PDCI-Guikahué fait des révélations sur la candidature d’Essy Amara, la Convention du PDCI, réglages au RHDP…

By: Africa Newsquick

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A la suite de ses propos liminaires de la conférence de presse qu’il a animée le mercredi 29 octobre, le Secrétaire exécutif du PDCI-RDA, Pr Maurice Kakou Guikahué, a répondu aux questions des journalistes et fait de nombreuses révélations. Intégralité des échanges.

 

APPEL DE DAOUKRO

Vous êtes journalistes, vous avez suivi les missions partout, vous savez le contenu de l’Appel de Daoukro. C’est-à-dire qu’avant de lancer les missions, si j’avais organisé cette conférence de presse, je vous aurais lu l’Appel de Daoukro ; mais je pars du principe qu’il y a un pré requis et que tout le monde sait ce que c’est que l’Appel de Daoukro et ce qu’il contient. Donc, j’ai pris un point d’ancrage sur vos connaissances de l’Appel de Daoukro et j’ai fait le développement. J’ai dit et c’est clair, le président Ouattara l’a dit à Daoukro, il l’a encore dit la dernière fois en sortant de chez le président Bédié, que le parti unifié est en perspective. C’est une œuvre en construction. Mais pendant ce temps, on vit. Et si on reprend l’Appel de Daoukro, le président dit que la candidature du président Alassane Ouattara répond à un double objectif. Le premier objectif, c’est de gagner les élections de 2015 en Rhdp pour la paix, la stabilité et ensuite, assurer l’alternance dès 2020, tout en se disant que le Rdr et le Pdci sauront aller vers cette alternance. On peut faire un parti unifié, mais on peut faire l’alternance. Si cette fois-ci, le candidat vient de tel parti, prochainement, il viendra de tel autre. Parce que ce sont des partis qui vont aller à une rencontre. Ça se construit. On n’a pas encore la forme définitive. On n’a pas dit parti unique, il y a nuance. Il y a plusieurs formes de partis unifiés. Je ne vais pas faire un cours sur les différentes formes de partis unifiés. Ça va des confédérations jusqu’ à d’autres organisations. Il y a des passages. On dit qu’on va vers un parti unifié, mais s’il y a un parti unifié qui a des courants? Si c’est quelqu’un qui était originairement du Pdci qui est candidat et que la prochaine fois, c’est quelqu’un qui est originaire du Rdr qui est candidat, ça fait l’alternance dans un parti unifié. Parce qu’on veut aller par des courants à un parti unifié. Mais ici, l’idée du président Henri Konan Bédié et ce sera l’essentiel que vous devez retenir, c’est la raison pour laquelle, il a parlé de convention jumelée. A partir de 2015, il demande que nous ayons plutôt des candidats Rhdp. La plate-forme du Rhdp dit, vous êtes candidats au premier tour et au deuxième tour, tout le monde soutient celui qui est passé. Le président Bédié est en avance sur cette idée, il va plus loin. Il dit, au lieu de faire des désistements au deuxième tour, au premier tour, on va déjà en candidature Rhdp. Voilà l’essence de la pensée du président. On va gagner l’élection en Rhdp. En 2020, ce sera en Rhdp, en 2025, ce sera en Rhdp et puis si on sait maintenir le Rhdp, ça va faire 30, 35, 40, 50, 3000, 4000 si vous voulez. Voilà l’idée du président Henri Konan Bédié. Donc, on va vers un parti unifié, mais c’est le Rhdp qui doit être candidat, pas un parti. Vous venez du Pdci et vous êtes candidat, il préconise que ce soit un candidat Rhdp. Vous venez du Rdr, vous êtes candidat, c’est une candidature Rhdp. Donc, c’est ce qu’il met comme forme de candidature.

