Côte d’Ivoire-PAA : Enfariné dans une affaire de 243 millions, Hien Sié dans une colère noire! Et pourtant…

By: Africa Newsquick

Hien SIE-PAACôte d’Ivoire-PAA : Enfariné dans une affaire de 243 millions, Hien Sié dans une colère noire! Et pourtant…

La Côte d’Ivoire «is back». Les mauvaises habitudes aussi. Au Port Autonome d’Abidjan (PAA), une affaire de «commission» empeste l’environnement, au point où le Dg du PAA n’en revient pas, lui-même!

LES DOUANES S’EMPRESSENT LENTEMENT POUR ENCLENCHER  LEUR CONTROLE

Dans sa parution N° 363 du 03 au 06 juillet 2015, l’infernal quadrupède, dans un article intitulé, «Fraudes fiscales et douanières: Le «Groupe Reda» étrangle la Douane et les Impôts. Plusieurs milliards éloignés des caisses de l’Etat. Abdul Reda, incorrigible mauvais élève!», le pachyderme avait annoncé qu’il avait conservé «le reste pour le Ramadan!» Eh bien, c’est fait !

Finie la fête, place au Travail. Même si, pendant ce temps, de gros paquets ont été constitués par le groupe «Reda» pour souhaiter le traditionnel bon «Ramadan kareem» à certains «VIP» du Gouvernement de sa majesté Ouattara 1er et certains hauts cadres de son administration pour avoir leur bénédiction, le pachyderme, tenant à sa promesse faite aux lecteurs, revient à la charge. D’ailleurs, après la publication des actes émergents de «l’incorrigible mauvais élève» qu’est le contribuable «N° 9512230- E», qui a pu réaliser des échanges commerciaux dont la valeur douane s’élève à 2.552 886 200 FCFA (2 milliards, Cinq cent cinquante deux millions, huit cent quatre-vingt-six mille deux cents), pour l’année 2012, et qu’il n’a pas eu froid aux yeux en ne déclarant dans son grand livre que 1.659.750 FCFA (un million six cent cinquante neuf mille sept cent cinquante), pour 2012, notre source au niveau des Impôts confirme l’information et laisse échapper que la Sitam-ci – le contribuable « N°9512230- E »- a été redressé sur le contrôle concernant 2 milliards 550 millions FCFA de chiffre d’affaires (CA) dissimulé. Pour ce faire, elle doit payer la broutille de 2,6 milliards de droits simples, intérêt… Cependant, les Douanes s’empressent lentement pour enclencher leur contrôle. On ne sait trop pourquoi… Mais notre jeune ministre du Budget devrait demander à l’Administration douanière de s’y atteler.

Surtout qu’on a besoin d’argent pour honorer la ribambelle de promesses de sa majesté Ouattara 1er.

243 millions fcfa, objet De convoitise!

Revenons à ce qui plonge le Directeur général du Port Autonome d’Abidjan, une des mamelles de notre émergente économie, dans une colère noire. Au départ, une affaire de vente d’un espace de 10000 m2, en décembre 2013, d’une valeur exacte d’un milliard 620 millions FCFA, situé en zone industrielle de Vridi, juste derrière l’usine Unicao.

Un terrain faisant partie du large patrimoine de «l’incorrigible mauvais élève!». Intéressé par cet espace, la société Sea Invest, hub régional spécialisée dans la gestion des terminaux portuaires dédiés aux vracs solides et à la logistique pétrolière, l’industrialisation et le développement des importations et exportations de vracs en Afrique de l’Ouest, décide de s’octroyer, par achat, ce terrain en vue d’élargir ses activités. La société passe à l’acte d’achat le 20/12/2013, mais ne détient toujours pas de documents légaux de la part du Port lui permettant d’exercer sur l’espace. Et ce parce qu’un certain Abdul Réda refuse de payer les droits au Port qui s’élèveraient à 15 % de la valeur du terrain.

En clair, 15% du prix de vente du terrain. Soit 243 millions FCFA. Mais comme un petit malin, Abdul Reda opte pour la négociation. Une proposition de 10% est faite. Soit 162 millions FCFA. Les autorités portuaires n’y trouvent pas d’inconvénients. Mais pas un début d’exécution. Une autre porte de négociation est ouverte. Reda propose 7%, soit 113 millions 400 milles F CFA. Hien Yacouba Sié accepte la proposition. Mais c’est mal connaître «l’incorrigible». Un seul centime ne sera libéré à l’endroit du Port. Après deux relances de Sea Invest à Abdul Reda en vue d’entrer en possession de documents légaux de la part des autorités portuaires pour exploiter son terrain, Abdul Reda s’adonne avec dextérité à un exercice de génuflexions devant les autorités portuaires pour que le taux, au départ de 15% et revu à 10% soit descendu à 7 %, soit un net de 113 millions 400 milles FCFA à verser au Port. Malgré l’accord de la Direction générale du Port, il ne s’est pas exécuté, comme le molosse qui ne change pas sa déhontée manière de s’assoir. Un autre fiasco. Il n’y aura même pas un soupçon de début de payement. Sea Invest n’a toujours pas de documents légaux depuis 2013. On peut aisément imaginer les répercutions d’une telle attitude sur les activités de cette entreprise.

Au moment où sa majesté Ouattara 1er vole de continent en continent pour vendre aux opérateurs économiques, la destination Côte d’Ivoire.

