Présidentielle 2015+Maurice Kakou Guikahué (DNAC) : «La victoire de Ouattara ne pose pas de problème. Le souci aujourd’hui…»

By: Africa Newsquick

IMG_0533Présidentielle 2015+Maurice Kakou Guikahué (DNAC) : «La victoire de Ouattara ne pose pas de problème. Le souci aujourd’hui…»

 

Pr Maurice Kakou Guikahué, Directeur national adjoint de campagne du candidat du Rhdp, Alassane Ouattara, fait le bilan à mi-parcours de sa supervision.

 

En tant que directeur national de campagne, vous avez initié une tournée nationale. Nous sommes à la cinquième étape. Que peut-on retenir ?

La campagne a été organisée autour des directeurs départementaux de campagne qui sont les animateurs opérationnels de terrain. Ils ont une dotation de véhicule. Ensuite, la région qui fait l’arbitrage. Au niveau national, nous avons subdivisé le pays en 12 zones. Et je suis responsable de la 9e zone qui comporte le Gbôklè, le Gbêkè, le Lôh-Djiboua. Je terminerai les quatre derniers jours par le Gôh qui est chez moi parce que chaque directeur de campagne a reçu les instructions du candidat de faire les quatre derniers jours de la campagne dans sa région. Donc, nous terminerons par Gagnoa. Nous avons fait le Gbôklè, Fresco et Sassandra. Cela a été des moments très réceptifs. Ce qui nous a frappés, c’est la mobilisation des populations et l’adhésion à l’idée de la réélection du président Alassane Ouattara. Ce que je peux retenir des deux zones  où je suis  passé et surtout de Soubré où je viens de faire une réunion des structures du Pdci, c’est que la victoire du président Alassane ne pose pas de problème. Le souci aujourd’hui,  c’est le taux de participation. Donc les conseils que nous donnons aux responsables de terrain, c’est de créer une synergie pour éviter le maximum de frustration pour que tout le monde se mette dans le bain pour rendre le vote populaire. Pour le bilan des cinq jours, je peux dire que c’est au niveau du taux de participation que nous devons travailler.

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Nous sommes à l’ouest, zone d’où est originaire l’ancien chef d’Etat. Nous constatons une forte mobilisation des populations lors de vos rencontres et meetings. Peut-on soutenir qu’il s’agit  tous des militants du Rhdp ?

Ce sont des équipes de campagne.  Nous ne venons pas en tant que ministre ou responsable gouvernemental. Les gens savent que nous sommes directeurs de campagne de Ouattara. Effectivement, il y en a qui viennent écouter. Mais nous ne sommes pas des enfants. Ce que j’ai remarqué, notre auditoire est composé la plupart du temps par des gens qui sont des électeurs. Il y a beaucoup d’adultes dedans.  Lorsque vous parlez, vous avez les réactions. Applaudir ne suffit  pas.  Mais, ça dépend des réactions et de ce que les gens disent dans la foule. Lorsque vous tenez un discours qui leur plait, ils ont des réactions positives. La majorité de ceux qui viennent à ma rencontre est pour Ouattara. Cela est formel. Nous sommes des personnes politiques. Nous savons écouter, regarder et lire entre les lignes. Je ne suis pas seul. Nous sommes nombreux. Pendant que je parle, il y  a  des collaborateurs qui font le tour et écoutent de gauche à droite. Même  la nuit, nous sillonnons aussi des villes pour savoir ce que les gens pensent réellement.

Vous avez tenu une réunion dans la cour du président Zadi Kessy. Cela a-t-il un cachet particulier ?

