Menace Djihadiste sur la Côte d’Ivoire : La vérité qu’il faut dire aux Ivoiriens

By: Africa Newsquick

jihadisteMenace Djihadiste sur la Côte d’Ivoire : La vérité qu’il faut dire aux Ivoiriens

Le djihad ou jihad est un devoir religieux pour les musulmans. En arabe, jihâd signifie «effort» «lutte» ou «résistance», voire «guerre menée au nom d’un idéal religieux.»

L’islam compte quatre types de djihad : par le cœur, par la langue, par la main et par l’épée.

Le djihad par le cœur invite les musulmans à «combattre afin de s’améliorer ou d’améliorer la société». Le djihad peut aussi être interprété comme une lutte spirituelle, dans le cadre du soufisme par exemple, mais il existe bien une autre interprétation sous forme d’actions armées ; cette dernière interprétation a servi d’argument à différents groupes musulmans à travers l’histoire pour promouvoir des actions contre les infidèles ou d’autres groupes musulmans considérés comme opposants et révoltés ou contre d’autres religions.

 

Les gros titres de la presse ivoirienne…

Très récemment, tous les quotidiens ivoiriens se sont fait largement l’écho de menaces du groupe islamiste Ançar Dine sur la Côte d’Ivoire. Rfi a rappelé que ce groupe d’origine « islam radical» avait commencé par sévir dans la partie nord du Mali avant de faire des incursions surprises dans les régions situées plus au sud de ce pays ;  ce groupe islamiste Ançar Dine a menacé d’envahir la Côte d’Ivoire. Ançar Dine reproche aux autorités de Côte d’Ivoire de ‘’coopérer’’ avec les ennemis de l’islam notamment la France et avec d’autres pays occidentaux.

Des informations surréalistes commençaient à filtrer, pas tout à fait rassurantes pour les populations comme celles divulguées par « Imatin » : « Depuis le début des menaces terroristes en Côte d’Ivoire, les chasseurs traditionnels sont très attentifs. En effet, les dozos ivoiriens ont mis le grappin sur le présumé cerveau de l’attaque terroriste de Misséni au Mali. Ce dernier a été remis aux Forces Républicaine de Côte d’Ivoire. Le présumé terroriste en question se nomme Moussa Sanogo alias Abou Khalid (son nom de Jihad). Il avait été identifié dès les lendemains de l’attaque qui s’est déroulée dans la nuit du 09 au 10 juin derniers. D’après son mode opératoire, il nous revient qu’il serait affilié à une organisation Jihadiste.

Des sources locales maliennes attirent néanmoins l’attention sur des pratiques religieuses qui ont cours, depuis un certain temps, dans le cercle de Kadiolo, où se développe un prosélytisme religieux amplifié dans la zone frontalière ivoiro-malienne. Selon la presse malienne, cela se justifierait par l’arrivée d’adeptes de sectes en provenance de la Côte d’Ivoire.

Des démarches sont en cours en vue d’extrader Abou Khalid de la Côte d’Ivoire vers le Mali… »

On pourrait donc en déduire que les dozos restent le rempart solide et mystique capable de trouver des solutions là où les pays comme le Nigéria, le Mali et même la France éprouvent des difficultés à endiguer le fléau qui inquiète le monde entier. Comme nouvelle rassurante, avouez qu’il y a mieux.

 

Nos services de renseignements font si peur par leur dénuement !

Bien sûr, nous disposons d’un service de renseignement à la Présidence qui remplace la défunte «ANSI», dont l’efficacité reste à démontrer. Nous sommes également rassurés par notre exceptionnelle «DST» et notre Conseil National de Sécurité (CNS).

Soyons lucides : il n’y a pas tout à fait de quoi dormir tranquilles. Pour ce qui est de la « DST », plusieurs articles dans des parutions différentes, laissaient transparaitre toute l’admiration que les Ivoiriens devraient avoir pour ce service.

