Interview/ Maguy Thaylor (artiste-chanteuse) : « Le Président Alassane Ouattara méritait au moins 95% des voix… »

By: Africa Newsquick

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Artiste-chanteuse ivoirienne, résidant à Londres (Angleterre), Maguy Thaylor, Gnondea Marie Kefa, à l’Etat-civil, de passage en Côte d’Ivoire, où elle a apporté sa contribution à la paix et au candidat du Rhdp Alassane Ouattara, pour qui elle a composé un hymne, celle qui pense que le nouveau patron de l’exécutif ivoirien est une fierté pour l’Afrique en général et la Côte d’Ivoire en particulier s’est prêté à nos questions. Dans l’entretien qui suit, elle se prononce sur les élections du 25 octobre dernier, la vie et les difficultés des Ivoiriens de la diaspora, non sans interpeller les autorités ivoiriennes et tous les  acteurs politico-sociaux, quant à la nécessité d’œuvrer pour une Côte d’Ivoire prospère, unie et réconciliée. Entretien

« La diaspora ivoirienne de Londres est prête à apporter sa contribution à la réconciliation… »

Lepointsur.com : Qu’est ce qui nous vaut l’objet de votre visite dans  nos locaux cet après-midi ?

Maguy Thaylor : Je suis ivoirienne. Je réside à Londres depuis quelques années. Je suis présente dans vos locaux pour me prononcer sur l’actualité de mon pays et aussi donner des nouvelles de la diaspora ivoirienne, vivant à Londres. Je suis également présente en Côte d’Ivoire, pour apporter ma modeste contribution à mon pays, la Côte d’Ivoire qui a organisé l’élection du Président de la République. Dans mon quartier à la Riviera-palmeraie, j’ai aidé des jeunes qui n’avaient pas les moyens financiers pour aller voter de le faire en leur permettant de se déplacer.  Pour le scrutin, à proprement parlé, je peux dire modestement que tout s’est bien déroulé. Je pense que c’est le meilleur qui a été élu. Notamment, le Président Alassane Ouattara, qui il faut le reconnaître fait du beau travail depuis qu’il est à la tête du pays. Au demeurant, étant artiste, j’ai composé un hymne pour le candidat du Rhdp, un hymne à la paix, pour réclamer  des élections apaisées. Je suis contente et fière que mon message ait été entendu. Parce que le scrutin s’est déroulé sans heurts et incidents. Je dis bravo à mes sœurs et frères qui ont fait preuve de maturité. Bien que  je sois proche du candidat qui a remporté les élections, je dis que c’est de notre devoir, nous qui  vivons avec les européens au quotidien, d’inculquer leur valeur de fair-play politique à nos compatriotes. C’est dire que,  quel que soit le candidat qui allait être  élu, j’allais l’encourager pour garantir une paix durable à notre pays. En tout cas, je suis contente parce que mon pays a donné une leçon de démocratie. Evidemment, cela, doit interpeller tous les pays africains qui basculent dans la violence après les élections. Mon souhait, c’est que ce même comportement soit observé, aussi bien aux municipales qu’aux législatives.

Vous avez composé un hymne pour le Président Alassane Ouattara. Ne craignez-vous pas qu’on vous taxe d’artiste-partisan, ou  alimentaire, quand on sait que l’artiste en tant qu’éveilleur de conscience appartient à tout le monde ?

-L’artiste, en tant qu’éveilleur de conscience est aussi un citoyen comme tout le monde. Il voit les choses comme tout le monde. Il a le droit d’apprécier ce qui est fait comme tout le monde. Autant dire que j’ai suivi depuis Londres, comme nombre de mes compatriotes, le travail abattu par le Président Alassane Ouattara, c’est pour cette raison que je lui rends hommage, à travers cet hymne à la paix.

Témoin des élections, quels commentaires faites-vous sur le déroulement du scrutin et des résultats ?

-De prime abord, je pourrais  dire que tout s’est bien déroulé. Et aussi, que je suis satisfait du résultat. Je peux vous dire que ces résultats sont le reflet du travail abattu par le Président Alassane Ouattara. J’aurais voulu,  qu’au lieu de 86%, ce soit au moins 95%, parce que Alassane Ouattara a beaucoup travaillé pour la Côte d’Ivoire. Ce taux de 95% n’a pas pu être atteint parce que certains villages et hameaux n’ont pas pu prendre part au vote.

Au cours de cette campagne, les artistes ont apporté leur contribution à travers des prestations. Quelle a été la part de l’artiste Maguy Thaylor ?

-J’ai presté à Gagnoa. Etant donné qu’avant que je n’arrive de Londres, le conducteur quant à la prestation des artistes était déjà fait. Donc, mon collègue Sain-Koff et moi, avec qui je suis arrivé de Londres, n’avons eu droit qu’à une seule prestation chacun. J’ai presté à Gagnoa et lui, à Taabo. Ce n’est pas grave. La prochaine fois, nous allons nous y prendre tôt. D’ailleurs, au nombre de six artistes résidant à Londres, nous sommes en train de préparer un album à Londres pour apporter notre contribution à la réconciliation nationale. Parce que nous estimons qu’après les élections, il faut prôner la réconciliation. En dépit, de nos diversités idéologiques, nous sommes des enfants d’un même pays, la Côte d’Ivoire.