L’appel du 17 septembre, candidat virtuel ou réel ? Merci, vous me donnez là l’occasion d’expliquer. J’ai été président du Meeci, donc, ça fait longtemps que je milite au parti. Avant d’être secrétaire exécutif, j’ai été 25 ans secrétaire adjoint au secrétariat. Donc, je connais les pratiques. J’ai eu la chance de pratiquer le président Houphouët et aujourd’hui, je suis avec le président Bédié, donc, j’ai traversé le Pdci. C’est une question de conscience, de bonne science et de courtoisie. Au temps du président Félix Houphouët- Boigny, ce sont les habitudes, les coutumes du Pdci-Rda. Même quand vous voulez être candidat à la députation dans votre circonscription, vous partez voir le président pour lui dire votre ambition. Ça, c’est le minimum quand vous êtes dans un parti politique. Alors encore plus pour une présidence de la République. Aujourd’hui, nous sommes le 29 octobre 2014, aucun cadre du Pdci n’est parti voir Henri Konan Bédié pour parler de candidature. Même moi qui suis ici le gardien en qualité de secrétaire exécutif, personne n’est venu ici pour dire voici mon ambition. Parce que si vous voulez être candidat au nom du Pdci, il faut que le Pdci vous donne l’appareil. Il faut que vous ayez l’appareil du Pdci. Mais si ceux qui sont devant, qui ont l’appareil. Ils ne savent pas vos ambitions, ils ne savent pas ce que vous faites, avec qui vous travaillez, où on va. Alors vous n’êtes pas candidat, ça c’est le minimum. Ce n’est pas parce que le président Houphouët est mort qu’on va changer d’habitude. On se dit Houphouétistes, continuons les habitudes d’Houphouët. Si quelqu’un va voir le président Bédié pour dire qu’il est candidat et que le président Bédié ne l’écoute pas, il a raison. Personne n’est allé voir le président Henri Konan Bédié.

 

EST-CE QUE TOUT EST PARFAIT AU PDCI ?

Non, le Pdci est un parti à essence démocratique. C’est le seul parti en Côte d’Ivoire où on élit le président parmi plusieurs candidats. Chez nous, celui qui veut, il parle, mais ce qu’on souhaite, c’est que la majorité soit du côté que nous nous avons choisi. On ne muselle pas les gens. C’est ainsi qu’après l’appel, il y a un groupe de militants qui a commencé à parler. Je les ai rencontrés pour leur dire qu’avant que le président Bédié ne lance son Appel, on pouvait avoir des idées. Mais à partir du moment où le chef a parlé, mobilisons-nous pour qu’on puisse suivre ce que le chef a dit. Ensuite, récemment, j’ai rencontré les agriculteurs. C’est un groupe de soutien. Le Pdci a des structures formelles et puis des militants, de par leur affinité professionnelle, peuvent se regrouper pour créer un groupe de mobilisation qu’on appelle groupe de soutien. Mais le groupe de soutien, il soutient le Pdci et le président Henri Konan Bédié. Donc, tu ne peux pas être groupe de soutien à Henri Konan Bédié et ne pas soutenir ce qu’Henri Konan Bédié dit.

 

 

LA CANDIDATURE D’ESSY AMARA

Je vais plus loin pour dire qu’il y a des agriculteurs qui ont avancé le nom du ministre Essy Amara comme candidat à la présidentielle. Ce que je peux vous dire pour compléter la question, c’est que jusqu’ à cet instant (16h ou 17h), Essy Amara n’a pas contacté le président du parti pour dire qu’il est candidat. Le Pdci n’a pas encore été joint par un militant du Pdci pour dire qu’il est candidat.

 

LA CONVENTION

On finit de mettre en place les secrétaires de section, les responsables des jeunes et des femmes, on tient un bureau politique où on va présenter l’Appel de Daoukro. Le bureau politique l’endosse ou ne l’endosse pas. Parce que tant que le bureau politique n’a pas endossé l’Appel de Daoukro, pour le Pdci, il ne compte pas encore. C’est pour cela que le président a dit qu’il va mettre en mouvement toutes les structures du parti pour que son projet puisse aboutir. Donc, on va organiser un bureau politique du Pdci pour présenter l’Appel de Daoukro. Le bureau politique l’accepte et c’est le bureau politique qui décide et qui fixe la date de la convention. On va tenir un bureau politique avant le 15 décembre et c’est à ce bureau politique qu’on va dire quand est-ce qu’on fait la convention. Cette motion du bureau politique va aller à la convention où on va voter. C’est comme ça que ça va se passer. Et c’est après notre convention qu’on va à la convention jumelée pour choisir le candidat du Rhdp. Le Pdci va tenir sa convention, le Rdr également, le Mfa aussi. L’Udpci a déjà fait un congrès et l’Upci va tenir sa convention et c’est le résultat de toutes ces conventions qui vont aller à la convention jumelée pour dire que le président Ouattara est que le candidat du Rhdp. Voici comment ça va se passer et tout ça va se faire rapidement parce qu’après, il faut battre campagne.

