Daloa/Entretien exclusif: Guéhi Brissi Lucas, Délégué Médiateur du Haut-Sassandra, Gôh, Lôh-Djiboua et Marahoué dévoile ses priorités…

By: Africa Newsquick

Daloa/Entretien exclusif: Guéhi Brissi Lucas, Délégué Médiateur du Haut-Sassandra, Gôh, Lôh-Djiboua et Marahoué dévoile ses priorités…

Préfet hors grade, Guéhi Brissi Lucas a été nommé et installé comme délégué Médiateur de la République de quatre régions (Haut-Sassandra, Gôh, Lôh-Djiboua et Marahoué). Première délégation du «Médiateur de la République» installée. Approché par africanewsquick.net, sans détour, l’ex-Secrétaire générale de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire livre les sentiments qui l’animent et ses priorités dans la gestion de son territoire administratif à lui confié. Entretien.

Africanewsquick.net : Vous venez d’être nommé délégué médiateur des régions du Haut-Sassandra, Goh, Loh-Djiboua et de la Marahoué. Quels sont vos sentiments ?

Guehi Brissi Lucas: Mes sentiments sont des sentiments de gratitude vis-à-vis de l’Etat de Côte d’Ivoire, parce que j’ai coutume de dire, je suis un serviteur de l’Etat. J’ai été formé pour servir l’Etat de Côte d’Ivoire, donc je me considère comme un soldat et je ne demande pas pourquoi ceci pourquoi cela. Lorsque l’Etat qui a financé mes études m’affecte quelque part, je réponds présent et j’y vais. Le Médiateur de la République a eu besoin de moi, j’ai répondu présent. Il a souhaité que je vienne à Daloa pour diriger cette structure qui rentre à l’intérieur du pays. Le Médiateur de la République est à Abidjan, il n’est pas suffisamment connu à l’intérieur du pays donc la loi organique a créé dix délégations à l’intérieur du pays. Daloa, la délégation du siège à Daloa au quartier Tazibouo. Ça veut dire que c’est une délégation qui couvre un ensemble de régions, Haut-Sassandra, Goh, Loh-Djiboua et Marahoué. C’est le ministre N’golo Coulibaly qui est venu faire notre installation. Donc, c’est un sentiment de gratitude vis-à-vis de ce monsieur qui s’est déplacé pour  venir à Daloa faire mon installation. Un sentiment aussi de remerciement pour tous ceux ou celles qui ont pu faire le déplacement pour prendre part à cette cérémonie qui donne un coup de démarrage à l’installation des dix délégations à l’intérieur du pays. C’est un sentiment de fierté, parce que je pense que si parmi tant de compétences, j’ai été choisi pour diriger la délégation du Médiateur de la République dans une telle région, je pense qu’il y a de ma part en plus du sentiment, de la fierté de m’avoir choisi. Je ressens cela, comme un sentiment de fierté, un honneur pour moi. Maintenant, il faut travailler, il faut travailler et notre souci c’est de faire en sorte que l’institution, le Médiateur de la République soit suffisamment connu auprès des populations, pour lesquelles cette structure a été créée par l’Etat de Côte d’Ivoire. Donc, le Médiateur de la République vient dans cette région à côté des autres structures qui existent déjà, parce que nous n’avons pas le privilège de la réconciliation nationale. Il y a déjà des structures qui le font, donc à côté des autres structures étatiques qui existent déjà, nous voulons apporter notre pierre à l’édification de la cohésion sociale, de la paix sociale et de l’entente sociale. Donc, pour cela, il faut que nous soyons connus.

Pourquoi les Médiateurs de la République ne sont pas connus des populations ?

Je pense que notre présence doit pallier à cela. La 1ère préoccupation c’est d’aller vers les populations. Naturellement, nous n’allons pas nous mettre sur la place publique tendre un micro et puis crier, faire des meetings, non. Ce n’est pas notre rôle. Parce que, quant on lit notre slogan «écouter, conseiller et protéger», je me propose dans un bref avenir d’organiser des séances de travailler sous forme de conférence, dans les écoles avec les chefs de services. Ici, il y a la conférence des chefs de services. Je vais m’approcher de la conférence des chefs de services et nous allons avoir une réunion et une conférence avec tous les chefs de services. Les communautés allochtones comme autochtones aussi sont organisés, nous allons aussi  les rencontrer pour discuter à bâton rompu pour leur présenter notre installation. C’est possible et c’est utile dans la recherche de la cohésion sociale. Et, il y a aussi des guides religieux, et des jeunes qui sont également organisés, les femmes sont organisées également. Mais au-delà de Daloa, il faudra aller dans les autres départements et vers les autres régions qui ont besoin de Médiateur de la République, donc c’est un plan d’action qui va se décliner peut-être en trois modules concernant Daloa 1er module, 2e Région Daloa, 3e module les autres régions. Voilà ce que nous comptons faire et nous aurons besoin de la presse pour amplifier nos messages auprès des populations.