Quel est le message que vous adressez à tous ceux de nos compatriotes qui ont des informations, qui le plus souvent ne reflètent pas la vérité. Des informations qui créent le plus souvent une certaine psychose en leur sein ?

-Je leur dis simplement, que malgré certaines incompréhensions, les Ivoiriens, vivent ensemble avec leurs frères et sœurs, parce que le Président travaille bien. Je leur demande également de donner l’exemple à nos frères qui sont en Côte d’Ivoire. Parce que, nous avons la chance de vivre avec les européens qui sont plus avancés que nous, en matière de démocratie. Au lieu de nous entredéchirer, nous devons nous entendre, pour permettre au pays d’aller de l’avant. Nous ne sommes pas des cassandres, pour ne prédire que la mort. Je saisis cette opportunité, pour interpeller tous mes frères et sœurs de la diaspora. Je leur demande de sortir des querelles de clocher pour ne penser  qu’à notre avenir et à celui de notre beau pays, la Côte d’Ivoire.

A la différence de certains pays africains, comme le Mali et la  Guinée, on ne sent pas une certaine dynamique de la diaspora ivoirienne quant à son apport au développement du pays. Qu’est ce qui pourrait expliquer cela ?

-D’abord, à cause de la barrière linguistique qui existe en Angleterre, les Ivoiriens que nous sommes, sommes confrontés à des problèmes, quand il s’agit de mieux nous organiser. Pour preuve, nos frères Ghanéens et autres Nigérians, ne sont pas confrontés à ce genre de problème. Pour preuve, les Ivoiriens de France s’en sortent mieux. Je pense que maintenant, les choses vont s’améliorer avec les nouvelles dispositions prises par les autorités ivoiriennes, à travers, le ministère de l’Intégration et des Ivoiriens de l’étranger, nous avons accès à plus d’informations. En Angleterre, pour entreprendre quoi que ce soit, il fallait avoir une situation régulière. Ce qui n’était pas le cas pour nous avant. Aujourd’hui, les choses ont évolué. Donc, nous sommes en train de nous organiser pour faire face à ces défis.

Quels sont vos rapports avec le ministère de l’Intégration et des Ivoiriens de l’étranger ?

-Lors de la cérémonie d’investiture de notre présidente à Londres qui s’est déroulé il y a quelque temps, nous avons eu l’occasion d’échanger avec les responsables dudit ministère qui nous ont prodigué de sages conseils. Il a été décidé d’une autre rencontre pour mieux échanger sur les sujets qui nous touchent. Ce sera l’occasion pour nous d’exposer nos doléances. Parce que le plus souvent,  quand nous voulons venir en aide à nos parents, nous rencontrons beaucoup de problèmes au niveau des Douanes ivoiriennes. On attend que les responsables de ce ministère nous instruisent. A ce niveau, nous comptons beaucoup sur le ministre Issiaka Konaté qui connaît très bien l’Angleterre.

Quels sont les difficultés de la diaspora ivoirienne à Londres et qu’attendez-vous concrètement des autorités ivoiriennes ?

-L’un des problèmes majeurs que nous rencontrons au quotidien, c’est celui lié au transfert d’argent vers nos parents qui sont restés au pays. Certains structures s’en sont approprié et ont le monopole. Nous voudrions, avec nos autorités négocier avec certaines banques existantes pour nous alléger la tache ou créer une banque qui va faciliter les choses. Cela, évidemment, va permettre que le pays puisse profiter des retombées. Parce que,  si je transfère de l’argent à un parent en Côte d’Ivoire, les dividendes vont revenir au pays. Ce sera, notre façon à nous de contribuer au développement du pays.

Nous sommes au terme de notre entretien, avez-vous un message particulier à l’endroit de vos compatriotes, aussi bien ceux qui sont en Côte d’Ivoire que  de la diaspora ?

-Je voudrais dire un grand merci au journal, Lepointsur.com qui m’a grandement ouvert les portes. Je souhaite longue vie à votre journal. J’apprécie le beau travail que vous faites. A vous les journalistes en général, et ceux de Lepointsur.com en particulier,  je vous demande de bien faire votre travail comme vous le faites si bien déjà. Vous avez un grand rôle à jouer dans la réconciliation. Parce que le plus souvent, les populations, s’inspirent de vos écrits pour poser des actes. Car, vous êtes des éveilleurs de conscience. A tous mes compatriotes, je leur demande de cultiver la paix. De ne penser qu’à leur bonheur et à celui de leur pays. C’est cela, l’Ivoirien nouveau, dont parle le Président Alassane Ouattara.

Interview réalisée par EKB

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