Congrès du FPI à MAMA: Bilan et perspective; Gbagbo a appelé les militants depuis La Haye; tout le film d’un congrès tout à fait atypique

By: Africa Newsquick

mamamamamamaEntre contestation et triomphe ! La tension est très vive à Mama, le matin du 30 mai 2015. C’est que le Front populaire ivoirien, bien tenu par Abou Dramane Sangaré, président intérimaire, tient à y organiser vailles que vailles son 3ème congrès extraordinaire. Vu d’un mauvais œil par le gouvernement ivoirien, répondant à la sollicitation du président sortant de ce parti Pascal Affi N’guessan, toute la force de l’ordre publique est mobilisée, pour l’interdire.

De son côté, la population de militants du FPI, se dressant en bloc,fait reculer les hommes du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité des Ivoiriens. Le corridor de Gagnoa-Ouragahio est bloqué par les forces de l’ordre. Il est libéré sous la pression des populations, tout comme celui de Krahiri, corridor à 6kilomètres de Mama : liesse populaire !

Commence alors des heures et des jours de muscles et de nerfs entre les militants congressistes du FPI et les Forces républicaines de Côte d’Ivoire : pas d’échec ! C’est la mission de part et d’autre.Sur le chemin d’un congrès, tout à fait atypique avec notre reporter!

 

30 mai 2015 : Ce sont des milliers de militants qui ont envahi Mama !

Il est 12 heures 10 minutes ce jeudi 30 avril 2015, les populations ont réussi à lever le blocus des forces de l’ordre vers Mama, village de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo où doit se tenir le congrès extraordinaire de désignation, d’investiture du président du Front populaire ivoirien, ex-parti au pouvoir, aujourd’hui dans l’opposition en Côte d’Ivoire.

Dès 6 heures, ce matin du 30 avril,Alcide Djédjé, un proche de Pascal Affi N’guessan, président sortant du Front populaire ivoirien, est aperçu à Ouragahio au téléphone, se faisant laver son véhicule aux environs de 7 heures, il passe beaucoup de coups de fils. Il est à 2km du corridor de Mama.

7 heures 30, de l’autre côté, dans le village Krahiri, au corridor donnant accès sur Mama, les populations sont sur le qui-vive, depuis la veille. Parce que dès 20 heures, le mercredi 29 avril il n’y avait plus d’accès sur Mama. Plusieurs personnes ont pu accéder au site en passant par la brousse, toute la nuit. C’est que le village de Mama qui dormait d’un œil, puisque ses invités ont été empêchés d’accéder aux gites et nourritures qui leur ont été réservés, a été sorti de son sommeil, dès 6 heures par de tirs assourdissants de grenades lacrymogènes des forces de sécurité.

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Revenue de la surprise des tirs, la population, comme un seul homme monte à la charge. Les hommes en armes, battent en retraite !

8 heures, carrefour Trahi, où les visiteurs et participants de l’évènement de Mama sont bloqués par les forces de l’ordre toute la nuit, des affrontements entre force de l’ordre et population ont lieu. Une masse populaire composée de jeunes filles et de jeunes garçons réussit à faire reculer les hommes en armes. Lesquels replient vers la gendarmerie de Ouargahio.

Cette foule est conduite par Koua Justin et Arsène Dahi, deux jeunes responsables de la jeunesse du Front populaire ivoirien. Tous les corridors aux mains des FRCI sont libérés par les manifestants congressistes. Les invités peuvent faire leur entrée au site du congrès : à l’immense domaine-résidence de l’ex-chef d’Etat, Laurent Gbagbo.

 

A Mama, il est 11 heures, ce 30 mai 2015!

Sangaré Abou Drahamane, président intérimaire, initiateur du 3ème congrès extraordinaire du FPI et toute sa délégation viennent de faire leur entrée à Mama. Les populations sont en transe. Pas de danses des grands jours de manifestations. Jeunes, vielles femmes, jeunes filles, sympathisants et militants du Front populaire ivoirien, font monter des chants et des cris de joie ; scandant : ‘‘On ne veut pas violence ! On veut Gbagbo’’ ; ‘‘on va installer Gbagbo’’ !

Mais surtout, ‘‘ne dites plus, FPI tendance Sangaré ! Mais simplement, le FPI’’. Parce que c’est le FPI qui est réuni ici à Mama, symbole désormais de la résurrection de la nouvelle Côte d’Ivoire, estiment les congressistes. Une Côte d’Ivoire qui résiste face à la mort’’, laissent entendre des fédéraux et secrétaires de sections, dont, Sangaré Souleymane (de la délégation de Séguéla, nord de la Côte d’Ivoire) et Gbagbo Euloge Didier, premier délégué de la section de Gbakahio dans la commune de Mayo, sous-préfecture de Liliyo à 38 km de Soubré.

