Vie en entreprise : Guerre larvée de syndicats, à Quipux-Côte d’Ivoire

By: Africa Newsquick

Vie en entreprise : Guerre larvée de syndicats, à Quipux-Côte d’Ivoire

A Quipux, c’est désormais un secret de polichinelle, la guerre des clans, par syndicats interposés. Si le syndicat de certains agents existe d’ores et déjà, celui de la direction, naîtra sous peu.

Tout part d’un Règlement intérieur non signé, puis signé

Un Règlement intérieur existe au sein de Quipux, pour baliser les rapports au sein de la boîte.  Puis quelques temps après un autre règlement intérieur apparaît (le même) mais cette fois-ci, signé par le délégué. Lequel, quand on sait que les employés n’en ont jamais élu. Alors quoi de plus normal que de créer une structure pour représenter les intérêts des travailleurs, au sein de la structure. Est-ce pour se payer la tête du DG comme cela se susurrerait par les empêcheurs de syndiquer en rond? Dès lors, les travailleurs, décident de s’organiser…

Du stress… et des ballons, pour déstresser

Bien avant cette affaire de syndicat, l’atmosphère semblait déjà empreinte de suspicions à peine voilées. Attention aux petits conciliabules au sein de l’entreprise, et les rondes incessantes des chefs de service pour rappeler que l’heure est au travail, et non aux messes basses. Le 11/2 dernier, lors de la présentation de vœux au sein de l’entreprise, les responsables soucieux du stress vécu par les agents et dans leur volonté de les revigorer, on leur a distribué de petits ballons qu’on presse dans la main, pour déstresser. Comme s’il suffisait d’une solution miracle pour faire baisser l’atmosphère délétère au sein de l’entreprise, et qui a suscité en l’espace de trois mois, 20 démissions ; dont les dernières en date sont intervenues le vendredi 24/2 et le lundi 27/2 respectivement en les personnes de Assétou M’Gom et de N’zi Valéry.

Deux syndicats, pour un même combat?

Le syndicat des agents qui est né le samedi 25/2, est un sujet tabou, au sein de l’entreprise. Et depuis, de mauvaises langues indiquent qu’il y aurait de la pression de la part des dirigeants. Qui n’hésiteraient pas à appeler des proches d’agents et souvent leur conjoint, pour lui apprendre la voie sinueuse empruntée par ces derniers, et des retombées éventuelles s’il se hasardait à persister dans ce sens. Certains des 500 agents répartis sur les 28 sites (7 à Abidjan et 21 à l’intérieur du pays) sont appelés par leurs chefs d’agences respectives à rédiger des notes adressées à la Direction via le service juridique, pour lui indiquer expressément qu’ils ne sont ni de près ni de loin, concernés par ce syndicat des agents. Astucieuse méthode, non!  C’est que via le confrère «Fraternité Matin», un communiqué datant du 28 février, indique que «Société ivoirienne de droit privé depuis le 19 juin 2014, les Centres de gestion intégrée du Ministère des Transports en abrégé CGI habilités dans la production de tous les titres de Transport en Côte d’Ivoire (permis de transport, cartes grises, cartes de transport et certificat d’inscription au registre des transporteurs); emploient plus de 500  travailleurs sous le couvert de l’opérateur technique Quipux Afrique. Depuis son existence, les travailleurs n’ont jamais eu de représentants ni de représentations, encore moins un syndicat. Face à cette situation, les travailleurs de Quipux Afrique soucieux de jouir de leurs droits d’évoluer dans un environnement professionnel saint et aussi afin d’accomplir leur devoir en toute sérénité, ont donné naissance au syndicat national des travailleurs de Quipux Afrique (SYNATQA) qui est enfin une réalité depuis ce lundi 27 février 2017. Le SYNATQA a pour but :-de défendre les intérêts professionnels, économiques, sociaux et moraux des travailleurs. -d’œuvrer à obtenir de meilleures conditions de travail. -d’entretenir l’esprit d’entraide et de solidarité entre les travailleurs. -de donner une image crédible et responsable des CGI de Quipux Afrique. Notre slogan est : notre nombre est notre force». Signé du secrétaire général.   Le 1er mars, par courrier, le directeur juridique, adresse une note à M. DoukouréHamara, avec pour objet «demande d’informations», dont la teneur est la suivante : «En date du 25 février 2017, vous avez saisi la Direction générale d’un courrier au nom d’un syndicat dénommé SYNATQA qui aurait été créé pour la défense des travailleurs de Quipux Afrique dont vous seriez le secrétaire général. Dans le prolongement de ce courrier et précisément le 28 février 2017, un communiqué paru à la page 22 du quotidien Fraternité Matin N°15667 est signé du secrétaire général du syndicat susdit. Par le présent, et compte tenu du fait que la liste des membres du bureau exécutif joint au courrier qui m’a été adressé fait mention de plusieurs présumés Secrétaires généraux, je vous saurais gré de bien vouloir me confirmer que vous êtes bien l’auteur de ce communiqué». Répondra, répondra pas? Si, puisqu’il serait en route depuis Bondoukou pour Abidjan, pour rencontrer la Direction générale. Entre temps, la Direction a décidé de changer de fusil d’épaule.  Un avis des chefs d’agence a été envoyé aux agents, pour leur indiquer que le syndicat du directeur général serait en gestation, et que c’est à ce dernier qu’il faille adhérer. Pour sauver sa peau et sa place au sein de la structure?

C.A, in L’éléphant déchaîné n°526

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