Pour ce qui est du Conseil National de Sécurité (CNS), on vous rappellera qu’il est placé sous la houlette de Monsieur Alain-richard DONWAHI, fils de son père, dont nous vous citons les hauts faits dans le domaine des expériences sécuritaires qui devraient, normalement, vous remplir d’un grand sentiment de réconfort : « Assistant Manager à INTERNATIONAL LIQUIDATORS INC Los Angeles Californie, Société d’importation et de distribution d’articles de tous genres, spécialisée dans le WHAREHOUSE SALE" (1986-1987) - Rédacteur à la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie de la Côte dIvoire B.I.C.I.C.I. (1987-1990) – Fondateur, Président Directeur Général d’EXCELL SA Société de Réalisations Agricoles et Industrielles Production et exportation de fruits et autres produits tropicaux Plantations d’hévéa, de Bergamote (1990 – à ce jour) – Directeur Général de S.A.I.D. Société Agro-industrielle d’huile essentielle, Unité industrielle d’extraction d’huile essentielle D’agrumes (1992- à ce jour) – Directeur Financier de DELBAU SA, Exportateur café/cacao agréé. (1993 – 1998) – Secrétaire du Conseil national de Sécurité (CNS) – Conseiller du Commerce Extérieur de la Côte d’Ivoire – Président de l’APEPCI (Association des producteurs d’huiles essentielles de RCI) Administrateur de DELBAU SA (exportateur Café.) – Administrateur de Agneby S.A. (Ste de Plantations de banane, Groupe Compagnie Fruitière) » (« wikipedia »)

Devant autant de compétences en matière de sûreté de l’Etat, avec cette haute compréhension des problèmes jihadistes et surtout cette grande expérience que doit nous envier le monde entier, de la lutte anti-terroriste, nous pouvons croire, sur parole, les propos du porte-voix du Gouvernement et dormir tranquille :

«On ne dévoile pas tout ce qui est mis en œuvre comme actions. Mais ce que nous pouvons dire, c’est rassurer les Ivoiriens sur le fait que des mesures sont prises de façon récurrentes, permanentes depuis plusieurs mois. Des mesures de renforcement ont été prises des deux côtés de la frontière. Nous discutons, le ministre de la Défense de Côte d’Ivoire discute avec son homologue du Mali et sans entrer dans les détails, nous pouvons dire que les choses se mettent en place pour éviter que ce qui a commencé n’aille trop loin. Ce que je peux dire pour terminer, c’est demander à tous d’accroitre notre vigilance, aux populations, mêmes aux acteurs de l’Etat, aux élus, c’est-à-dire toutes les autorités décentralisées. »

 

Se méfier des wagons d’ex-combattants laissés à quai !

Nos autorités politiques ont donc réagi en employant une langue de bois style « agent secret » pour rassurer le peuple émergent. Il ne faut pas en dire trop mais tout est mis en œuvre pour que « ça n’aille pas trop loin » et tout le monde est mis à contribution, populations comprises !

A-t-on déjà oublié les wagons d’ex-combattants qui auraient dû être incorporés dans différents circuits, militaires ou civils, mais dont les places ont été prises par les copains ou membres des familles des fameux chefs de guerre ; ces gentils ex-combattants sont toujours à la ramasse, le plus souvent avec leurs outils de travail que sont les kalachnikovs qu’ils utilisent parfois pour couper les routes ou autres braquages qui sèment l’angoisse et la terreur dans des pans entiers de population.

Nous parlions récemment de ces 985 membres du commando invisible qui ont été « oubliés » par l’ADDR, qui sont au bord du chemin, admirant leurs anciens collègues se goinfrer ou parader à des postes plus ou moins enviés.

Un général français affirme que, selon les renseignements dont il dispose, 100.000 fusils d’assaut seraient actuellement en circulation en Côte d’Ivoire, sans parler d’autres types de matériels qu’avaient soigneusement dissimulés, à l’époque glorieuse, les partisans de notre intrépide Laurent Gbagbo.

Beaucoup de nos compatriotes ne s’intéressent qu’aux petits problèmes ivoiro-ivoiriens ; il faut quand même savoir qu’un pays comme la France, pour des raisons historiques, compte de nombreux musulmans parmi ses habitants ; au sein de cette communauté musulmane, en grande majorité honorable, il faut savoir qu’une frange d’extrémistes se distingue en ralliant, par des astuces plus ou moins grossières, les rangs d’organisations terroristes en Syrie ou d’autres pays où fleurissent ces organisations de désespérados. Les services français, pourtant largement mieux équipés que nos valeureux services ivoiriens, n’arrivent pas à surveiller tous ces prétendants à ce qu’il faut bien qualifier de suicide religieux, et ne peuvent endiguer les départs qui ont lieu pratiquement chaque jour.