 

L’ambiance est hystérique !

Mama, 11 heures 30 minutes, toute la délégation officielle fait son entrée dans la cours résidentielle de l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo. Son fils Michel en tête. Escortée par une immense foule, le passage est exigu pour accéder au domaine, mais elle fonce. Abou Drahamane et ‘’ses camarades’’, Dano Djédjé, Marie Odette Lorougnon…font la visite du domaine de l’ex-président.

Une immense bâtisse, comme un musée. Des photos de Nelson Mandela, leader africain, Matin Luther King, combattant noir américain face à la ségrégation raciale aux Etats-Unis d’Amérique, Patrice Lumumba du Congo ou encore Laurent Gbagbo, sont accrochées, dans les salles dont une grande des conférences.

Les invités s’installent dans tout le domaine. Des cris montent de partout. Le décor est planté pour la suite des évènements dans l’immense domaine résidentiel de Gbagbo. Sous le grand préau pouvant contenir plus de trois mille places assises est plein à craquer pour la déclaration du président du congrès Sangaré Abou Drahamane, relative aux résolutions du congrès.

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Les résolutions

Dano Djédjé Sébastien, président du 3èmeCongrès Extraordinaire du FPI, peut dans la liesse déclarer officiellement, le candidat Laurent Gbagbo, vainqueur des Assemblées Fédérales Électives avec 99,64% des voix. Il procède immédiatement à son investiture comme nouveau Président élu du FPI. Avec quelques résolutions clés :

 

1- Le 3ème Congrès Extraordinaire du FPI décide que le parti ne prenne pas part à aucune élection dans les conditions actuelles.

2- Conditions de la participation du FPI aux élections présidentielles et locales :

La libération du Président Laurent Gbagbo (candidat naturel) et de tous les prisonniers politiques; Le retour des exilés; la révision du listing électoral; la refonte de la commission électorale; le désarmement, etc.

 

SANCTIONS DISCIPLINAIRES

«Le 3ème Congrès Extraordinaire du FPI a décidé d’exclure dudit parti le Premier Ministre Pascal Affi N’Guessan et certains de ses soutiens».

 

Il est 13 heures 30 min, les préparatifs se poursuivent avec l’installation de bâches et de la sonorisation empêchées la veille par les forces de l’ordre ont cours. «Le Congrès du FPI s’est tenu !», crient les «camarades» de Laurent Gbagbo! Place à la fête de la liberté le 1er et 2 mai 2015.

 

1er mai 2015 : la Côte d’Ivoire s’apprête-t-elle à vivre un autre ‘‘Gaba’’ 1970 ?

La situation est électrique, ce 1er mai 2015, dès la levée du jour à Mama. Il est 11 heures 25 min, ce 1er mai, jour de célébration de la fête du travail dans le monde entier et certainement en Côte d’Ivoire. Mais 1er mai à MAMA (centre-ouest de la Côte d’Ivoire), jour choisis par les partisans du parti politique de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo pour célébrer leur ‘‘fête de la liberté’’. Une tradition pour ce parti, depuis les lendemains de la proclamation du multipartisme en 1990.

La tension monte et la ligne de séparation du face-à-face entre les populations et les forces de l’ordre, se rapproche dangereusement à Mama. Peut-être, dans quelques heures ou dans quelques minutes, tout peut exploser. Tout est réuni pour que la situation dégénère.

Dix cargos des forces de l’ordre ont fait irruption à Mama à 3 heures du matin où les militants du FPI, se reposent, après la première journée qu’ils ont consacré au 3ème congrès extraordinaire de leur parti. Congrès sanctionné par, la proclamation de Laurent Gbagbo, prisonnier et fondateur dudit parti, actuellement détenu en prison à La Haye, président. Puis par la radiation de Pascal Affi N’guessan, président sortant.

Mais c’était d’abord à 23 heures, que les bruits d’un vaste mouvement des forces de l’ordre de la république de Côte d’Ivoire, qui sont sous le commandement du ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko, envahissent la bourgade de Mama. Causant une psychose totale. Les rares boutiques et autres buvettes encore ouvertes parce qu’entretenues par des chants et danses des populations, ferment rapidement. Les rues se vident d’un trait.

«Mais, que le pouvoir nous laisse tranquille. Pourquoi envoie-t-il les militaires, nous tuer à la demande de Affi N’guessan? Est-il devenu le président de la République au point de donner des ordres au ministre de l’Intérieur et de la Défense», crient les quelques rares personnes encore dans les rues et que nous abandonnons pour la résidence de Laurent Gbagbo. Elle abrite un concert.

