CIV-VA-T-ON VERS LA REALISATION DE « L’ECOLE POUR TOUS » EN CÔTE D’IVOIRE ? LA SOCIETE CIVILE IVOIRIENNE (CNOSCI) EN EUROPE FAIT SES PROPOSITIONS

By: Africa Newsquick

Kader _ education pour tousCIV-VA-T-ON VERS LA REALISATION DE « L’ECOLE POUR TOUS » EN CÔTE D’IVOIRE ? LA SOCIETE CIVILE IVOIRIENNE (CNOSCI) EN EUROPE FAIT SES PROPOSITIONS

Parmi les Objectifs du Millénaire pour le Développement, l’Organisation des Nations Unis a fixé comme cible, à l’horizon 2015, de donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires.En effet, partout où l’éducation a été rendue accessible à tous, le développement économique a suivi, la corruption a baissé, le respect des droits humains s’est accru et la pauvreté s’est éloignée.

Toutefois, la communauté internationale considère qu’il faut désormais aller plus loin et qu’un agenda pour l’éducation nouveau et tourné vers l’avenir, qui permette de mener à son terme l’œuvre inachevée tout en approfondissant et élargissant les objectifs actuels, apparaît fortement nécessaire.

À l’objectif 2030, tous les pays devraient ainsi avoir rendu obligatoire une éducation de base d’au moins 10 ans, afin qu’au terme du cycle complet, tous les enfants possèdent les acquis fondamentaux, y compris un ensemble de compétences de base définies et mesurées au regard de normes nationales. Le nouvel agenda met également l’accent sur l’apprentissage tout au long de la vie, y compris en exploitant le potentiel des TIC pour créer une nouvelle culture de l’apprentissage.(1)

C’est pour cela que depuis l’Europe, la représentation de la Société Civile Ivoirienne a suivi avec beaucoup d’intérêt les différentes mesures prises par le gouvernement, mesures qui s’inscrivent dans la mise en œuvre de l’agenda post 2015 de l’éducation et sont effectivement de nature à favoriser l’accès à l’éducation pour toutes les filles et fils de Côte d’Ivoire.

Il s’agit entre autres :

  • de l’école rendue obligatoire pour tous, de 6 à 16 ans, qui devrait coûter à l’état environ 700 milliards de F CFA (1,06 milliard d’euros), dont une grande partie sera destinée à payer les salaires de près de 5 000 instituteurs et professeurs de collèges à recruter ;

  • de l’accès à la 6ème dès la réussite à l’Examen de CEPE, et par conséquent de la suppression du concours d’entrée en 6èmeen cohérence avec l’éducation de base pour tous d’au moins 10 ans et l’accès universel au collège qu’il implique de facto ;

  • du lancement du programme « Collège de proximité », dans le but non seulement d’anticiper sur la croissance exponentielle attendue avec l’école obligatoire qui commence dès l’année scolaire 2015/2016, mais aussi d’éviter que les villes où se concentrent les collèges « pompent » les nouveaux collégiens qui n’y bénéficient pas de l’encadrement de l’autorité parentale, indispensable au suivi de l’enfant et à son équilibre social ;

-du lancement du programme e-éducation, qui vise à mettre le riche potentiel des TIC au service des objectifs éducationnels.

De telles mesures sont de nature à permettre à tous les jeunes ivoiriens d’acquérir  les connaissances, savoir-faire et compétences leur permettant de s’épanouir sur le plan personnel et citoyen, ainsi que d’accéder à des niveaux d’apprentissage plus élevés. La Côte d’Ivoire met ainsi en place les conditions et moyens à même de permettre de disposer de la masse de compétences, notamment scientifiques, techniqueset technologiques, de tous niveaux, nécessaires à l’atteinte durable de l’émergence. Ce faisant, elle devrait aussi parvenir à éradiquer l’analphabétisme dans le pays où,selon l’ONU, le taux d’alphabétisation est de 56,9% pour les adultes ivoiriens, un chiffre en dessous des attentes pour un pays qui se veut leader en Afrique de l’Ouest francophone.

