Grève des enseignants : Redoutant une année blanche, les étudiants de Bouaké interpellent Ouattara

By: Africa Newsquick

Université de BouakéAngelin Konan, le président du conseil étudiant de l’université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké a interpellé,le mardi le 28 avril 2015, le président ivoirien sur l’imminence d’une année blanche, si rien n’est fait pour trouver une solution aux revendications posées par leurs enseignants en grève depuis deux semaines.

« Depuis le debut de l’année académique 2014-2015, il a été constaté plusieurs arrêts de cours, essentiellement dus aux revendications des enseignants-chercheurs » a déclaré, Angelin Konan, le président du conseil étudiant, lors d’une conference de presse qu’il a animé au campus 1 de l’UAO. « lors des mouvements antérieures nous sentions l’avancée des discussions, nous ne pouvons en dire autant pour cette grève engagée depuis deux semaines » a-t-il ajouté, qualifiant ce débrayage de leurs enseignants de  »grève dure et longue ».

M. Konan a ensuite énuméré les nombreuses conséquences que pourraient susciter la poursuite de cette grève, citant le prolongement de l’année académique et l’imminence d’une année blanche.

« Face aux conséquences tragiques de cette situation désagréable, il convient en tant qu’étudiant, donc acteur du système universitaire de prendre position et d’assumer pleinement notre part de responsabilité » a expliqué le président du conseil étudiant de l’UAO.

Pour lui, une intervention du président Alassane Ouattara s’impose pour une issue heureuse à ce problème. « Nous restons convaincus qu’une implication du Chef de l’Etat apaisera la situation et mettra fin à la grève. Si le Chef de l’Etat à injecter plus de 110 milliards de nos francs pour les Universités publiques, c’est pour les voir fonctionner » a-t-il conclu.

Depuis la mi-avril, la Coordination nationale des enseignants et des chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC) ont entamé une grève illimitée, qui paralyse le fonctionnement des Universités publiques du pays. Les enseignants grévistes réclament entre autres, la revalorisation de leurs taux horaires qui selon eux doivent passer de 5535 à 17000 FCFA, la revalorisation de leur grille salariale qui doit s’adapter au système Licence Master Doctorat (LMD).Le règlement du reliquat des salaires par rapport à l’application de la grille salariale défini par décret du 23 septembre 2007, fait également partie de ces revendications.

  1. Lamine, correspondant régional

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