit de remplir l’immense vide laissé par l’Etat, les Ivoiriens savent s’y faire, surtout en ces jours assombris par l’armée de microbes qui envahit petit à petit les différentes communes d’Abidjan.

Quand les populations se transformaient en police des mœurs

Le quadrupède, avec sa mémoire éléphantesque, se souvient qu’en 2013, les jeunes des communes d’Abobo et d’Adjamé, sans emplois pour la plupart, s’étaient transformés en police des mœurs, traquant sans état d’âme, ces demoiselles arborant, dans les rues, des tenues dites «indécentes». La sentence, c’est qu’elles étaient violentées, et parfois mises à nue. Le phénomène avait pris de l’ampleur, notamment grâce aux réseaux sociaux à travers lesquels étaient postées les vidéos de ces jeunes filles agressées et dénudées pour «tenues indécentes». Trois ans après, avec l’avènement des «microbes», la Côte d’Ivoire en est au même point… Se faire justice soi-même.

Grogne populaire et zéro pitié!

A ce jour, le gouvernement ivoirien tâtonnerait sur la solution à trouver, pour le règlement définitif du phénomène des «microbes» qui sévissent depuis la fin de la crise postélectorale qui a porté l’empereur Ouattara II sur le trône pour lequel il s’est tant battu. Tantôt c’est l’«épervier» qui est à leurs trousses, tantôt c’est une action de resocialisation. Les «microbes» entrent en action par intermittence et fixent les règles du jeu. Incontrôlables, intraitables, ils constituent une épine, et non des moindres, dans les pieds du gouvernement soupçonné de négligence coupable, dans la gestion du dossier. En dehors des coups d’éclats présentés sur les antennes de la RTI, rien n’a vraiment été fait pour endiguer le phénomène qui crée une psychose au point d’être de plus en plus méfiant lorsque l’on est en face d’un groupe d’adolescents. Les populations, affichant leur ras-le-bol, ont finalement opté pour une solution bien plus drastique. Se faire justice soi-même, s’auto-défendre et ne pas hésiter à tuer, si besoin est. La mise à mort de Mamadou Traoré, un chef des «microbes», brûlé le 14 mai 2015 par une foule déchaînée et agacée par les perpétuelles attaques, démontre bien que désormais les Ivoiriens sont prêts à se substituer aux forces de sécurité pour s’auto-défendre et même tuer, si tel est le prix à payer pour un peu de quiétude. Et cette situation est allée en se généralisant, dans plusieurs communes de la ville d’Abidjan où ce sont des groupes d’auto-défense qui refont surface. A Koumassi, pour ne citer que cet exemple récent, «les ʺmicrobesʺ attaquent, les populations ripostent». («Soir Info», 15/6). Les populations se radicalisent et accordent de moins en moins de prix à la vie depuis la crise postélectorale, et toutes les crises qui l’on précédée. Une solution viable et pérenne s’imposerait face à cette situation, et au plus vite. Car, si le peuple sent le besoin de se protéger lui-même…

BABETH BERIYTH, in L’Eléphant déchaîné n°455

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