Côte d’Ivoire : Ouattara n’a pas encore de solution pour les 3 plaies de la justice Ivoirienne (selon JSF)

By: Africa Newsquick

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Si ce n’est la plus faible, l’appareil judiciaire reste l’une des institutions des plus ambigües dans la gouvernance de Côte d’Ivoire. Les années d’instabilité qu’a connue le pays ont accentué cette donne, et le changement survenu après les élections de 2010 n’a pas encore permis d’améliorer celle-ci.

Pourtant, aujourd’hui davantage qu’hier, les filles et fils de la Côte d’Ivoire ont besoin d’une justice prompte et équitable pour panser leurs blessures de tous bords, donc pour consolider le processus de réconciliation indispensable pour sa reconstruction durable. Mais malgré les interpellations régulières dont ils font l’objet sur cette situation préoccupante, nos autorités judiciaires ne semblent pas se presser pour donner à leur instrument les moyens nécessaires à son efficacité. Si bien qu’en tout état de cause, la justice ne peut que figurer à ce jour au banc de ces accusés qui plombent la dynamique de réconciliation.

Que reprochons-nous concrètement à la justice :

  • Lenteur dans les procédures

La justice s’est illustrée par une grande lenteur dans ses procédures. Notamment celles liées à la crise postélectorale. Des inculpés ont été ou sont encore détenus depuis leurs arrestations, hors de toutes actions judiciaires.

Ensuite le manque d’avancée dans le traitement de dossier tel que les tueries de Nahibly est venu en plus des lenteurs alimenter d’autres griefs.

 

  • La problématique de la partialité

JSF adhère à la logique selon laquelle les auteurs des crimes les plus graves devraient passer en premier devant les juridictions. Il faut bien un commencement à la rupture du cycle d’impunité dans ce pays. Cependant le manque d’action contre les suspects du camp dit « Pro-Ouattara » alimente des soupçons légitimes d’une justice à double-vitesses.

Et tant que la justice prêtera le flanc à de telles accusations, des politiciens véreux se feront hélas le cynique plaisir de l’instrumentaliser à leurs fins.

 

  • L’amateurisme et l’improvisation

La conduite des procès de DOGBO Blé Bruno fut une illustration éloquente de l’amateurisme et l’improvisation de notre système judiciaire.

La récente annonce de l’ouverture du procès de 83 pro-Gbagbo pour le 22 octobre 2014, puis son report dans des conditions confuses à une date ultérieure, ne vient que confirmer cette propension à l’amateurisme et à l’improvisation.

Toute chose qui nous conduit à s’interrogation suivante : Ces médiocres prestations du système judiciaire relèvent-elles de l’incompétence de ses acteurs ou du fait que ceux-ci seraient influencés par des facteurs extérieurs.

Quoi qu’il en soit, Jeunesses Sans Frontières (J.S.F.) met vigoureusement en garde contre toute manipulation ou instrumentalisation des procédures judiciaires. Parce que la fragilisation des institutions ne profite en réalité à personne, sinon aux semeurs de désordre. Les uns et les autres devraient donc faire l’économie de leurs interventions maladroites et commentaires nocives, afin que la justice rayonne par-dessus tout, et dans les délais les plus raisonnables.

Fait à Abidjan, le 25 octobre 2014

Pour Jeunesses Sans Frontières

Par le Présidium

Le Président

DIAKITE Tawakkal

 

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