 A quoi les populations des quatre régions peuvent-elles s’attendre de votre part?

Vous savez, comme je l’ai dit tantôt, notre mission, c’est faire en sorte que les administrations puissent bien fonctionner au bénéfice des populations. Faire en sorte que les communautés puissent vivre ensembles, que les droits de l’homme soient respectés, le droit de l’enfant soit respecté. C’est un vaste chantier et ce chantier, c’est ensemble que nous allons le défricher. Si les gens ne viennent pas vers nous, si les gens ne nous saisissent pas, il va être difficile que nous sachions ce qui se passe. Donc, je pense que, ce à quoi les populations doivent s’attendre, c’est que nous sommes-là. Elles doivent poser leurs problèmes dans leurs rapports entre elles et dans leur rapport entre elles et les administrés. C’est cela qui est notre 1ère préoccupation, veiller au bon fonctionnement de l’administration par ses rapports avec administrés. La saisine est gratuite, donc les populations n’ont pas à s’inquiéter. Elles peuvent venir, même si c’est une préoccupation verbale, nous allons prendre note et le reste nous allons les orienter pour voir comment mettre tout ça en forme. Si, c’est une préoccupation écrite il n’y a pas de souci et même si la préoccupation qui nous ai posée ne rentre pas dans la charte de notre compétence, comme nous sommes dans un service de l’Etat, nous allons les orienter aussi vers les services compétents. De toutes les façons en venant ici, les gens sortiront toujours avec un début de solution, une orientation, mais ils ne sortiront pas totalement dégoutés. Parce que nous ne sommes pas la justice, notre souci c’est de faire en sorte que les gens puissent arriver à une solution consensuelle, conviviale dans leurs rapports. Donc, nous allons les écouter, nous allons les conseiller, les orienter et puis les protéger dans leurs rapports avec des structures de l’Etat ou d’autres structures.

Un appel à lancer ?

L’appel que je pourrais lancer, profitant de votre micro, c’est de dire que le Médiateur de la République a créé une structure, l’Etat a créé une structure, a créé des délégations dans les régions et nous sommes la 1ère délégation qui a été installée. Cette délégation est totalement à la disposition de la population des régions du Haut-Sassandra, du Goh, du Loh-Djiboua et de la Marahoué. Elle s’adresse à tout le monde, tous ceux ou celles qui habitent ce territoire des quatre régions, donc il n’y a pas de distinction de race, d’ethnique, de religion ou de parti politique. Nous sommes au-dessus de toutes ces contingences. Nous sommes-là, pour  la population dans toute sa diversité. Nous ne sommes pas là, pour juger les uns et les autres, pour apprécier les uns et les autres. Nous sommes là, pour les accompagner à la recherche de solutions aux problèmes qu’ils ont, problèmes de vie, problèmes de cohabitation. C’est tout. Nous ne sommes pas là, pour leur décerné des sanctions, ou de satisfécits, nous sommes là pour les accompagner. Donc, l’appel que je peux lancer est que cette population peut venir nous voir. Celles qui sont loin de Daloa, je vais rencontrer les préfets pour leur demander de designer à l’intérieur des préfectures leur bureau, un point focal qui peut donc recevoir les dossiers qu’on pourra nous transmettre. C’est vraiment évident que quelqu’un qui est  à Guitry, ça sera dur pour lui de venir uniquement pour enregistrer une plainte à Daloa, alors que si c’est déjà déposé auprès du préfet et si nous ramassons, nous pourrons donc faire notre travail et les convoquer à temps opportun pour réduire un peu quand même le coût du déplacement. Donc, il y a un travail de proximité à faire, un travail de collaboration à faire avec les autorités préfectorales et avec les autres structures, ou bien, là où se trouvent le ministère de la famille ou autre structure de l’Etat. Nous sommes à leur disposition, qu’elles ne se gênent pas, qu’elles ne cherchent pas à juger qui que ce soit, qu’elles viennent. C’est pour elles que nous sommes-là. Et c’est pour elles que nous avons accepté de venir ici.

Entretien réalisé par Lorraine Bérénice Désirée, à Daloa

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