Lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité : La trajectoire d’un fuyard, après Bassam! A quoi a servi le matériel de géo-localisation?

By: Africa Newsquick

hamed-bakLutte contre le terrorisme et la cybercriminalité : La trajectoire d’un fuyard, après Bassam! A quoi a servi le matériel de géo-localisation?

Connu pour être l’Eldorado des cybers criminels, la Côte d’Ivoire a pris des mesures corsées. Notamment la création de la Plateforme de lutte contre la Cybercriminalité (PLCC) dont Koné Bruno ne cesse de louer les prouesses. Mais elle n’a pas vu venir l’attaque des terroristes, hélas!

Face à la monté de la cybercriminalité et du terrorisme dans la Sous-région, la Plateforme de lutte contre la Cybercriminalité (PLCC) dont la mission essentielle est d’effectuer des enquêtes judiciaires portant sur les infractions visant ou utilisant des systèmes informatiques, apporter son assistance technique aux services de la Police et aux services connexes chargés de l’application de la loi lors des enquêtes judiciaires, a obtenu du matériel de pointe d’origine française de localisation et de géo localisation des IP – une adresse IP (avec IP pour Internet Protocol) est un numéro d’identification qui est attribué de façon permanente ou provisoire à chaque appareil connecté à un réseau informatique utilisant l’Internet Protocol – depuis au moins 2 ans. Mais l’attaque du 13/03/16 des fous d’Allah permet de remettre en cause aujourd’hui la fiabilité de ce matériel de pointe. Avec ce matériel, les forces en charge des domaines de la lute contre la cybercriminalité et contre toute forme de crimes organisés à partir d’internet dans le pays, devraient par anticipation mettre le grappin sur les semeurs de la mort. «L’Eléphant», dans sa fouine, s’est aperçu que les agents formés à l’utilisation de ce matériel de haute technologie n’auraient d’engouement pour cette méthode de travail. Ils préféreraient la méthode traditionnelle qui consiste à travailler ″sur dénonciation″. Toute chose confirmée par une source très au faite de la situation. «Les agents ne montraient pas beaucoup d’intérêts lors de la formation». Fulmine notre source. Quand on sait que les terroristes utilisent des technologies de l’information et de la communication, on peut aisément savoir qu’ils devraient être facilement identifiés à partir des IP. Hélas!

Une course contre la montre, après le 13 mars.

Dans sa traque des djihadistes, et comme «L’Eléphant» l’avait ébruité dans sa parution du N°431, la voie de l’informatique et de la technologique a été privilégiée. Le suivi des envois douteux de mails d’un ordi à IP connu et repéré depuis un certain temps qui se situe à Port-Bouët dans un triangle formé par l’hôpital, la grande mosquée et la rue des caraïbes, a été fait.  Mieux, la localisation, toujours du même IP qui est descendu du Nord à Abengourou – Bonoua – Port-Bouët, n’a pas été lâchée. L’IP qui était à Port-Bouët s’est retrouvé à Treichville, carrefour de l’avenue Christiania et du boulevard du 6 février, pas loin de la Garde républicaine. L’utilisateur de cette adresse indique dans ses mails la route à un correspondant qui est parti de Dabou, pour aller à Korhogo en passant par Yamoussoukro, et Katiola. Cela prouve bien que des terroristes ont réussi à s’enfuir et qu’ils ont des complices à Abidjan dont certains sont arrêtés, selon les autorités ivoiriennes.

Une lutte de positionnement dans la Sous-région

Les organisations DAECH (Organisation armée terroriste islamiste, d’idéologie salafiste djihadiste, qui a proclamé le 29 juin 2014 l’instauration d’un califat sur les territoires qu’il contrôle) et AQMI ( Al-Qaïda au Maghreb islamique, organisation djihadiste terroriste d’origine algérienne) se concurrencent pour l’implantation de leurs hégémonies respectives, en Afrique de l’Ouest. Les groupes sont composés en général d’idéologues venus du Nord, voire du Maghreb, de ″brouteurs″ (cybercriminels) locaux qui trouvent dans les complicités, un moyen de se faire du fric, et d’anciens rebelles non intégrés aux FRCI, voire intégrés puis désertés. Les passages de AQMI à DAECH, sont fréquents aussi. C’est la Sous-région qui souffrirait davantage, dans cette guerre de positionnement.

Dans le gouvernement ivoirien aussi, certains gagneraient à laisser le ministère d’Etat, ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, s’occuper de ce qui est de son ressort, et que les Conseillers spéciaux qui écument le château fassent le leur. Les Ivoiriens n’en seront que mieux gardés.

Mais comme notre Grand Chef promet que notre armée et nos services de renseignements sont parmi les plus performants du monde, on ne peut que  crier «Alléluia» ou bien «Allahou Akbar»?

A.TOURE, in L’Eléphant déchainé 432

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