 

REGLAGES

Je vais vous surprendre. Quand on parle de réglages, les gens pensent tout de suite nomination. Ce n’est pas ça. Le plus grand réglage que nos militants réclament, c’est la vie pacifique à la base entre les militants du Pdci et les militants du Rdr. Ils disent que les coordinations locales du Rhdp ne marchent pas partout. Ils disent qu’on ne parle de Rhdp que dans les zones où le Rdr est minoritaire. Voilà ce qu’ils disent. Donc, quand on va rééquilibrer cela, ça ira. En tant que président du directoire du Rhdp, je peux vous dire que dans les jours qui viennent, nous avons un programme, nous allons nous atteler à cela pour installer des coordinations locales du Rhdp sur toute l’étendue du territoire national et les gens vont vivre à travers ces coordinations et on va faire fonctionner le Rhdp. Si on fait ce réglage, ça débouche sur beaucoup de réglages. C’est un réglage qui règle d’autres réglages. Donc, c’est le réglage capital. Ne pensez pas que ce sont les nominations seulement. Vous avez beau donner 6 ministres au Pdci, si à Abobo, les gens du Rdr et du Pdci se d’coupent à la machette, ça ne sert à rien. C’est à la base qu’on doit vive le Rhdp, il ne faut pas que le Rhdp soit seulement vécu au niveau des présidents et de quelques cadres et à la base, on ne vit pas le Rhdp. Est-ce que dans nos quartiers, on va aux funérailles ensemble C’est là que commencent les réglages. Quand un militant du Pdci meurt, est-ce que les autres partis viennent et on est en délégation pour aller soutenir la famille éplorée Et vice-versa. Si on ne pleure pas les morts ensemble, c’est qu’on n’est pas ensemble.

 

VELLEITE DE CANDIDATURES

J’ai dit que le président du parti n’est pas saisi d’une candidature. Donc, on n’est pas au courant qu’il y a un candidat et le Pdci ne fonctionne pas dans les journaux. Le Pdci est un parti qui ne fonctionne pas à travers la presse. Il y a des structures. Le président du parti et est un organe du parti, vous l’oubliez souvent. Et il est garant de la vie et de la marche du parti dans tous les actes de la vie civile. On n’a pas dit que quand il n’est pas à la maison du parti et qu’il signe un papier, ce n’est pas valable. Il n’y a pas longtemps, je lui ai porté les parapheurs à la rue Beethoven à Paris. C’est là- bas qu’il a signé tous les découpages et la nomination des délégués. Ils ont accepté. Est-ce que le président était à la maison du parti ? Donc, partout où il se trouve, il est un organe du parti et il fonctionne.

 

CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

En ce qui concerne les nominations au Conseil économique et social, je peux vous dire que même au temps du président Félix Houphouët-Boigny, à l’époque du parti unique, quand on nommait les membres du gouvernement, il y avait toujours des palabres, or tout le monde est du Pdci. (…) Donc les grincements de dents vont avec les nominations. S’il y a nomination et qu’il n’y a pas de grincements de dents, c’est que le choix n’a pas été bon. Parce que du moment où il y a des critères et que dans un grand groupe, on prend un petit nombre, chacun se sent dedans. Et comme tout le monde n’est pas dedans, il y aura toujours des grincements de dents. Mais il faut être serein et en harmonie. Les représentants du Pdci au Conseil économique et social sont 32 sur 115 et nous avons la présidence de cette Institution. (…) Donc on est représenté. Si le Pdci avait 10%, il y aurait des gens pour dire qu’on aurait pu faire 30%, 35% ou même 40%. Mais nous représentons le tiers de l’assemblée du Conseil économique et social. Donc l’équité commence à venir et c’est une bonne chose que nous soyons 32.

RELATION PDCI-RDR A TANDA

Je suis allé faire trois jours avec le ministre Adjoumani à Tanda. Mais partout, nous étions avec les responsables du Rdr. Quand nous étions en visite, ils étaient à nos côtés partout où nous sommes passés y compris dans le village du ministre Adjoumani. Mais comme d’habitude, lorsque le ministre Adjoumani arrive et qu’ils sont ensemble, il a appelé pour savoir où il se trouvait (le maire Rdr de Tanda). Le Maire est venu s’excuser après pour dire que c’est parce qu’il était en voyage, qu’il n’a pu être là. Donc ce n’est pas parce que le ministre Adjoumani avait besoin des militants du Rdr pour faire sa mission. C’est une question de vie. Et quand on vit ensemble, c’est comme ça. Dans beaucoup de délégations, des cadres du Rdr sont venus spontanément saluer les délégations du Pdci. On ne peut pas leur demander de partir. On les a acceptés.

