Protection des droits de l’homme : Le MIDH réclame justice pour les victimes de la torture

By: Africa Newsquick

Protection des droits de l’homme : Le MIDH réclame justice pour les victimes de la torture

L’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH) ont organisé le 26/01, au siège du MIDH, sis à Cocody II Plateaux, une conférence de presse sur la problématique de la torture en Côte d’Ivoire. La torture, selon Me YacoubaDoumbia, PCA dudit Mouvement, est prohibée en Côte d’Ivoire suite à la ratification par l’Etat ivoirien de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et aux dispositions de la nouvelle Constitution du 8 novembre 2016. Cependant, a-t-il déploré, la loi n°2015-134 du 9 mars 2015 modifiant et complétant la loi n°81-640 du 31 juillet 1981 instituant le Code pénal ne définit explicitement la torture ni ne la criminalise. Faute d’incrimination, a-t-il poursuivi, les auteurs de ces actes, même identifiés, ne sont encore nullement poursuivis pour faits de torture favorisant ainsi l’impunité. « Les victimes de torture se trouvent donc sans recours », a expliqué Me Yacouba Doumbia. Face à cette situation, le MIDH refuse de rester les bras croisés. Pour les défenseurs des droits de l’homme, indiquera le PCA, il devient urgent de réclamer justice. Pour ce faire, une mission a été diligentée par l’OMCT et le MIDH du 23 au 27 janvier au ministère des Affaires Etrangères, au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, à la Commission nationale des Droits de l’Homme, à la  Médiature de la République et à la Direction des Services législatifs de l’Assemblée nationale  de Côte d’Ivoire. A l’issue de cette mission, ces organisations de défense des droits humains recommandent en autre à l’Etat ivoirien : la révision du Code pénal et du Code de procédure pénale à l’effet de définir, de criminaliser et de prohiber la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants de manière autonome, la révision du Code de procédure pénale à l’effet d’interdire les aveux obtenus sous la torture, la poursuite de toutes les personnes coupables d’actes de torture et de mauvais traitements afin de lutter contre l’impunité et consolider l’Etat de droit, le rétablissement des victimes de torture dans leur droit tout en prenant spécifiquement en charge les victimes de torture parmi les victimes de guerre, l’élaboration d’une loi portant statut de la victime, de la réparation des préjudices et son décret d’application… Pourvu que les autorités ivoiriennes, encore préoccupées par les revendications des mutins et fonctionnaires, soient réceptives à ces recommandations.

Avec L’Eléphant déchaîné n°516

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