Scandale du Permis de Conduire: Anaky Kobena annonce la fin de l’État en Côte d’Ivoire

By: Africa Newsquick

Anaki-KOBENANScandale du Permis de Conduire: Anaky Kobena annonce la fin de l’État en Côte d’Ivoire

Dépérissement programmé de l’État en Cote d’Ivoire ?

La Côte d’Ivoire, la sous région ouest africaine et le reste du monde ont été pétrifiés lorsque, le 18 avril 2016, au cours d’une conférence de presse, le Ministre ivoirien des transports, Gaoussou Touré, a déclaré que : « le permis sous forme de carte de crédit avait une puce vide, ne contenant aucune information et n’était relié à aucune base de données. »

Les ondes de choc d’une telle bombe sont incommensurables.

Tout d’abord, le permis de conduire relève d’une convention internationale à laquelle la Côte d’Ivoire a librement souscrit. Et ses règles ne permettent aucune transgression, surtout pour tout ce qui pourrait relever du crédit à accorder au document à présentation. Pour faire simple, envisager que le permis de conduire d’un Etat puisse être suspect est à rapporter au même effet que s’il s’agissait despasseports et des cartes nationales d’identité du même Etat.

Et si l’on nous apprend que la puce qui contient les données relatives au porteur du document, et qui, entre autre, permet d’abord de l’identifier et repérer géographiquement, puis peut donner des informations en mesure d’aider l’assistance médicale à lui prodiguer en cas d’accident ;

si cette puce donc est vide, il est légitime de mettre en doute le sérieux, l’honorabilité et la crédibilité de la Côte d’Ivoire.

S’il peut y avoir un défaut aussi important sur le permis de conduire, quelle crédibilité peuvent avoir les autres documents tels que le passeport et la carte nationale d’identité par exemple ? Ne va-t-on pas partout refuser le permis ivoirien et exiger le permis de conduire international ?

Ensuite, s’il semble que le Ministre des transports s’est exprimé sans pression ni émoi particulier, à la limite même ‟zen”, l’on se demande si l’image que ses propos allaient donner de la Côte d’Ivoire  l’a simplement effleuré.

A-t-il eu une pensée pour les milliers d’ivoiriens de la diaspora qui pourraient se retrouver en difficulté si le permis ivoirien ne devait plus être reconnu dans leurs pays de résidence ? Que nous réserveront les polices frontières de la sous région lorsque nous ferons des voyages éclair au volant de nos véhicules ?

Dans la foulée, on peut se tourner vers la Côte d’Ivoire personnifiée par son Etat.

En effet, si la puce est vide, cela peut être du au fait que l’on n’y a rien stocké depuis le départ, et donc que l’opérateur technique concerné a commis une énorme et lourde malversation envers la Côte d’Ivoire ;

soit que ce qui y a été stocké s’est délité avec le temps, ce qui relèverait d’une technologie ou d’une compétence technique défaillante.

A la surprise générale, ce point capital n’a même pas été évoqué par le Ministre lors de son intervention. Et pourtant, la solution au problème posé se trouve dans  l’un ou l’autre cas de figure.

  1. a) si l’opérateur n’a pas stocké de données dans la puce, alors que les données ont effectivement été recueillies dans la phase préliminaire de préparation du permis de conduire, il n’y a qu’un simple problème de technologie informatique. Le Ministère des transports devrait demander à chaque détenteur du permis de se présenter auprès des guichets de l’opérateur pour un transfert des données, ce qui ne prendrait que quelques secondes. Les détenteurs du permis ne devraient rien avoir à payer, et si cette opération devait occasionner des frais, ils devraient incomber totalement à l’opérateur défaillant. Étant d’ailleurs entendu que l’État pourrait le poursuivre pour non exécution de contrat, en dommage et intérêts comme au pénal.
  2. b) Si les données ont été effectivement stockées, et que c’est leur préservation qui fait problème, là encore, il y a défaillance de l’opérateur technique par rapport au cahier de charges.

Il a au moins la présomption de la bonne foi, même si la correction de cette défaillance lui incombe encore totalement.

Ici encore, ce n’est pas le citoyen titulaire du permis de conduire qui devrait payer quoi que ce soit. Et même si l’on devait refaire les permis, l’opération devrait être gratuite pour les usagers.

Qu’on le veuille ou pas, renouveler entre 500.000 et 700.000 permis de conduire à 10.000 FCFA l’unité , c’est forcement du beurre extra (pas de karité) sur les épinards ou le kabato.

C’est le lieu de diriger le mal que nous cause à tous ce scandale vers les piliers de l’État de Côte d’Ivoire, nos premiers et derniers recours.

1-Le Premier Ministre Kablan Duncan va-t-il entériner cette mesure ? Il connait bien le dossier des nouveaux permis de conduire pour avoir été Ministre des finances au moment de leur introduction.

2-L’Inspecteur Général d’État Niamien N’goran s’est il déjà autosaisi de ce problème puisque de toute évidence, il y a un lourd préjudice pour la Côte d’Ivoire, son trésor public et ses populations, lui qui était également au gouvernement lorsque la reforme du permis de conduire s’est annoncée ?

3-Le Président de l’Autorité de la Bonne Gouvernance, le premier Ministre Seydou Elimane Diarra, que toute la Côte d’Ivoire sait hypersensible au respect de la chose de l’État, ne devrait pas manquer d’entendre le Ministre des transports, les directions et structures concernées, ainsi que les opérateurs techniques mis en cause.

Il ne fait aucun doute que le citoyen ivoirien détenteur du permis de conduire en cours présentement ne devrait pas être sollicité pour encore payer quoi que ce soit au sujet des permis. A un moment donné, même le pubis des meilleures vaches à lait se dessèche et tarit.

Oui, M. le Premier Ministre, M. l’inspecteur Général d’État, M. le Président de l’Autorité pour la Bonne Gouvernance, vous vous devez d’intervenir, de vous mettre même en branle, puisque, par bonheur pour la Côte d’Ivoire, ce jour 28 avril 2016, une entreprise ayant travaillé comme concessionnaire de l’état vient, courageusement, de monter au front pour porter la contradiction à un Ministre de la République, en qualifiant de mensonges les propos du Ministre Gaoussou Touré concernant la puce du permis carte de crédit en cours, qui ne contiendrait pas de données. Et la société Interflex Africard Côte d’Ivoire, qui persiste et signe, se dit disposée à vous en faire la démonstration à la première sollicitation.

Les dirigeants de la société Interflex Africard sont à féliciter pour leur courage, car sous nos tropiques, il n’est pas courant que l’on ose dire leur fait aux tenants du pouvoir, ayez à cœur de les protéger.

M. le Premier Ministre, M. l’Inspecteur Général d’État, M. le Président de l’Autorité de la Bonne Gouvernance, la Côte d’Ivoire qui, dans son intégralité, ne veut pas encore repayer pour le seul permis de conduire, vous attend.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire

Le Président du MFA

Kobena I. ANAKY

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