Comment pourrions-nous prétendre avoir les moyens de lutter contre ce phénomène en sachant que de grands pays modernes ne sont en mesure de le faire relativement qu’en déployant d’énormes moyens techniques et humains dont nous ne disposons pas ? Le renseignement est l’une des composantes qui permet d’anticiper et de contrôler certains milieux extrémistes. En Côte d’Ivoire, nous n’avons comme spécialité que la fameuse rumeur, (nous sommes dans le meilleur classement mondial) ce qui est fondamentalement différent de la notion de renseignement puisque l’un peut garantir une information (classement A1), tandis que l’autre propage n’importe quoi à partir d’intuitions ou « on-dit » déformés en passant de bouche à oreille.

 

Dirigeants, le sommeil est terminé !

On espère que nos gouvernants, à bord de leurs puissantes limousines allemandes, réfléchissent et ne se disent pas qu’il ne viendrait à personne l’idée que l’immense désarroi dans lequel sont plongés tous ces oubliés (ex-combattants le plus souvent armés), ou tous ces millions de chômeurs qui se débattent dans l’informel, ou cette multitude de groupuscules de jeunes dans nos villages, ne sachant quoi inventer pour trouver un peu d’argent, puisse être un véritable et inespéré terreau hautement fertile pour un large recrutement permettant de grossir les rangs des fous d’Allah, quelle que soit l’étiquette sous laquelle ils agissent !

Imaginez qu’une organisation structurée, qui aurait des besoins de main-d’œuvre locale, propose à ces trop nombreux désœuvrés, un peu d’argent pour mieux subsister sans rien faire mais en les formatant à leurs principes et idéaux religieux rigides… quelle aubaine pour les heureux élus ! De l’argent pour subsister sans rien faire, un enseignement qui redonne un peu d’espoir, un encadrement contrastant avec la solitude dans laquelle ils vivaient jusqu‘alors… C’est ainsi que naissent les « cellules dormantes » à qui on demande de ne surtout rien faire, rien dire qui pourrait les désigner, mais qui seront utiles par les informations qu’ils transmettront régulièrement et, pire encore, qui sortiront le jour « J » pour renforcer les effectifs de ceux qui auront décidé de passer à l’action.

Certains même, plus fragiles psychologiquement, donc capables d’être plus fous, accepteront un attentat-suicide pour la cause et pour aller retrouver plus vite les hordes de vierges qui les attendent toutes ailes ouvertes !

Il faut bien dire que depuis que nos «libérateurs » venus du nord se sont installés, le monde musulman est à l’honneur ; il est donc beaucoup plus aisé à des personnes mal intentionnées ou sympathisantes avec certaines filières concernées par le terrorisme religieux, d’obtenir des facilités relationnelles, des passe-droits ou autres avantages qui pourraient régaler ceux qui n’attendent que ces compléments pour amplifier et finaliser leurs funestes besognes !

Si les pays occidentaux, français et américains en tête, ne sont pas partie prenante pour un effort collectif pour tenter de freiner, à défaut d’éradiquer, ces hordes sauvages, rien n’est moins sûr que « ça n’aille pas trop loin » comme nous le proclame notre porte-voix.

Il suffit, pour s’en rendre compte, de se rappeler les attaques des camps militaires que nous avons connues il y a quelques années. Jamais nos Renseignements généraux n’ont été capables d’anticiper sur ces opérations, et les meneurs ont toujours frappé avant de disparaître.

Alors, la presse ivoirienne en général et celle proche du pouvoir en particulier devraient moins pavoiser devant la mort présumée de trois djihadistes en affichant des « Unes » exaltées avec des photos de soldats appartenant à des forces dites « spéciales » mais personne ne connaît les hauts faits dans le domaine de la lutte contre le terrorisme dont les acteurs ne sont des adversaires classiques.

DANIEL SOVY, in L’Eléphant déchaîné N°363

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