Côte d’Ivoire: Des bizarreries et des curiosités dans les Institutions, la corruption fait un pas en avant, où sont passés Seydou Diarra et la HABG?

By: Africa Newsquick

Côte d’Ivoire: Des bizarreries et des curiosités dans les Institutions, la corruption fait un pas en avant, où sont passés Seydou Diarra et la HABG?

Le dernier rapport de l’Ong Transparacy International pour l’année 2016 a classé la Côte d’Ivoire à la 108ème place sur les 176 pays classés en fonction de leur degré de corruption perçue au sein des administrations publiques et de la classe politique.

Ce classement peu honorable a révélé que la Côte d’Ivoire a également perdu une place au classement de cette organisation qui mesure l’Indice de perception de la corruption (IPC). La corruption étant l’une des principales causes de la pauvreté, c’est donc logique que 46% des ivoiriens vivent encore dans la pauvreté, comme l’a rapporté la Banque mondiale récemment ; alors que le pays connaît une forte croissance. Comment comprendre que malgré les importantes réformes opérées par le gouvernement pour endiguer le phénomène de la corruption, la Côte d’Ivoire n’arrive pas à effectuer un grand bond dans le classement de Transparacy International pour être parmi les Etats les moins corrompus du monde, ou du moins d’Afrique, comme le Botswana, le Sénégal…? Au point de se payer le luxe de perdre une place dans le classement de Transparacy International.

Pour avoir un peu de visibilité sur la question, le quadrupède s’est permis de mettre l’oeil dans le trou de la serrure.

DES BIZARRERIES ET DES CURIOSITES DANS LES INSTITUTIONS

L’une des grandes réformes opérées par l’empereur Ouattara II dans la lutte contre la corruption fût la mise en place de la Haute autorité à la bonne gouvernance (HABG). Créée par ordonnance en septembre 2013, cette institution est installée un an plus tard avec pour mission : prévenir et lutter contre la corruption et les infractions assimilées. Une initiative louable, mais qui laissait transparaître un aspect aguichant. Notamment, la personnalité à qui le Chef de l’Etat a trouvé nécessaire de confier, la HABG en remplacement de René François Aphing-Kouassi ; l’ancien Premier ministre, Seydou Elimane Diarra.

Ce dernier a pris fonction en mars 2015, à 82 ans. Sous le poids de l’âge, le patron de cette institution fait rarement des sorties publiques, et quand c’est le cas, il apparait fatigué, tremblotant … Un choix curieux, qui amène le quadrupède à s’interroger sur les motivations qui ont gouverné le choix du chef de l’Etat. Car la volonté de lutter contre la corruption et ses avatars, normalement, aurait dû entraîner le choix d’une personne disposant de la plénitude de ses facultés physiques et d’une rigoureuse réputation pour conduire cette institution.

Autre curiosité dans la lutte contre la corruption au pays des Eléphants, c’est l’inexplicable attente que les autorités mettent à rendre fonctionnelle la Cour des comptes en Côte d’Ivoire. Cette institution est établie pour succéder à la Chambre des comptes, suite à l’adoption d’un projet de loi en juillet 2015. Depuis, pas de suite.

Lors de la 18ème Réunion statutaire des Présidents des Cours des Comptes des Etats membres et des Conseillers de la Cour des Comptes de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) en mai 2016 ; le Premier ministre d’alors et chantre de l’émergence, Daniel Kablan Duncan, ne fût pas à mesure de donner une date précise à laquelle sera installée effectivement, la Cour des comptes. Quand on sait que cette Cour est la juridiction suprême de contrôle des finances publiques, des interrogations éclosent sur la volonté réelle du pouvoir, d’installer cette institution. Car, depuis l’adoption de la loi instituant la Cour des comptes, notre président a réussi à faire adopter une nouvelle constitution, à instaurer un nouveau vice-président (…), démontrant ainsi que l’installation de cette Cour des comptes semble ne pas être une urgence et une priorité.

En attendant qu’elle le soit, l’Inspection général d’Etat (IGE), chargée de contrôler les services publics et parapublics, connait des difficultés dans son fonctionnement.

Et pas des moindres. Selon l’Inspecteur général d’Etat, Niamien N’goran, certaines structures publiques refusent de se faire contrôler par l’IGE. Il a fait cette déclaration à l’occasion de la remise de son rapport en juillet 2016.

En réponse à cette annonce, le Chef de l’Etat a indiqué que cette situation était inacceptable et qu’il sanctionnerait les responsables des structures réfractaires aux contrôles de l’IGE. Depuis lors, pas de nouvelles d’éventuelles sanctions dans ce sens pour ce que sait le quadrupède.

Puisqu’un autre fait majeur intrigue la mise en oeuvre de la lutte contre la corruption. Il s’agit cette fois-ci de l’Autorité nationale de régulation des marchés publics.

Cette structure qui a été dotée d’une autorité administrative indépendante est curieusement rattachée à la Présidence de la République. Un accolement qui remettrait, selon les mauvaises langues, en cause l’indépendance et l’autonomie de l’ANRMP, notamment vis-à-vis de la Présidence.

Tout tremble donc au bord de la lagune Ebrié en termes de promesses de bonne administration des biens publics mais, pour le moment, rien n’a encore vraiment bougé.

KONE MOUSSA, in L’Eléphant déchaîné n°527

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