 

La résidence ferme à plusieurs tours.

Psychose totale, hors de la résidence, alors qu’à l’intérieur, personne ne se préoccupe réellement de cette information diffusée. Mais l’oreille reste tendue. Difficile de fermer l’œil, car la veille à 6 heures la population a été réveillée par des grenades lacrymogènes. Il faillait perturber le congrès, mais la détermination des populations, tenant à la raison de leur présence à Mama a eu raison des hommes en armes.

Car dès 8 heures, le 30 mai, la veille de la fête du travail, au corridor Krahiri, où les participants de l’évènement de Mama sont bloqués par les forces de l’ordre toute la nuit, des échauffourées ont eu lieu. Une masse populaire, conduite par Koua Justin et Arsène Dahi, deux responsables de la jeunesse du Front populaire, réussit à faire reculer les hommes en armes. Qui battent en retraite. Le lendemain, il faut donc laver l’affront !

C’est à peine qu’il est 5 heures du matin que l’alerte maximale est donnée par quelques éclaireurs, postés à l’entrée de Mama. Un bourg encerclé par les hommes en armes de parts et d’autres. Toutes les pistes ouvrant ses accès sont fermées par les soldats. Tout le village est en éveil. D’un trait, aussitôt, la résidence se vide de son monde.

Au corridor d’entrée de Mama, deux groupes se font face-à-face, depuis 5 heures du matin. Avec la menace des armes, grenades lacrymogènes prêtes à enfumer l’air. Les forces de l’ordre empêchent toute entrée et toute sortie. Mama est boulé, ce matin du 1er mai 2015.

Le jeunes et les femmes hurlent: ‘‘quittez Mama’’ ; ‘‘quittez Mama !’’. Les forces de l’ordre ne donnent pas encore les raisons de leur présence massive. Un des commandants décide de discuter avec le chef du village, puis avec Koua Justin, un responsable du FPI. Discussions entamées depuis 7 heures. C’est que les instructions sont fermes du côté du ministère de l’Intérieur et de la sécurité. Mais que disent-elles et que contiennent-elles ? Les minutes ou les heures à venir le diront.

 

La tension monte, monte, monte !

Un jeune homme lance une pierre qui irrite les hommes en armes encore en discussion avec Koua Justin et le chef du village Mama. Pour l’heure, aucun haut responsable du Front populaire ivoirien, notamment Sangaré Abou Drahamane ou Dano Djédjé, ne sont présents sur les lieux.

Les cris des populations exacerbées par la présence d’hommes en armes, montent. Mama retient son souffle ! Détermination des FRCI et des congressistes, au paroxysme !

Ce 1ermai 2015, la Côte d’Ivoire s’apprête-t-elle à vivre un autre ‘‘Gaba’’ 1970 ? Village de Gagnoa (centre-ouest), où des milliers de sympathisants d’un certain Kragbé Gnagbé (opposant à Houphouët-Boigny) ont péris sous les tirs d’hommes en armes conduits par un militaire nommé, Bombet !

11 heures 10minutes :«Nous avons reçu instruction d’interdire toute manifestation du Front populaire, à Mama», viennent de lâcher enfin les forces de l’ordre. Rangeant tranquillement les bâches qu’elles ont démontéesau stade de Mama devant normalement accueillir la cérémonie de la fête de la liberté du FPI…

Les minutes s’égrainent. La tension monte à Mama, où les militants du FPI attendent célébrer ce, 1er mai 2015. Tout peut basculer, à tout moment à Mama !

 

1er mai 2015, Sangaré met fin aux festivités, suite à un coup de téléphone de Laurent Gbagbo

Une information fait du bruit à Mama! ‘‘Gbagbo a appelé depuis sa cellule de La Haye’’.

Donc tout ne basculera pas à MAMA malgré la situation électrique! Le pire a été évité de justesse grâce à une décision de la haute instance des congressistes du Front populaire ivoirien réunis depuis le 30 avril au 2 mai 2015. Même si l’ensemble des forces de l’ordre déployées à Mama continuent de souligner : « Nous avons reçu instruction d’interdire toute manifestation du Front populaire, à Mama».

13 heures, les différents responsables réunis au domicile du gouverneur de la Beceao, Doukoury Tabley à Kpapékpou. Ils préparent les derniers réglages des festivités et les orientations à donner. Ils font le point. ‘’C’est historique ce qui vient de se passer à Mama’’, confient-ils.

