Réseaux sociaux : Un Ivoirien interpelle la Jeunesse et les gouvernants africains

By: Africa Newsquick

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Quel poids représenterait la jeunesse africaine les décennies prochaine dans le monde numérique vis-à-vis de leurs camarades d’âge de l’Asie et de l’Occident? Quels sont les champs d’intérêts de la jeunesse africaine ? Depuis l’avènement de l’ère du numérique et malgré les faibles progrès réalisés par quelques  africains. Dans ce secteur, force est de reconnaitre que l’utilisation des outils du numérique en Afrique demeurent encore à l’état primaire. C’est-à-dire dans le secteur de l’amusement ?

Pourquoi la jeunesse africaine tarde tant à prendre son envol numérique alors que leurs homologues d’âge des pays du BRICS tels que Brésil- Russie -Inde-Chine et Afrique du Sud ; sont sollicités par les différentes entreprises multinationales et les banques pour assurer leur services après ventes ? La grande majorité des banques européennes a des callcenters en Inde créant ainsi des opportunités d’emploi pour la jeunesse indienne. L’Inde a adopté une politique scolaire qui va dans ce sens. Les élèves apprennent à partir de l’école primaire à faire de la programmation et cela grâce à un programme de gouvernement qui va dans ce sens. Les élèves sont motivés par le gouvernement Indien à faire des recherches ; innover ou créer des logiciels qu’ils pourront vendre à des multinationales ou à des nationaux. Tout ceci permet de créer des débouchés d’emploi.

Le manque de volonté de la part des gouvernants africains

Qu’est-ce qui empêche les gouvernements africains à faire autant ? Pourquoi n’investissent-ils  pas dans la jeunesse ? On a beau être intelligent lorsqu’on n’a pas les moyens nécessaire il est presque impossible d’atteindre son objectif. Malgré le manque de soutien de la part des gouvernants, la jeunesse africaine fait son petit chemin numérique en adhérant massivement à l’idée du génie de Facebook Mark Zuckerberg. Créer en 2003, Facebook est l’un des réseaux sociaux les plus populaires en Afrique et ce détail n’a pas échappé au patron de Facebook qui a créé un bureau de Facebook- Afrique dont le siège se trouve à Johannesburg et avec pour patronne une Sud-Africaine du nom de Nunu Ntshingila. En juin 2015 Facebook annonçait avoir 120 millions d’abonnés en Afrique. Ce qui fait des chiffres d’affaires de quelques millions de dollar par an pour les entreprises qui sont intéressés par les marchés africains.

Qu’est-ce que cette ouverture a pu apporter à la jeunesse africaine ? Difficile à répondre à cette question parce que j’ai l’impression que la jeunesse africaine semble ne pas encore comprendre les enjeux de Facebook. Près de 95% des publications des africains sont composés de vidéos de danses, des sketches parlant de relation femmes-hommes ; des clashes sur le matériel ; la calomnie et des « m’a tu vus ? » et du travaillement comme on le dite en Côte d’ivoire. Le travaillement, c’est le fait de jeter des billets de banque au cours d’une soirée sur des artistes ou des invités.

Le train du développement 

La  jeune africaine risque encore de rater le train du développement numérique faisant d’elle d’éternelle suiveur et consommateur de tout ce qui vient de l’Europe et d’ailleurs? Pourquoi les jeunes africains n’utiliseraient pas les réseaux sociaux pour promouvoir leurs talents? Pourquoi polluer le net en publiant uniquement des vidéos de danses etc.

Qu’est- ce qui empêche le jeune africain mécanicien ; peintre ; menuisier ; planteur ou éleveur d’utiliser les réseaux sociaux puisque c’est encore gratuit pour faire la promotion de son talent au lieu se livrer au gain facile ? C’est- à- dire le broutage et toute forme d’arnaque?

Si la jeunesse africaine ne veut pas encore rester longtemps « esclaves » des occidentaux, elle ferait mieux de s’investir dans son propre développement individuel au lieu d’attendre que tout lui soit proposé par les autres. Ne dit- on pas que : « Qui veut aller loin ménage sa monture » Tant que la jeunesse africaine restera dans cette politique d’amusement elle subira toujours.

A.Bamba (Libre Chroniqueur)

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