ELIGIBILITE DU PRESIDENT OUATTARA AUX PROCHAINES ELECTIONS PRESIDENTIELLES

Je suis un homme politique et professeur de cardiologie, même si j’ai fait du droit en sixième année, ça ne suffit pas. Je ne suis pas constitutionnaliste. Donc la question que vous avez posée, nous allons la soumettre à nos juristes. Mais si le Pdci a fait le choix du président Ouattara, qui ne peut être candidat, vous en votre qualité de journaliste proche du Fpi, vous devez jubiler, vous estimer heureux. (…) Donc qu’il soit éligible ou pas, nous l’avons choisi. Ce qui est sûr, ça va être réglé, on est en politique. Donc ça ne peut pas poser de problème.

LA QUESTION DES IRREDUCTIBLES AU PDCI

Le président Bédié lui-même, dans son adresse, a dit qu’il y aura des irréductibles. Notre rôle, aujourd’hui, c’est de réduire les irréductibles. Si on a la chance, ils pourraient, à long terme, ne plus être irréductibles mais réductibles. Donc on travaille. Et nous sommes heureux des comptes rendus que vous faites dans la presse. Vous vous offusquez qu’un chef de délégation aille dans une zone et que les gens applaudissent sans poser de question, où il n’y a pas de contradiction. Mais moi, je serai inquiet. Donc c’est tout à fait normal que des gens donnent de la voix. Parce qu’alors qu’ils ont le droit d’avoir tel ou tel candidat, on leur dit de laisser tomber pour telle ou telle raison. On ne peut pas frapper un enfant et l’empêcher de pleurer. Mais après, ils ont compris. C’est ce qui s’est passé et, aujourd’hui, ils disent qu’ils suivent le président Bédié parce qu’ils lui font confiance et parce que c’est pour la stabilité et la paix. Donc ils sont d’accord mais il fallait qu’ils expriment d’abord leur mécontentement. (…) On a expliqué aux militants les tenants et les aboutissants de l’appel de Daoukro, ils ont compris et ils sont d’accord. Les irréductibles, veulent un candidat pour 2015. Alors que le président Bédié souhaite un président pour le Pdci en 2020. C’est une question de décalage de date. (…) Moi, Guikahué, si j’ai des ambitions, et que je veux être président pendant 10 ans, je préfère suivre le président Bédié. C’est ce que nos militants ont compris. Donc nous n’avons pas d’inquiétude. (…) j’ai déjà tenu deux rencontres avec Kouadio Konan Bertin dit KKB. Dès que je vois que quelqu’un n’est pas d’accord avec nous, je l’appelle pour qu’on se mette d’accord. Il peut refuser mais je l’aurai appelé. Donc on travaille pour que le projet du président Bédié soit une réalité. (…)

PDCI AU CONGRES DES FEMMES DU RDR

(…) Pourquoi vous ne posez pas la question de savoir pourquoi le Pdci a prononcé un discours au Congrès des jeunes du Rdr. Il faut poser la question. C’est une question de logistique et de communication. La veille, la Secrétaire exécutive du Pdci chargée des Femmes qui revenait de la Mecque, m’a appelé pour me dire qu’elle n’avait pas reçu de carte d’invitation. Je lui ai demandé de vérifier. Elle l’a fait, mais il n’y avait rien. Mais Mme Bédié, la ministre Léopoldine Coffie et d’autres personnalités du Pdci y étaient. Mais comme elle n’avait pas été touchée à temps, elle n’a pas pu prononcer un discours. Donc ça a été une question de transmission de courrier. C’est tout. Sinon, ce n’était pas délibéré.

OBSEQUES DE LA MERE DE LAURENT GBAGBO

C’est vrai, j’étais à la dernière rencontre entre le président Bédié et le président Ouattara, mais quand les chefs se réunissent, vous êtes au salon et eux, ils sont dans la salle de travail, tête-à-tête. C’est lorsqu’il y a un dossier qui t’intéresse, qu’ils te font rentrer. Après avoir recueilli ton avis, on te fait sortir.

Donc en ce qui concerne les obsèques de la mère de Laurent Gbagbo, je n’étais pas dans la salle, donc je ne peux rien vous dire.

Guy TRESSIA (avec Le Nouveau Réveil)

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