HIEN SIE DANS UNE COLERE NOIRE

Se sentant floué et dégoûté par ce comportement du patron du «Groupe Reda», le Dégé du Port adresse une note à ce dernier, le 19-06-15. Dans cette missive dont l’objet est: «Cession», le Dégé du Port exige le paiement -cette fois ci, tenez-vous bien – de la totalité des 15% avant que le Port ne délivre le titre de propriété à Sea invest et non 7% comme convenu dans le «gentleman agreement». Gros revirement de situation. Il a certainement compris, in fine, que Abdul Reda, est un «incorrigible mauvais élève!» Comme l’avait révélé l’infernal quadrupède.

DES PLUIES DE DONS ET PRESENCE AFFICHEE AUX COTES DU CHEF

Il est malin cet «incorrigible» ! Comme un vieux singe à qui on n’apprend pas à faire de grimaces, il a l’imagination fertile. Pour être dans les bonnes grâces et bénéficier de la protection des pontes du pourvoir, il ne lésine pas sur les moyens. Qui est fou? Il a offert exactement 12 boeufs de race, et une enveloppe kaki de type A4 qui contiendrait manifestement un riche message d’encouragement aux comités d’organisation et autres fils de la région en vue d’une réception du Chef de l’Etat à la dimension de son rang, dans le Worodougou.

Il ne manque aucune occasion pour s’afficher auprès du chef de l’Etat.

Cela pourrait sans doute emmener certains grands commis de l’Etat à avoir de la mansuétude à son égard!

LE GROUPE REDA: «UNE SOLUTION EST EN TRAIN D’ETRE TROUVEE»

Dans le souci d’avoir sa réaction, L’Eléphant adresse un courrier à la Direction du Groupe, le 30/07/15. En lieu et place d’une réponse par écrit, le pachyderme reçoit un coup de fil de la part de la Direction le 31/07/15, l’invitant à une rencontre le samedi 1er août, dans l’après midi, jour non ouvrable pour l’entreprise, dans les locaux de la Direction. Toute chose que l’Eléphant décline poliment et demande en retour à recevoir la Direction à son siège à lui, le samedi 1er août, dans la matinée.

Notre interlocuteur acquiesce et promet de faire un retour. C’est finalement une réponse au mail qu’il avait adressé quelques jours plus tôt, qu’il reçoit. Interrogé donc par l’Eléphant pour avoir sa version des joyeux faits, voici la réponse de la Direction: «Monsieur le Directeur de Publication, Nous faisons suite à votre correspondance en date du 30 juillet 2015, et notons, avec un intérêt particulier, votre volonté de recueillir la version de la société SITAMCI, dans le cadre de la cession de ses impenses sises en zone portuaire, au profit de la société SEA-Invest CI. Cette approche, motivée par les règles de votre profession, permet de restituer la réalité des faits. Nous vous confirmons qu’effectivement, la société SITAM CI, a cédé à la société SEA-Invest CI les impenses qu’elle a édifiées sur les lots qui lui ont été concédés par le PAA. A la suite de cette opération, la société SITAM CI a souhaité négocier les modalités de paiement de l’intéressement qui revient au PAA, ce qui a eu pour conséquence de retarder la finalisation des opérations de transfert. Les négociations ont bien avancé et une solution est en train d’être trouvée. Il convient d’appeler particulièrement votre attention sur le fait que, contrairement à vos indications, depuis la date de la transaction, la société SEA-Invest CI occupe les lieux, les exploite sans aucune restriction, et s’acquitte entre les mains du Port des redevances domaniales liées à cette exploitation. Nous vous remercions de la particulière attention que vous porterez à la présente, dont nous vous souhaitons la bonne réception, et vous prions de croire, Monsieur le Directeur de Publication, en l’expression de notre considération distinguée. »

VITE, DES NEGOCIATIONS ET DES CHEQUES…

Mais au cours de ces 48 heures qui ont précédé la réaction de la Direction, beaucoup de choses se sont passées.

Des négociations à la vitesse hertzienne ont lieu. Le passage de l’Éléphant a soulevé un ouragan qui a permis à celui qui s’empressait lentement depuis 2013 pour régler cette situation à signer des traites dont l’Eléphant a pu mettre la patte sur certaines. 11 traites de 8 500 000 FCFA et 01 traite de 6 500 000 FCFA, soit douze traites et un cheque de 14 300 000 FCFA. Le tout donnant un montant total de 114 300 000 FCFA.

Sans oublier l’argent en espèce de 30 000 000 FCFA pour calmer la colère massacrante de Hien Yacouba Sié.

Mais la source de « L’Eléphant » est formelle. Toutes ces propositions émergentes ont été balayées du revers de la main par la Direction générale du Port qui commence à connaître « l’incorrigible mauvais élève !» Des chèques sont alors émis dès réception de la lettre de demande d’information de l’Éléphant, avec une certaine célérité, pour donner la factice impression que la situation est en train d’être réglée? Et que Sea Invest serait le principal responsable de cette situation parce que selon la Direction du Groupe, c’est à lui que revenait de verser la commission du PAA. Mais comment Sea Invest peut-elle faire des relances pour réclamer des documents légaux alors que c’est à elle qu’il revient le paiement de la Commission de 15%? Alors à quoi serviraient donc ces chèques émis avec courage dans les 48 h qui ont suivi le mail de «L’Eléphant » si ce n’est pas au Groupe Reda de verser la commission au Port…On dit merci qui?

F. TAKY, In L’Eléphant déchaîné n°370

1 Comment

  • cote d ivoire:

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