Et c’est à cet instant, rapportent-ils aux militants congressistes réunis à la résidence de Laurent Gbagbo, que le nouveau président du parti ‘‘a appelé à Dakoury et Sangaré’’ : «Je vous félicite ! Je félicite tous les militants pour ce congrès historique pour la vie du parti. Depuis, le 30 mai avec les résolutions du congrès, la victoire est là ! Dites aux militants de retourner à la résidence y continuer la fête et ne pas tomber dans la provocation. Ils ont déjà la victoire’’, rapportent-ils en substance aux militants, de la part de LaurentGbagbo, fondateur du parti et incarcéré à la prison de la Cour pénale internationale, suite à la crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011, ayant fait plusieurs morts.

Quelques minutes plus tard, le 1er vice-président, Sangaré Abou Drahamane, après avis des autres responsables du congrès, décide de mettre fin aux festivités : ‘‘Le congrès a été une réussite, il s’est tenu, des résolutions ont été adoptées. Il faut éviter des affrontements inutiles avec les FRCI’’. Lesquelles continuent de mettre la pression aux congressistes pour atteindre leur objectif, perturber les assisses de Mama.

Ainsi, le meeting de la fête de la liberté et la marche sont reportés pour une autre occasion. Le message est bien transmis par Dano Djédjé, président du congrès, appuyé par Dahi Nestor, et Justin Koua. Chaque délégation doit retourner, rapporter à la base les résolutions du congrès de Mama.

 

C’est le départ !

Il est 19 heures, ce 1er mai 2015, lorsque les derniers visiteurs de Mama abandonnent le village. Il est maintenant aux mains des forces républicaines de Côte d’Ivoire venues en nombre impressionnant au fil des heures. Alors que les premières plient bagages,plusieurs autres délégations du FPI continuaient d’affluer vers Mama. «C’est extraordinaire ce que nous voyons, les gens continuent de venir alors que nous partons», confie un secrétaire de section de Biankouman.

La nouvelle de quitter rapidement les lieux est accueillie avec soulagement certain par les différentes délégations du FPI venues pour ce 3ème congrès extraordinaire dudit parti à Mama.

«Nous voulons préserver des vies et épargner à la Côte d’Ivoire que coule le sang inutile de ses dignes filles et fils. Nous avons déjà obtenu la victoire avec la parfaite réussite de ce 3ème congrès qui a porté Laurent Gbagbo à la tête du parti. Nous mettons maintenant un terme à nos festivités qui étaient prévues s’achever demain samedi 2 mai 2015 par un grand défilé. Une sage décision du président du congrès», affirment dans la résidence de Laurent Gbagbo, Dahi Nestor et Koua Justin, deux responsables de l’organisation dudit congrès.

Face à la forte pression des hommes en armes de plus en plus excités malgré l’interposition des soldats des casque bleus de l’Opération des nations unies en Côte d’Ivoire-ONUCI, cette décision du vice-président du Front populaire ivoirien, est applaudie.

C’est donc par des clameurs que les invités de Mama quittentle village natal de Gbagbo qu’ils ont baptisés ‘’terre de la liberté du FPI’’. Aucun véhicule ne pouvant accéder au site des manifestations, les congressistes font la distance Mama-Ouragahio à pieds. Une distance longue de huit (8) kilomètres. Une foule compacte était encore au carrefour de Krahiri, corridor avant Mama, car les Frci ont bloqué l’axe, Ouaragahio-Sinfra.

Les lampions s’éteignent sur le 3èmecongrès extraordinaire du Front populaire ivoirien, ce 1er mai 2015. Et avec quelques blessés légers, lors des affrontements des congressistes avec les FRCI qui sont restées fermes à propos des ordres reçues. Mettre un terme au 3ème congrès du Front populaire ivoirien.

Abou Dramane Sangaré a répondu favorablement à leur pression en mettant fin avant,le samedi 2 mai aux festivités. Mais les militants du FPI retiennent que ‘‘c’est une grande victoire’’ pour eux d’avoir tenu le congrès, avec l’investiture de Laurent Gbagbo comme leur président et la radiation de Pascal Affi N’guessan, président sortant, lequel continue des tournées à l’intérieur du pays sous la bannière du FPI.

Ouragahio grouillait encore de monde, parce que les véhicules se font rares, ce 1er mai 2015. Les militants du Front populaire ivoirien continuent la fête dans les rues de cette commune dont un des villages a accueilli leur rassemblement. A Gagnoa, tous les visiteurs de Mama qui s’y sont retrouvés tard dans la nuit continuent aussi l’ambiance de fin de fête.

Un autre défi s’ouvre désormais devant le parti de Laurent Gbagbo investi président, bien que détenu en prison hors des frontières ivoiriennes, c’est celui d’affronter, le gouvernement ivoirien. Les militants se disent plus que jamais remobilisés, après leur congrès extraordinaire de Mama !

 

HERVE MAKRE, envoyé spécial à Mama

 

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