Liberté de la presse: Fébrilité sans précèdent sur un fait, de quoi a peur le nouveau ministre Bruno Koné?

By: Africa Newsquick

Liberté de la presse: Fébrilité sans précèdent sur un fait, de quoi a peur le nouveau ministre Bruno Koné ?

A l’issue du Conseil des ministres du 18/01/17, le porte-parole du gouvernement et désormais ministre de la communication qu’il entasse sur ses portefeuilles de ministre de l’Economie Numérique et de la Poste, s’est illustré avec une fébrilité sans précèdent sur un fait : celui de la transmission  en direct sur les réseaux sociaux via un média digital. Lui qui clame à tout-va que la révolution numérique est en marche, se rétracte quand il s’agit de lui faire expérimenter cette révolution dont il parle avec fierté… Comme d’accoutumé, le porte-parole du Gouvernement  s’est adonné à son speech traditionnel qui lui permet de démontrer ses talents de grands orateur dont jalousait de temps en temps, le porte-parole adjoint, notre « has been » ministre Affoussiata Bamba-Lamine. Juste à l’entame, il lance à la horde de journalistes dans la salle qu’il espère que quelqu’un n’est pas en train de faire du direct. Toute chose qui a  permis à ceux qui avait des velléités de faire du direct de se raviser; mais c’est sans connaitre les journalistes rompus à la tache qui tiennent à donner l’information dans cette période aussi sensible. Bref ! Ceux qui avaient entamé le direct arrêtent tout pour ne pas s’attirer la foudre du couple qui contrôle la communication présidentielle et la communication gouvernementale. Le confère de politikafrique.info, connu pour être friand du direct, une particularité de son média et une exigence des temps nouveaux, a goûté à une sorte d’humiliation et de pression morale. Croyant avoir respecté  les instructions de Koné Bruno Nabagné,  il décide de sortir comme tous les confrères de la salle, une fois « la mise en scène » terminée. Mais c’est sans compter avec certains confrères, de vrais « mercenaires de la plume » qui déjà avaient signifié à leur « mandant » que le confrère de politkafrique.info est un élément à surveiller de près.

Conduit dans une salle en sandwich

Juste après la cérémonie, comme un félin qui guettait sa proie, le confrère est pris en sandwich de manière  discrète, par trois mastodontes en tenues civiles et conduit dans une des nombreuses salles du Château en l’inondant de questions sous un air menaçant de fauve affamé. « Le ministre a dit qu’on ne film pas en direct. Pourquoi vous filmez ? » Le confrère n’eût le temps de placer deux syllabes qu’on lui intime l’ordre de supprimer toutes les vidéos qui sont dans son appareil sous le regard méchant de ces exécutants prêts à en découdre avec l’infortuné journaliste.

Que cachait donc l’heureux porte-parole du gouvernement à  cette période critique où la nation avait besoin d’informations justes, vraies et rassurantes? Surtout qu’après les attentats de Grand-Bassam et lors de sa conférence sur l’arrestation de suspect, le ministre Hamed Bakayoko était suivi en direct via un média digital sur les réseaux sociaux. Idem lors du discours du chef de l’Etat devant les députés… Le direct n’allait-il pas dissiper toutes les inquiétudes quand on sait que la RTI parlait d’un chat dans une boutique alors que les mutins faisaient crépiter les armes de manière sporadique. La liberté de la presse, ça va avec la révolution numérique… L’émergence aussi !

Avec L’Eléphant déchaîné n°513

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