C’est une  réunion symbolique, très importante qui a un cachet particulier comme vous le dites. Parce que dans notre organisation, toute la zone du Centre-ouest, Sud-ouest a toujours été présidée par le président Zadi. Et quand il y a des échéances aussi importantes que les élections présidentielles, législatives et municipales… nous nous sommes toujours retrouvés autour du président Zadi qui donne les conseils avant d’aller sur le terrain. C’est la raison pour laquelle, Zadi étant vice-président du Pdci  qui n’a pu effectuer le déplacement parce qu’il est soufrant, m’a demandé de venir. Et j’ai convoqué cette réunion de façon symbolique chez lui à la maison, comme on le fait d’habitude parce que c’est une réunion de conseils. Ils sont tous venus. C’était très  intéressant. Il y avait tous les secrétaires généraux de sections, tous les membres du bureau politique, les élus et les quatre délégués de la région de la Nawa étaient présents. Nous avons  convoqué 250 personnes. D’autres personnes sont venues, nous étions donc autour de 300. Nous avons parlé et je les ai sensibilisés. Je leur ai dit que Soubré est une zone Pdci. Donc les résultats de Soubré jugent le Pdci. Ensuite Bédié a lancé un appel. Donc nous devons travailler pour que cet appel soit populaire. Je suis président du directoire du Rhdp, donc Ouattara est mon candidat.

Nous constatons que vous travaillez doublement sur le terrain. Outre la sensibilisation pour la présidentielle, vous sensibilisez aussi pour le second appel de Bédié qui demande que tous retournent à la case départ, le Pdci. Sur ce second point quel est le retour que vous avez ?

Le retour est bon. Les réactions sont bonnes. Je le dit surtout pour arracher tout argument aux irréductibles parce que l’idée qui avait été développée par  ceux que le président Bédié appelle  les irréductibles, c’est qu’on était en train de vendre le Pdci et qu’on allait vers la disparition du parti. Voilà que le 20 septembre, le président Alassane appelle pour dire que tous les autres partis reviendront au Pdci.  Au contraire, cela renforce le Pdci. Il fallait que les gens le sachent pour ne pas se faire intoxiquer sur le terrain. Et cela est très bien apprécié.

Vous êtes sur le terrain. Mais Pascal Affi N’guessan du Fpi est aussi sur le terrain et parcourt presque la même zone que vous. Cela ne vous inquiète-il pas ?

C’est tout à  fait normal qu’il batte campagne. C’est une émulation. Chacun a ses arguments.  L’appel que je peux lancer aux autres directeurs qui battent campagne, c’est de ne pas s’attaquer  aux autres. J’ai expérimenté quelque chose que je vais leur dire. Quand j’arrive dans les zones, et les populations ont apprécié cela parce que j’ai le retour, je leur dit que la personne qu’il faut à la présidence de la République pour 2015 c’est Alassane Ouattara. Il est le meilleur d’entre nous tous. Quel que soit notre niveau intellectuel, en côte d’ivoire, l’homme de la situation en 2015  est Alassane Ouattara. Mais il y a d’autres qui viendront vers elles avec des ambitions. S’ils viennent de les recevoir.  De leur donner à boire. Et quand ils vont donner leurs nouvelles qui ne parlent pas d’Alassane Ouattara, qu’elles leur disent  que 2015 est pour Alassane Ouattara. Lorsque je le dis, il y a une bonne réaction dans la foule. Et j’ai eu le retour. Les gens de Sassandra m’ont conseillé d’aller dans ce sens et de n’insulter personne parce que nous sommes tous des Ivoiriens. Cela est très important. Il ne faut pas être vindicatif. Ouattara a tellement fait de bonnes choses qu’il y a beaucoup de choses à dire.

Vous insistez toujours sur l’organisation d’élection pacifique.  Est-ce à dire qu’il y a des velléités de violences ?

Je le dit parce que vous ne pouvez rien obtenir de positif si vous n’êtes pas organisés. Que les directions de campagne soient mal organisées ou bien organisées, j’attire leur attention pour dire que s’il y a l’harmonie entre les partis, la cohésion et que tout le monde participe, il n’y a pas de raison qu’on n’ait pas un vote populaire. Il faut réduire les frustrations. Cela est important.

Entretien réalisé par Gilles Richard OMAEL, envoyé spécial

 

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