Néanmoins, pour être efficace, il est indispensable d’accompagner ces mesurespar une prise en compte de la question de l’éducation dans toute sa globalité.Une série de mesures d’accompagnement s’avèrent donc indispensables :

  1. Renforcer les capacités des enseignants à mener des pédagogies actives, centrées sur l’apprenant, ainsi qu’à différencier leurs méthodes et stratégies d’enseignement pour s’adapter aux spécificités des enfants. A cet effet, le numérique offre un riche potentiel, qui doit être absolument exploité en mettant l’accent sur les ressources endogènes et les usages les plus efficaces ;
  2. Valoriser la fonction d’enseignants (image, rémunération et conditions de travail) de manière à y attirer les meilleures compétences, les meilleures potentialités. La qualité de l’encadrement fera la qualité de l’enseignement ;
  3. Prendre les mesures idoines pour s’assurer de l’effectivité de la gratuité de l’école sur l’ensemble du territoire national ;
  4. rendre opposable à l’Etat l’accès à l’école pour tous les enfants y compris pour les enfants à besoins particuliers,notamment handicapés ;
  5. Adopter dès la rentrée scolaire prochaine un plan de réduction du nombre d’élèves par enseignant, pour atteindre à l’horizon de 2020, le chiffre de 25 à 30 élèves par enseignant ;
  6. Créer plus d’interconnexion entre l’enseignement général, l’enseignement technique et l’enseignement professionnel afin de permettre des passerelles dès la classe de 4ème vers chacun de ces types d’enseignement ;
  7. Réformer la filière « Série D » du Lycée, en y introduisant quelques options, celle-ci se trouvant être aujourd’hui composée certes de personnes réellement dévolues aux Sciences de la Vie et de la Terre, mais également de personnes qui ne sont pas suffisamment littéraires pour faire la « seconde A », et de personnes pas suffisamment scientifiques pour poursuivre en « première C » ;
  8. Créer un réseau d’écoles innovantes, qui mettent l’accent sur la rénovation des pratiques pédagogiques à même de faciliter l’effectivité des apprentissages par tous, et ouvertes sur leur environnement proche et distant, en mettant le numérique au service de ces objectifs scolaires, sociaux et citoyens. Ces écoles auraient vocation à montrer la voie de l’école de l’émergence sous-régionale, en s’intégrant dans un réseau plus large d’écoles innovantes ouest-africaines.
  9. Etablir des collaborations éducatives, citoyennes et culturelles entre les écoles ivoiriennes, européennes et asiatiques accueillant des enfants de la diaspora, notamment en utilisant les possibilités offertes par le numérique.

C’est en effet, dans la définition d’une stratégie globale de prise en compte des questions liées à l’éducation, que la Côte d’Ivoire parviendra à relever le défi de l’éducation pour tous. La représentation Europe de la Convention Nationale des Organisations de la Société Civile Ivoirienne (CNOSCI) mesure la responsabilité qui est la sienne dans la mobilisation de l’expérience et du réseau des ivoiriens vivants en Europe pour apporter un appui humain, financier et matériel au système éducatif ivoirien.

La Convention Nationale des Organisations de la Société Civile Ivoirienne (CNOSCI) reste attachée à la promotion des valeurs de l’Union, de la Discipline, du Travail, du Discernement, du Mérite et de l’Excellence qui devront fonder la Côte d’Ivoire émergente !

Fait à PARIS, le 31 Juillet 2015,

Pour la Représentation Europe

de la Convention Nationale des Organisations de la Société Civile Ivoirienne – CNOSCI

Le Représentant – Europe

Dr DIABY Moussa Abdoul Kader

 ([1]) Enoncé de position de l’UNESCO : http://unesdoc.unesco.org/images/0022/002273/227336f.pdf

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